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Utilisation des biothérapies dans les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin

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Article mis à jour le 27 juin 2016
L’objectif de cette étude était d’évaluer l’évolution des prescriptions des biothérapies indiquées dans les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI) et d’estimer la part des prescriptions de première intention.

Les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin comprennent la maladie de Crohn et la rectocolite hémorragique. Il s’agit de pathologies invalidantes évoluant par poussées entrecoupées de périodes de rémission, entrainant des hospitalisations et interventions chirurgicales fréquentes. On estime à 200 000 le nombre de patients atteints en France. Deux types de traitements d’entretien permettent de diminuer la fréquence et l’intensité des poussées : les immunosupresseurs classiques de type thiopurines, indiqués en première intention, et certaines biothérapies de type anti-TNF, plus coûteuses, et qui restent surtout des traitements de deuxième intention.

Méthode : Les données médico-administratives de l’assurance maladie (Sniiram) et du programme de médicalisation des systèmes d'information (PMSI) ont été utilisées pour identifier les patients atteints de maladies inflammatoires chroniques de l’intestin ayant initié un traitement par anti-TNF en 2011, 2012 et 2013. Les traitements reçus dans les 12 mois précédant l’instauration des anti-TNF ont été aussi repérés dans les bases.

Résultats : Le nombre de patients ayant instauré un traitement par anti-TNF est passé de 4 571 à 5 875 entre 2011 et 2013 (progression de 29%). Plus spécifiquement, ce sont surtout les patients traités par anti-TNF en première intention, sans prescription d’immunosuppresseurs dans les 12 mois précédant, qui ont augmenté, leur nombre passant de 2 100 à 3 007 entre 2011 et 2013 (+43%). Le nombre de patients ayant initié les deux traitements en même temps a augmenté de 50% (379 patients en 2011 et 570 en 2013). Ces patients avaient toutefois été plus souvent hospitalisés ou opérés pour leur maladie préalablement à l’instauration du traitement, indiquant qu’ils étaient plus sévèrement atteints. Les résultats rapportés ci-dessus étaient observés à la fois pour la maladie de Crohn et la rectocolite hémorragique.

Conclusion : Une progression rapide des prescriptions d’anti-TNF dans l’indication des maladies inflammatoires chroniques de l’intestin a été observée en France entre 2011 et 2013. L’étude suggère une évolution des pratiques médicales, avec des anti-TNF de plus en plus souvent prescrits en première intention, aux dépens des thiopurines.

Référence

Blotière PO, Rudant J, Barré A, Racine A, Weill A, Peyrin-Biroulet L, Carbonnel F, Alla F. Conditions of prescription of anti-TNF agents in newly treated patients with inflammatory bowel disease in France (2011-2013). Digestive Liver Disease. 2016 Jun;48(6):620-5.

 

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