Lombalgie : plus de conseils et moins d’arrêts de travail

20 septembre 2019

L’Assurance Maladie a diffusé au printemps 2019 un nouveau volet de sa campagne de sensibilisation sur la lombalgie à destination du grand public, et notamment des salariés. Cette fois, il s’agissait de replacer le mouvement au cœur de la vie quotidienne, personnelle et professionnelle, en capitalisant sur la signature « Mal de dos ? Le bon traitement, c’est le mouvement » et en montrant à quel point il est important, pour arrêter d’avoir mal au dos, de ne « pas s’arrêter ».

Le baromètre mené par l'institut BVA pour l'Assurance Maladie permet de mesurer les effets de cette nouvelle édition de la campagne. Depuis 2017, ce baromètre mesure régulièrement les évolutions des connaissances et des comportements des Français, des médecins généralistes et des employeurs face au mal du siècle. Les résultats de la dernière vague de l'enquête réalisée par Internet du 14 juin au 1er juillet 2019 (1) sont particulièrement encourageants.

Cette nouvelle vague montre que les opinions et habitudes évoluent dans le bon sens. Les Français sont de plus en plus convaincus de l’importance de ne pas arrêter leurs activités quotidiennes et professionnelles en cas de mal de dos (respectivement 52 % et 71 %). Des résultats très encourageants qui justifient qu’à partir du 21 septembre prochain l'Assurance Maladie diffuse à nouveau sa campagne grand public pour une durée de 3 semaines.

Des médecins généralistes convaincus par l'utilité de la campagne de l'Assurance Maladie

Les médecins interrogés sont 96 % à penser que c’est une bonne chose que l’Assurance Maladie lance ce type de campagne, et 89 % qu’elle aide ainsi les patients à mieux prendre en main leur santé. Ils reconnaissent avoir fait évoluer leur pratique : ils privilégient de plus en plus les conseils lors de la première consultation, associés à la prescription de médicaments antidouleur. Ils attendent plus souvent la 2e consultation avant de prescrire un arrêt de travail (AT) : la prescription d’AT en première intention a baissé de 35 points pour passer de 65 % en 2017 à 46 % en 2018 et à 30 % en 2019. Enfin, les médecins considèrent que la lombalgie reste facile à diagnostiquer (96 %) et à prendre en charge (71 %) mais ils jugent majoritairement que le risque de chronicisation est malaisé à prévenir (61 %).

Les Français davantage enclins à l'activité pour lutter contre le mal de dos

Face au mal au dos, les Français poursuivent-ils leurs activités quotidiennes et professionnelles ou s’arrêtent-ils ? Les résultats du baromètre BVA révèlent que les Français sont de plus en plus convaincus de l’importance de ne pas arrêter leurs activités quotidiennes et professionnelles en cas de mal de dos (respectivement 52 % et 71 % (1), soit une évolution de + 8 points et + 7 points en 4 mois (2)). Dans les faits, seulement 25 % des Français déclarent s'arrêter de travailler en cas de mal de dos et ils ne sont plus que 39 % à stopper leurs activités quotidiennes (5 points de moins en 4 mois). Ils sont désormais 83 % à considérer que « lorsqu’on a mal au dos, il vaut mieux continuer sa vie normalement ». Plus encore, le lien entre la poursuite des activités quotidiennes/professionnelles et le soulagement rapide des maux de dos est désormais bien installé : les répondants sont respectivement 74 % et 70 % à l’affirmer (+ 13 et + 12 points en 8 mois (3)). Ils sont même plus nombreux à estimer que le retour rapide au travail aide à mieux prévenir de nouveaux maux de dos, d'une part, et à guérir plus vite, d'autre part (respectivement 59 % et 57 %, + 7 points en 8 mois (3)).

Au total, qu'attendent-ils de leurs médecins lors d’une consultation pour lombalgie ? Majoritairement, un diagnostic précis (43 %) et la prescription de médicaments pour soulager la douleur (45 %) mais aussi de l'information (36 %) et des conseils (25 %).

 

(1) BVA pour l’Assurance Maladie : « Connaissances et attitudes vis-à-vis de la lombalgie ». Enquête réalisée par Internet du 14 juin au 1er juillet 2019 auprès d’un échantillon national représentatif de 2 000 Français âgés de 18 ans et plus, d’un sur-échantillon de 271 actifs issus de secteurs sinistrogènes et d’un sur-échantillon de 116 employeurs : soit au total, 470 actifs issus de secteurs sinistrogènes (échantillon principal et sur-échantillon) et 208 employeurs (échantillon principal et sur-échantillon).

(2) BVA pour l’Assurance Maladie : « Omnibus Lombalgie 2019 ». Enquête réalisée par Internet du 18 février au 11 mars 2019 auprès d’un échantillon national représentatif de 2 000 Français âgés de 18 ans et plus.

(3) BVA pour l’Assurance Maladie : « Connaissances et attitudes vis-à-vis de la lombalgie ». Enquête réalisée par Internet en octobre 2018 auprès d’un échantillon national représentatif de 2 000 Français âgés de 18 ans et plus.