Covid-19 : le vaccin réduit de 87 % le risque de développer une forme grave chez les plus de 75 ans

26 mai 2021

« Le risque de développer une forme grave de la Covid-19 diminue de 87 % chez les personnes de plus de 75 ans, dès 7 jours après l’injection de la 2e dose. Ces personnes ont 9 fois moins de risques d'être hospitalisées pour forme grave de Covid-19 que les personnes de plus de 75 ans non vaccinées ». Voilà les premiers résultats d’une vaste étude de pharmaco-épidémiologie réalisée par le groupement d’intérêt scientifique (GIS) EPI-Phare, constitué par l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et la Caisse nationale de l’Assurance Maladie (Cnam).

Une étude portant sur plus de 4 millions de personnes

Réalisée auprès de plus de 4 millions de Français âgés de plus de 75 ans, cette étude sans précédent compare l’incidence des hospitalisations pour Covid-19 chez les personnes vaccinées au cours des 2 premiers mois de la campagne vaccinale en France par rapport aux personnes non vaccinées.
Au total, 1, 4 million de personnes de plus de 75 ans vaccinées entre le 27 décembre 2020 et le 24 février 2021 (soit 89 % du nombre total de personnes vaccinées en France sur la période) et 2,6 millions de personnes non vaccinées de même âge, sexe, région et type de résidence (hébergement en structure médicalisée ou non) ont été suivies pendant une durée médiane de 40 jours et 38 jours respectivement. Parmi les personnes vaccinées, 92 % l’avaient été par le vaccin Pfizer/BioNTech (Comirnaty). Chez les personnes qui avaient reçu 2 doses, le délai médian entre les doses était de 28 jours.

Des résultats actualisés au fur et à mesure des données disponibles

Cette étude a utilisé les données du système d’information Vaccin Covid chaînées au Système national des données de santé (SNDS), qui fournit des informations individuelles sur l’ensemble des consommations de soins et des hospitalisations de la quasi-totalité (99 %) de la population résidant en France. Ces résultats seront actualisés par EPI-Phare en lien avec l’ANSM, la Cnam et Santé publique France, au fur et à mesure de la mise à disposition d’informations actualisées avec un suivi élargi à d’autres populations, d’autres vaccins et sur des périodes de temps prolongées.

Télécharger le rapport complet de l’étude.