Androcur : l’Assurance Maladie informe les prescripteurs et les patients

20 juin 2019

Les résultats de l’étude démontrant les liens entre la prise d’acétate de cyprotérone (Androcur et génériques) et la présence d’un méningiome ont conduit la Caisse nationale d’assurance maladie (Cnam), sollicitée par la Direction générale de la santé (DGS) et l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM), à mettre en œuvre une action d’information à destination des patients et des prescripteurs.

Près de 120 000 courriers d’information

Ainsi, des courriers ciblés et nominatifs ont été adressés :

  • aux personnes majeures ayant bénéficié d’un remboursement d’au moins une boîte d’Androcur au cours des 24 derniers mois ;
  • aux personnes « ouvreurs de droit » pour les mineurs de 11 ans et plus, ayant bénéficié d’un remboursement d’au moins une boîte d’Androcur au cours des 24 derniers mois ;
  • aux médecins libéraux ayant prescrit Androcur, avec la liste des personnes pour lesquelles ils ont établi ces prescriptions au cours des 24 derniers mois ;
  • aux présidents de commissions médicales d’établissement (CME) et directeurs d’établissement pour les informer de prescriptions émanant de leur établissement. Dans ce cas, la liste nominative des personnes concernées n’est pas jointe au courrier pour des raisons de confidentialité ; seul le nombre de personnes concernées est communiqué.

Ces courriers (près de 120 000), cosignés par le Médecin conseil national de l’Assurance Maladie et le directeur général de l’ANSM, ont rappelé les recommandations de prescription et de surveillance de ces traitements. La détection et la surveillance régulière par imagerie médicale (IRM) est préconisée au début du traitement et dans les cas où la poursuite de celui-ci serait jugée nécessaire.

Mise en place d’une attestation d’information indispensable à la délivrance

Ces courriers présentent également les nouvelles obligations d’information des patients mises en place par l’ANSM et qui sont désormais nécessaires à la dispensation de ces produits. Une attestation d’information cosignée annuellement par le prescripteur et le patient (ou son représentant si le patient est mineur) doit ainsi être établie.

La présentation de cette attestation d’information cosignée sera désormais indispensable à la délivrance du médicament pour toute initiation de traitement par Androcur ou ses génériques à compter du 1er juillet 2019 et pour tout renouvellement de ces traitements à partir du 1er janvier 2020.

Les informations détaillées sur les conditions de prescription et de suivi de ces traitements sont disponibles sur le site de l’ANSM.