La campagne de rappel vaccinal contre le Covid-19 se poursuit

06 septembre 2021

[Article mis à jour le 26 novembre 2021]

La France et l’Europe sont confrontées à une flambée de l'épidémie de Covid-19. De plus, des études récentes montrent une diminution de l'efficacité du vaccin au fil du temps. Dans ce contexte, les autorités sanitaires (Haute Autorité de santé, Conseil scientifique, Conseil d’orientation sur la stratégie vaccinale du Pr Fischer…) viennent d'adapter les modalités du rappel vaccinal.

L’accélération de la campagne de rappel par le vaccin contre le Covid-19 est destinée à freiner la circulation du virus et à éviter les formes graves de Covid-19 ainsi que l’engorgement du système de soins, en pleine période hivernale.

Qui est concerné par la dose de rappel et quand la réaliser ?

Dès le 27 novembre, le rappel vaccinal est ouvert à tous les adultes dès 5 mois après leur dernière injection.

Pour rappel, dès le 1er septembre 2021, le rappel vaccinal concernait déjà :

  • les résidents des établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) et des unités de soins de longue durée (USLD) ;
  • les personnes de plus de 65 ans ;
  • les personnes à très haut risque de forme grave ;
  • les personnes présentant des pathologies facteurs de risque de forme grave, selon la classification établie par la Haute Autorité de santé (HAS) ;
  • les personnes sévèrement immunodéprimées (lire l’encadré « Quelles sont les personnes sévèrement immunodéprimées ? ») et leur entourage (uniquement les adultes âgés de plus de 18 ans) ;
  • les personnes ayant reçu le vaccin Janssen ;
  • les professionnels de santé, l’ensemble des salariés du secteur de la santé et du secteur médico-social, les aides à domicile intervenant auprès de personnes vulnérables, les professionnels du transport sanitaire, ainsi que les pompiers, quel que soit leur âge et leur mode d’exercice.

La dose de rappel se calcule soit à partir de la date de la dernière injection du vaccin, soit à partir de la date du diagnostic de l’infection au Covid-19 si le patient a déjà eu le Covid-19 depuis sa vaccination.

La dose de rappel est à réaliser 5 mois après la dernière injection ou infection au Covid-19, sauf pour les personnes vaccinées au Janssen, pour qui la dose de rappel est à réaliser dès 4 semaines après l’injection.

Il existe des situations particulières, qui seront à analyser au cas par cas et notamment :

  • si le patient est fortement immunodéprimé ;
  • si le patient est dialysé ;
  • si le patient a reçu une greffe d’organe (greffe du rein, du poumon, du cœur…) ;
  • si le patient est en cours de traitement pour un cancer (chimiothérapie…).

Évolution du téléservice Vaccin Covid

Dans le téléservice Vaccin Covid, les professionnels doivent sélectionner le motif « Rappel concomitant à vaccination grippe » lorsque la personne reçoit les deux vaccins le même jour. Ce nouveau motif apparaît dans le menu déroulant lorsque le professionnel clique sur « Ajouter une vaccination » après un schéma vaccinal complet.

Capture d'écran du téléservice vaccin covid avec le bouton Ajouter une vaccination mis en évidence

Articulation avec la campagne de vaccination contre la grippe

Afin d’éviter tout retard à la vaccination antigrippale et pour simplifier le parcours vaccinal, la HAS indique qu’il est possible de procéder à l’administration concomitante du rappel des vaccins contre le Covid-19 et du vaccin contre la grippe saisonnière dès lors qu’une personne est éligible aux 2 vaccinations.

Pour les personnes ciblées par la campagne vaccinale antigrippale présentant également des facteurs de risques de formes graves de Covid-19, les courriers d’invitation de l’Assurance Maladie avec le bon de prise en charge du vaccin antigrippal indiqueront la possibilité de faire les 2 injections en même temps. La campagne antigrippale débutera le 26 octobre 2021.

Quelles sont les personnes sévèrement immunodéprimées ?

Les personnes sévèrement immunodéprimées concernées par la campagne de rappel vaccinal contre le Covid-19 sont celles :

  • atteintes de leucémie lymphoïde chronique (LLC) ;
  • atteintes de certains types de lymphomes traités par anti-CD20 ;
  • ayant reçu une transplantation d’organe ou de cellules souches hématopoïétiques ;
  • sous chimiothérapie lymphopéniante ;
  • traitées par des médicaments immunosuppresseurs forts : Antimétabolites (Cellcept, Myfortic, mycophénolate mofétil, Imurel, azathioprine) et AntiCD20 (rituximab : Mabthera, Rixathon, Truxima) ;
  • dialysées chroniques ;
  • au cas par cas, les personnes sous immunosuppresseurs ne relevant pas des catégories précédentes ou porteuses d’un déficit immunitaire primitif.