ameli.fr - Exposition aux différents sartans et risque d'entéropathies

Accès rapide

Aller à la navigation principale Aller à la recherche Aller à l'aide Aller au plan du site Aller au contenu Aller à la pagination
L'Assurance maladie (logo): retour accueil portail

ameli.fr
l'assurance maladie en ligne

Exposition aux différents sartans et risque d'entéropathies

Version imprimableEnvoyer cette page à un ami
Article mis à jour le 16 décembre 2015
L'objectif de cette étude était d'évaluer le risque de malabsorption intestinale associé à l'olmesartan comparativement aux autres sartans et aux inhibiteurs de l'enzyme de conversion (IEC).

Des cas d’entéropathies sévères associées à l’olmésartan (antihypertenseur de la famille des sartans) ont été signalés, mais il n'y a pas eu de démonstration d'un risque accru par des études pharmaco-épidémiologiques.

L’objectif de l’étude principale était d’évaluer le risque d'hospitalisation pour syndrome de malabsorption intestinale associé à l'olmésartan, comparativement aux autres sartans et aux inhibiteurs de l'enzyme de conversion (IEC).

Méthode : tous les patients adultes débutant un traitement par un sartan ou un IEC entre le 1er janvier 2007 et le 31 décembre 2012 avec aucune hospitalisation antérieure pour une malabsorption intestinale, aucun test de sérologie pour la maladie cœliaque, et aucune ordonnance pour un régime sans gluten ont été inclus. L’incidence des hospitalisations avec un diagnostic de prise en charge de malabsorption intestinale était le critère principal.

Résultats : 4 546 680 patients correspondant à 9 010 303 personnes-années de suivi ont été inclus et 218 événements observés. Chez les utilisateurs d’olmésartan (versus IEC), le ratio de taux ajusté d'hospitalisation avec un diagnostic de de malabsorption intestinale était de 2,49 (95% intervalle de confiance de 1,73 à 3,57, p <0,0001). Ce ratio de taux ajusté était de 0,76 (IC à 95% 0,39 à 1,49, p = 0,43) pour une durée de traitement de moins d’une année, 3,66 (IC à 95% 1,84 à 7,29, p <0,001) entre 1 et 2 années d'exposition, et de 10,65 (IC à 95% 5,05 à 22,46, p <0,0001) au-delà de 2 années d'exposition. La durée médiane de séjour à l'hôpital pour une malabsorption intestinale était plus longue dans le groupe olmésartan que dans les autres groupes (p = 0,02).

Conclusion : l'exposition à l'olmésartan est associée à un risque accru d'hospitalisation pour une malabsorption intestinale.

Référence :

Basson M, Mezzarobba M, Weill A, Ricordeau P, Allemand H, Alla F, Carbonnel F. Severe intestinal malabsorption associated with olmesartan: a French nationwide observational cohort study. Gut. 2015 Aug 6.

 

L’étude complémentaire proposée ci-dessous en téléchargement avait pour objectif d’évaluer le risque de malabsorption intestinale associée à chaque sartan comparativement aux IEC. Ses résultats ne montrent pas de sur-risque de malabsorption intestinale chez les patients utilisateurs de sartans autres que l’olmésartan comparativement aux patients utilisateurs d’IEC.

 

Ces deux études ont été réalisées à partir des données du système national d'information interrégimes de l'Assurance Maladie (Sniiram), chaînées avec les données du programme de médicalisation des systèmes d'information (PMSI).

 

Documents à télécharger

Exposition aux différents sartans et risque d'entéropathies

Rapport complémentaire de mars 2014

Rubriques annexes