Accident du travail ou de trajet : le retour à l'emploi du salarié

19 avril 2019
À la suite d'un arrêt de travail, votre salarié peut rencontrer des difficultés à reprendre son poste. Vous êtes un interlocuteur privilégié pour prévenir sa désinsertion professionnelle et l'aider à conserver son emploi ou à accéder à un emploi compatible avec son état de santé.

Votre salarié peut estimer, durant son arrêt de travail ou au moment de la reprise de son activité professionnelle, qu’il n’est pas en mesure de reprendre son poste. Vous devez l’inciter à demander une visite de préreprise auprès du médecin du travail. Celui-ci se rapprochera de votre entreprise afin de trouver la solution de retour à l’emploi la plus adaptée à sa situation.

En arrêt de travail, votre salarié ne peut pas reprendre son poste

Votre salarié peut accéder à différents dispositifs d'aide au retour à l'emploi, sous réserve d'un avis médical favorable :

  • une action d'accompagnement, d'une durée de 1 à 4 mois, destinée à élaborer un nouveau projet professionnel lui permettant d'envisager un autre métier dans votre entreprise ou ailleurs ;
  • un bilan de compétences afin de faire le point sur ses compétences, ses capacités et ses motivations, avec pour objectif de définir un projet professionnel ou de formation ;
  • une formation diplômante facilitant l'accès à un nouvel emploi ;
  • un essai encadré ;
  • un contrat de rééducation professionnelle en entreprise.

Après son arrêt de travail, votre salarié a besoin d’aménagements pour reprendre son poste

Votre salarié peut bénéficier de plusieurs dispositifs lors du retour à l’emploi :

  • la reprise dit de « travail léger » (aménagement en termes de rythme, de durée ou de charge) ou un aménagement de poste (en termes d’aménagement de matériel, d’organisation) ; ces modalités sont organisées entre le médecin du travail, votre entreprise et votre salarié. Dans ce cas, l’employeur finance la part du temps de travail que le salarié passe dans l’entreprise et sa caisse primaire d'assurance maladie (CPAM) finance le temps que le salarié passe chez lui ;
  • un contrat de rééducation professionnelle (CRPE). Si le salarié est reconnu travailleur handicapé et inapte à exercer son emploi, ce contrat lui permet d’apprendre  un nouveau métier ou de se réaccoutumer à son poste de travail au sein de votre entreprise.  Il est cofinancé par l’employeur et la CPAM. Les employeurs peuvent se rapprocher d’un organisme de placement spécialisé ou de la CPAM du salarié pour obtenir plus de renseignements (contacter le 3679) ;
  • une formation en centre de rééducation professionnelle destinée à suivre une formation qualifiante pour apprendre un nouveau métier. Le financement de la formation n’incombe pas à l’employeur.