Médicament générique : les patients non convaincus sensibilisés par courriel

23 mars 2017

Pour renforcer la confiance de certains patients dans les médicaments génériques, l’Assurance Maladie leur écrit dès ce mois-ci. Cette action s’inscrit en relais de la campagne de communication « Devenir générique, ça se mérite » menée depuis septembre 2016.

Il y a d'abord eu la campagne de communication grand public menée à l'automne 2016 et en début d'année 2017. Il s'agit désormais de s'adresser au public plus ciblé des patients prenant des princeps pour réaffirmer l'efficacité et la sécurité des médicaments génériques.

En encourageant ces derniers à évoquer ce sujet avec leur médecin ou avec leur pharmacien, l'Assurance Maladie compte sur le dialogue comme levier efficace pour combattre les idées reçues.

Les patients contactés ont entre 18 et 80 ans et ont eu recours à au moins 2 médicaments princeps de molécules différentes au cours des 4 derniers mois de 2016 alors qu'il existait un équivalent générique* en pharmacie.

Efficacité, sûreté, traitement des maladies graves : refaire passer le message

Cette action revient sur les messages clés de la campagne déployée par l'Assurance Maladie et l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM). Plus de 20 ans de recul thérapeutique ont démontré l'efficacité et la confiance qu'on peut avoir dans les médicaments génériques qui présentent la même tolérance pour les patients que les médicaments princeps.

Autre argument rappelé : les médicaments génériques sont contrôlés de la même manière que les médicaments princeps à toutes les étapes de leur fabrication. Ils existent pour la grande majorité des traitements et permettent de soigner des maladies chroniques et des pathologies graves.

Enfin, en étant 30 % moins chers que les médicaments princeps, ils permettent de consacrer les dépenses évitées au soutien des traitements innovants.

* Sauf molécules exclues du dispositif « tiers payant contre générique » : i-thyroxine, buprénorphine, mycophénolate mofétil, classe thérapeutique des antiépileptiques (lamotrigine, levetiracetam, topiramate, valproate de sodium, pregabaline) ; molécules au tarif forfaitaire de responsabilité (TFR) ; molécules dont le prix est supérieur ou égal à celui du princeps ; molécules appartenant à un groupe générique pour lequel il n'existe pas de médicaments génériques remboursables ou pas de médicaments génériques commercialisés.

Les médecins mobilisés pour aider à convaincre les patients

Le Congrès 2017 de la Médecine Générale (CMG) consacrera l'un de ses ateliers aux médicaments génériques. Au programme : « Médicaments génériques : comment lever les derniers freins à l'usage ? ».

Les participants pourront partager leur argumentation en réponse aux doutes ou questions de leur patientèle sur le thème de la mauvaise expérience vécue avec un médicament générique ou sur la mention non substituable réclamée par les patients. Cet atelier pratique sera l'occasion de faire émerger de nouvelles propositions d'outils à mettre à disposition des médecins. Cette démarche initiée l'an dernier a permis que les outils fournis en 2016-2017 par l'Assurance Maladie dans le cadre de la campagne de communication « Devenir générique, ça se mérite » soient co-construits avec le Collège de la médecine générale.