Prise en charge des patients post-Covid : mise en place d’actes dérogatoires

18 juin 2020

Selon plusieurs avis de la Haute Autorité de santé (HAS), des soins de rééducation par le masseur-kinésithérapeute peuvent être nécessaires après une hospitalisation pour infection par le coronavirus. Dans le but de permettre une prise en charge rapide des patients, l’Assurance Maladie autorise les masseurs-kinésithérapeutes à appliquer des cotations dérogatoires dans l’attente de travaux conventionnels spécifiques sur les actes recommandés par la HAS.

Ainsi, sur prescription médicale et depuis le 2 juin 2020, les masseurs-kinésithérapeutes peuvent coter dans le cadre de rééducation individuelle des patients après hospitalisation pour affections liées au Covid-19 :

  • un AMK 20 pour rééducation de déficiences respiratoires et locomotrices, d’une durée de 30 mn environ,
  • un AMK 28, pour rééducation de déficiences respiratoires, locomotrices et neurologiques, d’une durée de 60 mn environ.

Ces cotations habituellement applicables pour des soins chez des patients en affection de longue durée (ALD) pour bronchopneumopathie pathologique chronique (BPCO) pourront être utilisées chez les patients post-Covid-19, adaptables à la fatigabilité du patient et réalisables au besoin en télésoin en alternance avec des séances en présentiel et après un premier contact en présentiel permettant de réaliser le bilan et plan de soin.

Ces actes de rééducation seront conformes aux principes de prise en charge énoncés dans les avis de la HAS d’avril 2020.

Le nombre de séances prises en charge est limité à 20 par patient. En cas de nécessité de poursuite de la prise en charge, la cotation des actes se fera selon la nomenclature actuelle.

Pour les patients présentant une infection Covid-19 pris en charge à domicile avec une déficience modérée ou d’un seul appareil, la rééducation kinésithérapique sera cotée avec les actes déjà inscrits à la nomenclature générale des actes professionnels (NGAP).

La période d’application de cette mesure dérogatoire est limitée jusqu’à 6 mois après la fin de l’état d’urgence sanitaire.

En parallèle, des travaux seront rapidement engagés avec les partenaires conventionnels.