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Usage des médicaments en ville durant l'épidémie de Covid-19 : points de situation

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Dossier mis à jour le 17 décembre 2020
Cinq études à ce jour, publiées en avril, mai, juin, octobre et décembre 2020
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Point de situation après 18 semaines post confinement

Mise à jour du point d’information publié le 12 juin 2020

 

L’épidémie de Covid-19 avec toutes ses conséquences organisationnelles dans la filière de soins et sur la population en général a profondément déstabilisé la consommation de médicaments de ville en France.

EPI-PHARE réalise depuis le début du confinement le suivi de la consommation des médicaments sur ordonnance délivrés en ville en France pour de l’ensemble de la population française, à partir des données du Système National des Données de Santé (SNDS). Ce rapport couvre la période de confinement national (semaines 12 à 19 du 16 mars 2020 au 10 mai 2020) et de post-confinement jusqu’au 13 septembre 2020, soit au total un suivi de six mois. Ce suivi est régulièrement actualisé dans le temps.

Durant les six mois qui ont suivi le début du confinement lié à l’épidémie de Covid-19 dans l’ensemble il n’y pas eu de manque notable de médicaments pour les pathologies chroniques déjà traitées, probablement parce que les patients ont eu le droit d’utiliser des ordonnances « périmées » et aussi grâce au recours aux téléconsultations. C’est le cas notamment pour les antihypertenseurs, les antidiabétiques dont l’insuline et les antiépileptiques… Rien ne prouve néanmoins que les adaptations thérapeutiques nécessaires aient été réalisées. Pour les nouveaux malades, un déficit de mise en route des traitements, plus ou moins important selon les classes thérapeutiques, a été constaté. D’autres baisses marquantes d’utilisation sont également constatées pour les antibiotiques, les AINS, les antiulcéreux de type IPP et les corticoïdes oraux. Elles témoignent en partie de la bonne compréhension de messages des autorités sanitaires sur les possibles effets délétères de certains produits sur la Covid.

Toutefois deux classes thérapeutiques de médicaments des troubles mentaux, les anxiolytiques et les hypnotiques, ont vu leur consommation et leur instauration accrues de façon persistante pendant et au décours du confinement. Cette augmentation reflète probablement l’impact psychologique important de l’épidémie de Covid-19 et de ses conséquences sociales, professionnelles et économiques.

Le retard observé en termes de traitements nécessitant une administration par un professionnel de santé comme le traitement de la DMLA ou encore d’explorations fonctionnelles notamment par voie endoscopique ou par imagerie médicale ne pourra pas être comblé en 2020, nécessitant une programmation à moyen et long terme, voire une adaptation de certaines indications à l’offre de soins nécessairement plus réduite. Enfin, le retard observé en termes de vaccination sera difficilement comblé en 2020.

 

Documents à télécharger

Usage des médicaments de ville en France durant l’épidémie de la Covid-19 – point de situation jusqu’au 13 septembre 2020

Octobre 2020

Rubriques annexes