Baby blues

Le baby blues (ou post-partum blues), très fréquent (de 50 à 80 % des femmes qui accouchent), survient en général dans les 3 premiers jours après l’accouchement. Voici quelques éléments pour vous accompagner dans la prise en charge de vos patientes.

Diagnostic et outils

Il est important de prévenir les femmes de la possibilité de l’évolution vers la dépression du post-partum : c’est le but de l’entretien prénatal précoce.

Le baby blues se manifeste par :

  • de l’anxiété,
  • une labilité émotionnelle,
  • de l’irritabilité,
  • la crainte de ne pas pouvoir s’occuper de son bébé

Transitoire (durée habituelle de quelques heures à quelques jours) et de faible intensité, il se termine généralement vers le 7e jour après l’accouchement. Il n’est pas considéré comme un état pathologique.

Si les symptômes du baby blues perdurent au-delà de 15 jours ou sont sévères, on doit rechercher une dépression du post-partum. En savoir plus sur la dépression périnatale.

Hygiène de vie

Les mesures hygiénodiététiques suivantes sont conseillées :

  • préservation du sommeil : les troubles du sommeil durant la grossesse gagnent à faire l’objet d’une évaluation spécifique (avec l’agenda du sommeil par exemple téléchargeable sur le site reseau-morphee.fr) pour permettre de caractériser les troubles et de proposer des mesures hygiénodiététiques en première intention avant de prescrire toute molécule ;
  • implication du partenaire ou d’un proche pour la gestion des nuits ;
  • lutte contre l’isolement ;
  • bon équilibre alimentaire et zéro alcool (espace assuré) ;
  • zéro tabac ;
  • pratique régulière d’une activité physique adaptée (espace assuré)

Accompagnement psychologique

Le baby blues ne nécessite pas de recours à la psychothérapie.

L’information de la patiente, la relation avec les soignants, le soutien de l’entourage et une attitude chaleureuse et compréhensive suffisent le plus souvent à résoudre l’épisode.
La patiente, si elle le souhaite, peut être soutenue par son médecin généraliste, une sage-femme de la maternité ou en libéral. Leurs coordonnées sont disponibles sur sante.fr.

Recours au médecin généraliste ou au psychiatre

Une information peut être faite auprès du médecin traitant en cas de symptômes particulièrement sévères ou prolongés (plus de 10 jours).

Le baby blues ne nécessite pas de recours au psychiatre.

Traitement médicamenteux

Le baby blues ne nécessite pas de traitement médicamenteux.

Cet article vous a-t-il été utile ?
Pourquoi cet article ne vous a pas été utile ?
Le champ avec astérisque (*) est obligatoire.