Campagne « Devenir générique, ça se mérite » : un 1er bilan

06 mars 2017

L’Assurance Maladie dresse un 1er bilan de la campagne d’information 2016/2017 sur le médicament générique*.

Celle-ci a été lancée dans un contexte très particulier : en France, la part de marché des médicaments génériques s’élève à 47 % contre 84 % en Allemagne, 75 % aux Etats-Unis et 58 % sur l’ensemble du globe.

Cette campagne d’information vise à rappeler aux assurés, aux patients et au corps médical que les médicaments génériques présentent la même qualité, la même efficacité et la même sécurité que les médicaments d’origine dont le brevet est tombé dans le domaine public.

La campagne s’est déroulée en 2 vagues : du 27 septembre au 23 octobre 2016 et du 16 janvier au 5 février 2017. Elle a bénéficié d’une couverture à la télévision, en radio, presse magazine, presse quotidienne régionale et sur le web.

Selon les premiers tests** réalisés pour juger de son impact, 77 % des Français et 74 % des médecins s’accordent à dire que la campagne montre que les médicaments génériques sont des médicaments comme les autres. Pour 72 % des Français et 70 % des médecins, la campagne montre également que les médicaments génériques sont des médicaments de qualité, et 69 % des Français comme des médecins reconnaissent que la campagne incite à accepter davantage les médicaments génériques.

* Campagne menée en partenariat avec le ministère des Affaires sociales et de la santé et l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM).

** Post-test de la campagne « Médicaments génériques » (spots radio et TV, annonces presse, internet et site d'information http://www.medicaments.gouv.fr/), réalisé par internet du 6 au 13 février 2017 auprès d'un échantillon de 1 005 répondants, représentatif de la population française, âgé de 18 ans et plus, ainsi qu'auprès de 304 pharmaciens, 300 médecins spécialistes et 300 médecins généralistes. Etude menée par l’institut BVA pour le ministère des Affaires sociales et de la santé, 2 mars 2017.

Un retard français médicalement injustifié et coûteux

Les médicaments génériques existent en France depuis 20 ans. Ils ont la même efficacité thérapeutique que les médicaments d’origine puisqu’ils sont élaborés à partir des mêmes molécules. Ils ont la même composition en principes actifs, la même forme pharmaceutique et bénéficient de plus des 20 ans de recul obtenus sur le médicament d’origine qui est expérimenté environ 10 ans avant d’être autorisé à être mis sur le marché et qui est commercialisé 10 ans avant que son brevet tombe dans le domaine public.

Le particularisme français ne se justifie pas non plus économiquement : en moyenne 30 % moins chers que les médicaments d’origine, les médicaments génériques ont permis à l’Assurance Maladie d’économiser 7 milliards d’euros en 5 ans.

Ces économies réalisées sur des médicaments très utilisés et bien connus permettent de prendre en charge des traitements innovants souvent onéreux comme les traitements anticancéreux. Les médicaments génériques contribuent ainsi à mieux rémunérer les efforts de recherche. Ils favorisent l’accès aux soins pour tous, tout en participant à la sauvegarde du système français de santé.