Vaccination : pour les enfants et les adultes aussi

13 février 2018
Le point sur le calendrier des vaccinations, la prise en charge des vaccins et l’élargissement de l’obligation vaccinale à 8 vaccins supplémentaires chez l’enfant de moins de 18 mois.

Calendrier des vaccinations 2018

Le calendrier des vaccinations 2018 a été publié par le ministère de la Santé après avis de la Haute Autorité de santé (HAS). Le point sur les nouveautés.

Le calendrier des vaccination tient compte de l’extension de l’obligation vaccinale entrée en vigueur depuis le 1er janvier 2018. Huit vaccinations, auparavant recommandées, sont devenues obligatoires pour les enfants nés à partir du 1er janvier 2018 : il s’agit des vaccinations contre la coqueluche, les infections invasives à Haemophilus influenzae de type b, l’hépatite B, les infections à pneumocoque, les infections invasives à méningocoque de sérogroupe C, la rougeole, les oreillons et la rubéole ; soit un total de 11 vaccinations obligatoires (les vaccinations contre la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite étant antérieurement obligatoires).

Ces 11 vaccinations sont pratiquées, sauf contre-indication médicale reconnue, dans les 18 premiers mois de l'enfant.

Introduction de nouveaux vaccins, arrêt de commercialisation de vaccin

Nouveaux vaccins

  • Vaccins hexavalents contre diphtérie, tétanos, coqueluche, poliomyélite, Haemophilus influenzae de type b, hépatite B : un troisième vaccin est désormais disponible : Vaxelis® ; ses indications sont identiques à celles des autres vaccins hexavalents. En l’absence de données d’interchangeabilité pour l’ensemble des vaccins hexavalents, tout schéma vaccinal débuté avec un hexavalent doit être poursuivi avec le même hexavalent.
  • Vaccin tétravalents contre la grippe saisonnière : trois vaccins grippaux tétravalents disposent d'une autorisation de mise sur le marché (AMM) ; il s'agit des vaccins : Influvac Tetra®, Vaxigrip Tetra®, Fluarix Tetra®.

Arrêt de commercialisation

Le vaccin rougeoleux monovalent Rouvax® n’est plus commercialisé actuellement et ne sera plus disponible à partir d’avril 2018. Actuellement, sa délivrance est réservée aux indications recommandées (nourrissons âgés de 6 à 11 mois devant être vaccinés dans un contexte de post-exposition ou de voyage en zone d'endémie). Dans ces situations, le schéma de vaccination pour les nourrissons âgés de 6 à 8 mois révolus figure au chapitre 2.13 du calendrier des vaccinations 2018.

Mise à jour des indications vaccinales

Le calendrier comporte un nouveau chapitre dédié aux populations spécifiques en matière de vaccination (femmes enceintes, nourrissons prématurés, personnes immunodéprimées et personnes âgées).

Définitions

Ont également été définis les termes utilisés pour les cibles vaccinales :

  • nouveau-né : de 0 à 28 jours ;
  • nourrisson : de 29 jours à 23 mois ;
  • enfant : de 2 ans à 18 ans ;
  • adulte : au-delà de 18 ans.

Pour plus d'informations, consultez :

le calendrier des vaccinations et les recommandations vaccinales 2018 sur le site du ministère chargé de la santé ;

le calendrier simplifié des vaccinations 2018 ;

le site Vaccination info service, site institutionnel de référence pour toutes les questions relatives aux vaccins.

L'occasion de faire le point avec vos patients

Le saviez-vous ? Près d’une personne sur cinq (19 %) estime ne pas être à jour de ses vaccinations.

Plus d’un quart (28 %) des personnes de 15 à 79 ans ne connaît pas la nature de sa dernière vaccination, chiffre qui grimpe à 48 % parmi les 15-30 ans.

L'actualité sur les vacinations est l'occasion de faire le point avec vos patients sur la calendrier vaccinal, de vérifier leur carnet de vaccination ou leur carnet de santé, et de répondre à leurs questions. Chez les adultes, les rappels de vaccination dTP se font désormais à âge fixe : 25 ans, 45 ans, 65 ans, puis tous les 10 ans à partir de 65 ans. Le rappel de vaccination coqueluche est à réaliser à 25 ans et le rattrapage vaccinal contre la méningite à ménigocoque C est fortement recommandé jusqu’à l’âge de 24 ans .

Votre patient n'a pas de carnet de vaccination ? Vous pouvez vous en procurer gratuitement sur commande sur le site de Santé publique France.

 

La prise en charge des vaccins

La liste des vaccins pris en charge par l'Assurance Maladie est fixée par arrêté ministériel (arrêté du 16 septembre 2004 modifié par l'arrêté du 3 mars 2010 et du 27 octobre 2011).

Il s'agit des vaccins contre les maladies suivantes :

  • coqueluche ;
  • diphtérie ;
  • grippe saisonnière (pour les personnes à risque) ;
  • hépatite A (pour les personnes à risque) ;
  • hépatite B ;
  • infections à Haemophilus influenza B ;
  • infections invasives à méningocoque du sérogroupe C ;
  • infection à papillomavirus humains (HPV) ;
  • infections à pneumocoque ;
  • oreillons ;
  • poliomyélite ;
  • rougeole ;
  • rubéole ;
  • tétanos ;
  • tuberculose ;
  • varicelle.

Ils sont remboursés, sur prescription médicale, à 65 %. La part complémentaire est habituellement prise en charge par les organismes complémentaires

À noter que certains vaccins peuvent être pris en charge à 100 % par l’Assurance Maladie :

  • le vaccin rougeole-oreillons-rubéole (ROR) est pris en charge à 100 % pour les enfants et les jeunes de 12 mois jusqu'à 17 ans révolus, dans le cadre d’un programme de soutien à la vaccination ;
  • le vaccin contre la grippe saisonnière est pris en charge à 100 %, dans le cadre d’un programme de soutien à la vaccination, pour les populations à risque pour lesquelles la vaccination contre la grippe est recommandée (personnes âgées de 65 ans et plus, personnes atteintes de certaines affections de longue durée, etc.) et qui reçoivent chaque année une invitation de l'Assurance Maladie.

L’élargissement de l’obligation vaccinale chez les enfants de moins de 18 mois n’entraîne pas de modification de la prise en charge des vaccins par l’Assurance Maladie.

La prise en charge de l’injection du vaccin

L'injection du vaccin est prise en charge par l'Assurance Maladie dans les conditions habituelles : elle est remboursée à 70 % si c'est le médecin ou la sage-femme qui réalise l'injection lors d'une consultation, ou à 60 % si c'est une infirmière qui réalise l'injection, sur prescription médicale.

À noter que l'injection du vaccin peut être prise en charge à 100 % pour les personnes atteintes de certaines affections de longue durée.

Les vaccins non pris en charge par l'Assurance Maladie

Certains vaccins sont recommandés, voire obligatoires, pour partir dans certains pays étrangers (exemple : vaccin contre la fièvre jaune, le choléra...), mais l'Assurance Maladie ne les prend pas en charge.