Maisons de santé pluriprofessionnelles : des rémunérations en hausse de 30 %

03 juin 2019

L’Assurance Maladie a procédé au versement des rémunérations conventionnelles des maisons de santé pluriprofessionnelles (MSP) adhérentes à l’ACI au 31 décembre 2018. Le total de ces rémunérations est en hausse de plus de 30 % par rapport à l’an dernier. Si l’on y ajoute l’augmentation du nombre de MSP adhérentes à l’ACI, cela témoigne à la fois du dynamisme du dispositif conventionnel et de l’attractivité croissante d’un mode d’exercice regroupé et coordonné.

Cette année, les MSP recevront 46,7 millions d’€ au total pour 735 structures adhérentes au 31 décembre 2018, soit une moyenne de 63 500 € par MSP. Ce montant moyen, en légère baisse par rapport à l’année précédente, s’explique par les nouvelles adhésions de 192 MSP au cours de l’année 2018, les rémunérations étant proratisées à la date d’effet du contrat. Si on prend en compte uniquement les maisons de santé pluriprofessionnelles déjà rémunérées en 2018 (au titre de 2017), la rémunération moyenne augmente de 5 % par rapport à l’an dernier.

Chiffres-clefs 2018

3,2 millions : le nombre de patients qui ont été pris en charge dans les MSP (+ 33 % par rapport à 2017)

192 : le nombre de nouvelles MSP

13 096 : le nombre de professionnels de santé qui exercent dans une MSP (+ 34 % par rapport à 2017)

 

Promouvoir l’exercice coordonné

L’accord conventionnel interprofessionnel (ACI) d’avril 2017, signé par les représentants des centres de santé, les organisations de professionnels de santé et l’Uncam, affirmait la nécessité du développement de l’exercice coordonné. Pour inciter les professionnels de santé à s’organiser en maisons de santé pluriprofessionnelles (MSP), l’ACI propose aux structures adhérentes une rémunération modulée selon l’atteinte d’indicateurs : il valorise financièrement l’accès aux soins proposé aux patients (amplitude des horaires d’ouverture au public, accès aux soins non programmés...), la diversité des types de professionnels de santé au sein de la structure, la prise en charge coordonnée du patient, le suivi de la relation avec ce dernier ainsi que l’utilisation d’un système d’information partagé.