5 millions de personnes ont ouvert leur DMP

17 avril 2019

Alors que la campagne d’information grand public sur le Dossier Médical Partagé vient d’être relancée, la barre des 5 millions de DMP a été franchie le 16 avril. En moyenne, chaque semaine, 100 300 personnes ouvrent un Dossier Médical Partagé.

Le DMP, véritable « mémoire de la santé », permet aux patients de conserver de manière sécurisée leurs informations médicales en un seul et même endroit pour les partager avec les professionnels de santé de son choix : le médecin traitant bien sûr, mais aussi le pharmacien, les spécialistes, l’infirmier, le dentiste… Ce carnet de santé numérique contribue ainsi à améliorer la coordination des soins et fournit au patient une meilleure connaissance de sa propre histoire médicale, facilitant ainsi son adhésion aux soins qui lui sont prodigués.

En plus de l’historique des soins versé par l’Assurance Maladie (57,3 millions de documents), les DMP contiennent déjà de nombreuses informations : près de 6,5 millions de documents ont été ajoutés, dont 54 % par les établissements de santé, 30 % par les patients eux-mêmes, 14 % par les professionnels de santé libéraux et 2 % par les centres de santé.

Par ailleurs, à ce jour, 19 centres hospitaliers universitaires sur 32 alimentent automatiquement des DMP (avec les comptes rendus d’hospitalisation, les lettres de sortie, etc.).

Plusieurs voies de création

Pour faciliter la création des DMP, plusieurs voies d’ouverture sont proposées aux patients. Ainsi, 31 % de ceux qui ont créé leur Dossier Médical Partagé ont préféré être conseillés par un pharmacien en officine et 32 % par un agent de l’Assurance Maladie (accueil de la CPAM, de la MSA, etc.). 19 % l’ont ouvert eux-mêmes sur le site dmp.fr et 18 % ont profité d’une consultation auprès d’un professionnel de santé. Bientôt, les personnes ayant des difficultés à se déplacer pourront se tourner vers les infirmiers. En effet, dès 2020, ils seront rémunérés 1 € par DMP créé.

Les pharmaciens, acteurs de proximité incontournables du déploiement du DMP

Si 5 millions de personnes disposent aujourd’hui d’un carnet de santé numérique, c’est notamment grâce à la mobilisation des pharmaciens. À ce jour, 17 673 officines (soit 82 % des officines en France) sont équipées pour ouvrir des DMP, mais celles qui en créent quotidiennement restent peu nombreuses (14 %).

Si les sollicitations des assurés constituent un élément moteur dans la création des DMP par leur pharmacien, tous ne savent pas encore qu’ils peuvent demander de l’aide en pharmacie. Ainsi, parmi les personnes ayant entendu parler du DMP (49 %), seule 1 sur 3 (1) est au courant qu’il peut s’ouvrir en officine.

Les conseillers informatiques service (CIS), les délégués de l’Assurance Maladie et les agents d’accueil des CPAM sont mobilisés pour accompagner les pharmaciens dans le dialogue avec leurs patients et dans la création des DMP.

(1) Enquête omnibus réalisée par téléphone entre le 18 et le 19 janvier 2019 par l’institut BVA pour l’Assurance Maladie sur un échantillon représentatif de 977 personnes âgées de 18 ans et plus.

L’appli DMP évolue

Une nouvelle version de l’application sera mise en ligne début mai. Dès lors, plus besoin de mémoriser son identifiant de connexion. Ce dernier sera enregistré directement dans l’application afin de faciliter la connexion au service.

Cette nouvelle version permettra en outre d’ajouter et de sauvegarder des profils. Pratique pour les parents qui pourront enregistrer celui de leurs enfants.

Une refonte de l’application pour un usage plus fluide est en préparation pour la rentrée 2019. Grâce aux retours des utilisateurs actuels, son ergonomie et son graphisme seront améliorés.

En fin d’année, l’appli se verra enrichie d’un carnet de vaccination pour savoir si l’on est à jour de ses vaccins.

Bientôt une nouvelle rubrique dans le DMP

Début mai, le DMP sera enrichi d’une rubrique pour y déposer ses directives anticipées. Celles-ci permettent de faire connaître ses volontés sur sa fin de vie (mise sous respiration artificielle, arrêt de la réanimation, etc.). Les médecins pourront ainsi prendre les décisions conformes aux souhaits du patient si les circonstances venaient à l’empêcher de s’exprimer. Cela peut épargner des situations difficiles pour les proches.