L’infirmier, acteur de la lutte contre le tabac

18 mai 2018

Parvenir à passer sous la barre des 20 % de Français fumeurs d’ici à 2024 : c’est un des objectifs du programme national de réduction du tabagisme (PNRT)  Cet objectif ambitieux requiert l’implication de l’ensemble des professions médicales et paramédicales pour accompagner les fumeurs souhaitant arrêter de fumer, soit près de 60 % des 13 millions de fumeurs quotidiens (1).

Pour les y aider, la loi du 26 janvier 2016 de modernisation de notre système de santé autorise les infirmiers à prescrire des traitements nicotiniques de substitution (gommes, patchs, etc.)

À ce jour, un forfait, d’un montant forfaitaire de 150 € par an, permet un accès facilité aux traitements d’aide au sevrage du tabac. 9 fois sur 10 en effet, arrêter seul sa consommation de tabac ne fonctionne pas. La combinaison de l’intervention d’un professionnel de santé et d’un traitement d’aide à l’arrêt se révèle la stratégie la plus efficace. L’abstinence à 6 mois passe alors de 50 % à 70 % (2). La priorité donnée à la prévention annoncée par le Premier ministre le 26 mars 2018 prévoit de passer progressivement du forfait d’aide au sevrage de 150 € par an et par assuré à un remboursement classique, comme pour tous les médicaments remboursables. C’est déjà le cas depuis le 22 mars pour des gommes à mâcher génériques, et depuis le 16 mai pour les premiers patchs. Cela permettra notamment de lever les freins liés à l’avance de frais.

Le 31 mai, la journée mondiale sans tabac sera de nouveau l’occasion de soutenir tous les patients fumeurs dans leur démarche d’arrêt.

 

(1) Baromètre santé 2014, Santé publique France.
(2) Source PNRT 2014-2019.