Mise en place de la dispensation adaptée par les pharmaciens

12 février 2020

Gilles Bonnefond, Président de l’USPO et Nicolas Revel, Directeur général de la Cnam

L’Union des syndicats de pharmaciens d'officine (Uspo) et l’Assurance Maladie ont signé le 12 février l’avenant 20 à la convention nationale pharmaceutique. Cet avenant précise les modalités de mise en œuvre de la dispensation adaptée.

L’objectif est d’inciter le pharmacien à adapter la dispensation d’un médicament pour s’assurer de la délivrance de la quantité pertinente nécessaire au traitement du patient. Le principe est de répondre aux besoins thérapeutiques du patient, tout en s’assurant de la bonne observance des traitements prescrits et en évitant tout risque de mésusage.

Cette nouvelle mission conforte le rôle du pharmacien dans son rôle de conseil et d’accompagnement des patients, afin à la fois d’améliorer l’observance de leur traitement, de lutter contre la iatrogénie médicamenteuse et contre le gaspillage.

Les médicaments concernés

L’adaptation de la dispensation par le pharmacien respecte la prescription médicale. En effet, l’intervention pharmaceutique concerne uniquement des traitements dont la posologie peut être ajustée, en fonction des symptômes perçus par le patient et de sa libre appréciation, en respectant l’objectif thérapeutique. 22 classes thérapeutiques ont ainsi été inclues dans l’accord, comme par exemple le paracétamol, les médicaments des troubles du transit ou encore les antiseptiques et désinfectants  (1).

Dans ce cadre, le pharmacien a également comme mission de conforter les messages donnés par le médecin prescripteur, concernant notamment les précautions d’emploi ou la posologie.

Une rémunération sur objectifs de santé publique

Si l’adaptation par le pharmacien de la dispensation contribue à faire diminuer les volumes de boites délivrés, une part des économies réalisées est reversée aux officines, sous la forme d’une rémunération sur objectifs de santé publique (1). Les  premiers paiements sont prévus à l’été 2021. 

Ce dispositif est mis en place pour deux ans. À l’issue de cette période, un bilan sera réalisé pour en évaluer l’impact et l’efficacité.

 

(1) Détails complets dans le texte de l'avenant 20, publication à venir sur ameli