Freestyle Libre : une campagne en cours pour accompagner les médecins

26 juillet 2019

Jusqu’à la fin de l’année 2019, des visites de délégués de l’Assurance Maladie (DAM) sont organisées auprès des médecins généralistes afin de les accompagner dans le bon usage de l’auto-surveillance glycémique dans la prise en charge du patient diabétique, et plus particulièrement du dispositif Freestyle Libre.

Ce système flash d’auto-surveillance se fonde sur la technique de mesure continue du glucose interstitiel. Il permet, selon la Haute Autorité de santé (HAS), une réduction du temps passé en hypoglycémie et un gain en confort et qualité de vie pour le patient par rapport au dispositif d’auto-surveillance glycémique capillaire par piqûre au bout des doigts (1).

Il s’adresse aux patient atteints d’un diabète de type 1 ou de type 2 (adultes et enfants âgés d’au moins 4 ans) traités par insulinothérapie intensifiée (par pompe externe ou avec au moins 3 injections par jour) et pratiquant une auto-surveillance glycémique pluriquotidienne (au moins 3 fois par jour). Selon la HAS, la population cible de Freestyle Libre est de 300 000 patients.

La prescription initiale de ce dispositif est réservée aux diabétologues ou pédiatres expérimentés en diabétologie. Le renouvellement peut être fait ensuite par tout médecin, notamment un généraliste.

L’Assurance Maladie a mené une étude pour améliorer sa connaissance de la population mise sous Freestyle Libre ainsi que des modalités de prescription de ce dispositif, et appréhender son utilisation en vie réelle. Les résultats de cette étude ont été publiés dans le rapport sur l’évolution des charges et des produits de l’Assurance Maladie au titre de 2020. Ils montrent notamment que le risque de sous-utilisation de Freestyle Libre est plus important lorsque la prescription avait été faite en dehors des conditions de prise en charge, c’est-à-dire pour un patient diabétique de type 2 n’étant pas traité par insulinothérapie intensifiée ou dont le traitement est initié par un médecin généraliste.

 

(1) Avis de la Commission nationale d’évaluation des dispositifs médicaux et des technologies de santé du 12 juillet 2016.