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Usage des médicaments en ville durant l'épidémie de Covid-19 : points de situation

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Dossier mis à jour le 17 décembre 2020
Cinq études à ce jour, publiées en avril, mai, juin, octobre et décembre 2020
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Point de situation après 3 semaines du 2e confinement

Mise à jour du point d’information publié le 9 octobre 2020

L’épidémie de Covid-19 avec toutes ses conséquences organisationnelles dans la filière de soins et sur la population en général a profondément déstabilisé la consommation de médicaments de ville en France.

EPI-PHARE réalise depuis le début du confinement le suivi de la consommation des médicaments sur ordonnance délivrés en ville en France pour l’ensemble de la population française, à partir des données du système national des données de santé (SNDS). Ce rapport couvre ainsi la période du rebond épidémique débutant à la fin de l’été 2020 et correspondant à la « seconde vague » de l’épidémie de Covid-19 en France métropolitaine, seconde vague toujours en cours en fin de la semaine 47 et au moment de la rédaction de ce rapport. Ce suivi est régulièrement actualisé dans le temps.

Durant les huit mois qui ont suivi le début de l’épidémie de Covid-19, il n’y pas eu de baisse notable de la délivrance des médicaments pour les pathologies chroniques déjà prises en charge. Cela s’explique probablement parce que les patients ont eu le droit d’utiliser des ordonnances « périmées » pendant les deux périodes de confinement, et grâce au recours à la téléconsultation. C’est le cas notamment pour les antihypertenseurs, les antidiabétiques dont l’insuline et les antiépileptiques. Par ailleurs, nous n’avons pas observé de phénomène de stockage de médicaments pour les maladies chroniques lors du deuxième confinement comme cela avait été le cas lors du premier.

En revanche, une baisse des instaurations de traitements pour de nouveaux malades, bien que le plus souvent faible, a été constatée pour quelques classes thérapeutiques.

D’autres baisses plus massives d’utilisation sont constatées pour les antibiotiques, les AINS, les corticoïdes oraux et les antiulcéreux (comme les IPP). Elles témoignent en partie de la bonne compréhension des messages des autorités sanitaires sur les possibles effets délétères de certains produits sur la Covid-19.

Lors de la deuxième vague, le couvre-feu puis le confinement qui ont suivi ont eu un impact moins marqué sur la prescription et la délivrance de médicaments que lors de la première vague et son confinement plus strict.

Les médicaments utilisés dans la prise en charge des troubles mentaux, les anxiolytiques et les hypnotiques, ont vu leur consommation et leur instauration accrues avec toutefois une baisse de l’instauration des hypnotiques (-2%) au début de second confinement. Après une baisse de -29% lors du premier confinement, la consommation d’antidépresseurs était en hausse en post-confinement et lors du deuxième confinement (+4% et +2%). Cette augmentation reflète probablement l’impact psychologique important de l’épidémie de Covid-19 et de ses conséquences sociales, professionnelles et économiques.

La vaccination reste très en deçà des années précédentes lors du deuxième confinement avec une baisse des délivrances des vaccins anti-HPV (-35,6%), vaccins antitétaniques (-14,6%), vaccins penta/hexavalent pour nourrissons (-14,2%). Le retard observé depuis huit mois en termes de vaccination ne sera pas comblé en 2020 et se reportera sur l’année 2021.

Enfin, pour les traitements nécessitant une administration par un professionnel de santé comme le traitement de la DMLA par injection dans l’œil ou encore les explorations fonctionnelles notamment par voie endoscopique digestive ou par imagerie médicale, la baisse était bien moindre lors du deuxième confinement, mais les retards observés et cumulés depuis huit mois ne pourront pas, non plus, être rattrapés en 2020, nécessitant une programmation à moyen et long terme, voire une adaptation de certaines indications à l’offre de soins nécessairement plus réduite.

Usage des médicaments de ville en France durant l'épidémie de la Covid-19 - Point de situation jusqu'au 22 novembre 2020 (pdf, 25815 ko)

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