ivg.gouv.fr : pour une information fiable et objective sur l'interruption volontaire de grossesse

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Pour s’informer sur l’interruption volontaire de grossesse (IVG), chaque assuré peut consulter le site ivg.gouv.fr. Le site a été mis à jour récemment et le visiteur peut y trouver des informations sur les rapports sexuels non protégés, la définition de l’IVG, son accès et ses différentes étapes.

Le site ivg.gouv.fr met aussi à disposition un annuaire des centres de santé sexuelle (anciens centres de planification et d'éducation familiale - CPEF) et un annuaire des espaces vie affective, relationnelle et sexuelle (EVARS). Ces structures sont présentes sur l’ensemble du territoire et apportent informations et conseils en matière de santé sexuelle.

Assurer l'accès à des informations fiables sur l'IVG

Avec ce site, le ministère de la Santé et de la prévention et le ministère de l’Égalité entre les femmes et les hommes, de la diversité et de l’égalité des chances souhaitent permettre l’accès à une information objective et fiable sur l’IVG, lutter contre les idées reçues et orienter les personnes qui souhaitent interrompre une grossesse. En effet, ces ministères rappellent qu’« il est nécessaire d'être vigilant lors de la recherche d’informations en ligne relatives à l’IVG. Certains sites internet peuvent indiquer qu'ils proposent une information sur l'IVG mais sont en réalité édités par des militants contre le droit à l'avortement. Il en va de même pour les forums dits de soutien où certains témoignages sont montés de toutes pièces par des opposants au droit à l'IVG. »

Une refonte du site ivg.gouv.fr suite à de nouvelles mesures sur l’IVG en 2022

L'interruption volontaire de grossesse est un droit pour toutes les femmes. Depuis la loi Veil du 17 janvier 1975, qui a dépénalisé l'avortement, des lois successives ont permis d'élargir et d’améliorer l’accès et le cadre de prise en charge de l'avortement. En 2022, le droit à l’avortement a été renforcé par plusieurs mesures :

  • allongement du délai légal de l'IVG de 12 à 14 semaines de grossesse (1) ;
  • possibilité de réaliser l'IVG médicamenteuse par téléconsultation (1) ;
  • suppression du délai légal minimum de réflexion, pour les mineures comme pour les majeures, entre la consultation d'information et l'entretien psychosocial (1) ;
  • autorisation pour les sages-femmes à pratiquer des IVG instrumentales en établissement de santé (1), dans le cadre défini par un décret à paraitre. Une expérimentation est en cours sur ce sujet ;
  • allongement du délai de l'IVG médicamenteuse de 5 à 7 semaines de grossesse hors établissement de santé (2).

À la suite de ces nouvelles mesures, le site ivg.gouv.fr a été refondu afin de mettre en avant ces avancées en matière de droit à l’IVG.

L'IVG est prise en charge à 100 % par l'Assurance Maladie

Toutes les femmes majeures ou mineures bénéficient d’une prise en charge de leur IVG, avec dispense totale d’avance des frais. Plus d’informations sur la page : « Interruption volontaire de grossesse : votre prise en charge ».

Les étapes de l'IVG - vidéo ivg.gouv.fr

L'IVG pour interruption volontaire de grossesse est possible pour toutes les femmes, majeures et mineures, qui ne souhaitent pas poursuivre leur grossesse.

Elle peut être pratiquée jusqu'à la fin de la 14e semaines de grossesse, soit 16 semaines après le 1er jour des dernières règles.

Elle est prise en charge à 100 % par l'Assurance Maladie, sans avance de frais.
Les femmes mineurs n'ont pas besoin d'autorisation parentale, mais doivent être accompagnées d'une personne majeure de leur choix.
Une fois la décision prise d'avorter, il est important de prendre un rendez-vous sans tarder car les délais de prise en charge peuvent être longs.

[Sur l'écran apparaît une liste :

  • cabinet de médecin ou sage-femme
  • centre de santé
  • centre de santé sexuelle
  • hôpital ou clinique]

En premier lieu, il faut consulter un médecin, généraliste ou gynécologue, ou bien une sage-femme. Ce rendez-vous comprend un temps d'information. C'est l'occasion de poser toutes les questions que l'on peut avoir.

Dans un second temps, lors du même rendez-vous ou lors d'un second rendez-vous, le médecin ou la sage-femme recueille votre consentement pour pratiquer l'IVG.

Pour les femmes mineures, une consultation psychosociale est obligatoire avant le recueil du consentement.
Les femmes majeures peuvent en bénéficier si elles en ressentent le besoin.

2 méthodes d'avortement sont pratiqués en France :

  • instrumentale ;
  • médicamenteuse.

Chaque femme peut choisir sa méthode en fonction de l'avancement de la grossesse.

L'IVG médicamenteuse consiste à prendre 2 médicaments à 24/48 heures d'intervalle. Ils peuvent être pris à votre domicile ou sur le lieu d'exercice du professionnel de santé. Cette méthode est possible jusqu'à 7 semaines de grossesse.
 
L'IVG instrumentale est une intervention consistant à aspirer l'oeuf dans l'utérus. Elle se déroule : à l'hôpital, en clinique ou bien dan certains centres de santé agréés. Elle est pratiquée sous anesthésie générale ou locale. Elle est possible jusqu'à 14 semaines de grossesse.

14 à 21 jours après l'IVG une consultation de suivi est nécessaire pour s'assurer que la grossesse est bien interrompue.

Vous voulez en savoir plus sur l'IVG ? Vous avez besoin de conseils ? Consultez le site : IVG.gouv.fr ou contactez le 0 800 08 11 11.

[Logo Ministère de la Santé et de la prévention]

Pour en savoir plus sur l’IVG

 

(1) Loi du 2 mars 2022 visant à renforcer le droit à l’avortement.
(2) Décret du 19 février 2022 relatif aux conditions de réalisation des interruptions volontaires de grossesse par voie médicamenteuse hors établissements de santé.

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