Rougeole : les mesures pour éviter l’extension de l’épidémie

27 mars 2019

photo_pansement sur bras après vaccination

Du 1er janvier au 27 mars, 489 cas de rougeole ont été déclarés en France : 148 patients ont été hospitalisés dont 8 en réanimation, 42 ont souffert de complications (pneumopathies) et un patient est décédé (encéphalite).

Plusieurs foyers épidémiques, dont certains dans des zones touristiques, ont été identifiés avec un risque important de propagation sur l’ensemble du territoire et à l’étranger. Dans 90 % des cas de rougeole, les personnes n’étaient pas vaccinées ou avaient été vaccinées de manière incomplète (une seule dose de vaccin).

Le taux de couverture vaccinale reste insuffisant en France chez les 15-35 ans et chez les nourrissons, ce qui explique que le virus continue à circuler dans le pays.

Les autorités sanitaires rappellent la nécessité d’une couverture vaccinale très élevée dans la population pour limiter l’extension de l’épidémie et protéger les personnes à risque de rougeole grave.

Vaccination des personnes nées à partir de 1980 : vérification systématique

Dans ce contexte, la vérification systématique du statut vaccinal vis-à-vis de la rougeole de toute personne née à partir de 1980 et sa mise à jour sont essentielles. Ceci tout particulièrement pour :

  • les enfants de 1 à 4 ans ;
  • les adolescents ;
  • les jeunes parents ;
  • les femmes en âge de procréer (en dehors de toute grossesse).

Conformément au calendrier vaccinal, toutes les personnes nées à partir de 1980 devraient avoir reçu deux doses de vaccin rougeole-oreillons-rubéole (ROR). Le vaccin est pris en charge à 100 % par l’Assurance Maladie jusqu’à 18 ans.

Les professionnels de santé et les personnels en charge de la petite enfance doivent également être vaccinés, et en priorité ceux travaillant dans des services accueillant des sujets à risque de rougeole grave. La vérification du statut vaccinal et, au besoin, sa mise à jour est indispensable pour tous ces professionnels de santé.

Signalement des cas à l’agence régionale de santé

Tout cas suspect de rougeole doit être signalé immédiatement sans attendre les résultats biologiques, par tout moyen approprié (téléphone, télécopie, courriel…) à l’agence régionale de santé (ARS) afin de suivre la dynamique de l’épidémie et de permettre la mise en place sans délai des mesures de santé publique urgentes.

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