Travailleurs indépendants

19 janvier 2021
Qu'il s'agisse d'artisanat, de commerce ou de prestations de services, l'activité des travailleurs indépendants repose entièrement sur leur propre personne. C'est pourquoi ils doivent s'appuyer sur la prévention des risques pour maintenir leur santé et celle de leur entreprise. Des outils existent pour les accompagner, en fonction de leur secteur d'activité.

Pour une entreprise en bonne santé, prenez soin de vous

Le travail indépendant se caractérise par une forte dimension individuelle. L’activité repose entièrement sur le chef d’entreprise, quel que soit son profil : profession libérale, artisan des métiers de bouche, gérant de petit commerce - notamment alimentaire.

La performance de votre entreprise dépend donc largement de votre santé.

À titre d’exemple, les accidents et maladies professionnelles dans les métiers de bureau (avocat, architecte, designer…) représentent 1 million de journées de travail perdues par an. Il en est de même pour les commerces de quartier : les boulangers perdent ainsi 600 0000 journées chaque année.

La prévention des risques professionnels est donc un outil incontournable pour maintenir et améliorer votre activité au quotidien et dans la durée.

Découvrez les risques professionnels de votre secteur et leurs conséquences sur votre santé

La connaissance des risques est une étape primordiale pour mettre en place des actions de prévention concrètes et efficaces. Les causes d'accidents et de maladies professionnelles des travailleurs indépendants dépendent en effet de leurs secteurs d'activité.

Répartition des accidents et maladies par type de risques pour les métiers de bureau
Risques professionnels Accidents du travail et maladies professionnelles
Utilisation de machines et d’outillage à main (pour ouvrir des cartons, couper du papier) Coupures
Manutention, gestes répétitifs et postures inadaptées, manque d’ergonomie du poste de travail Troubles musculosquelettiques (TMS), lombalgies
Chutes liées aux sols glissants ou aux espaces encombrés (câbles…) Traumatismes
Position assise prolongée Insuffisance veineuse, jambes lourdes, œdèmes, mal de dos
Organisation du travail : exigences de planification et pilotage, effacement de la frontière entre vie privée et vie, isolement, précarité induite par la multiplication des contrats temporaires… Stress, troubles du sommeil

Répartition des accidents et maladies par type de risques pour les métiers du bâtiment
Risques professionnels Accidents du travail et maladies professionnelles
Utilisation d'outillage à main, de machines portatives et vibrantes (meuleuses, marteaux-piqueurs, pilonneuses, plaques vibrantes…). Coupures, troubles musculosquelettiques (TMS)
Postures contraignantes (agenouillé, ou debout, par exemple) Insuffisance veineuse, jambes lourdes, œdèmes, mal de dos
Port de charges lourdes et manutention de matériaux, à bout de bras ou sur l'épaule (sacs de ciment, poutres, « big bags »…), chargement et déchargement d'un camion, etc. Troubles musculosquelettiques (TMS), lombalgies
Chutes de plain-pied (liés aux sols glissants, aux chantiers encombrés, à une mauvaise signalétique ou à un manque d'équipements individuels) ou chutes de hauteur (au travers des trémies d'escaliers ou depuis un échafaudage, une échelle, une nacelle ou une plateforme élévatrice) Traumatismes et accidents graves

Répartition des accidents et maladies par type de risques pour les métiers des services et de l'aide à la personne
Risques professionnels Accidents du travail et maladies professionnelles
Manutention, gestes répétitifs et postures contraignantes, port de charges Troubles musculosquelettiques (TMS), lombalgies
Chutes liées aux sols glissants, aux espaces exigus ou encombrés Traumatismes
Contact avec des produits d’entretien Risques chimiques
Contact avec le public, rythme et horaires exigeants, isolement Stress, troubles du sommeil
Accident de la route (risque routier) Dommages corporels

Répartition des accidents et maladies par type de risques pour les commerces
Risques professionnels Accidents du travail et maladies professionnelles
Utilisation de machines et d'outillage à main (pour travailler les produits ou pour ouvrir des cartons) Coupures, brûlures
Manutention, gestes répétitifs et postures contraignantes,  port de charges (qu’il s'agisse de décharger des marchandises, manipuler des objets en hauteur, soulever un carton) Troubles musculosquelettiques (TMS), lombalgies
Chutes liées aux sols glissants, aux espaces exigus et encombrés (stocks, machines, câbles…) Traumatismes
Rythme de travail (horaires atypiques, pics d'activité) Fatigue, troubles du sommeil, stress
Contact avec le public (risque d'agression) Stress, troubles du sommeil
Manipulation de produits alimentaires (farines, consommation de sucre…) Affections de l'appareil bucco-respiratoire (allergie, asthme, carie du pâtissier, rhinite...)
Postures prolongées (debout ou assise) Insuffisance veineuse, jambes lourdes, œdèmes
Travail en extérieur ou dans des environnements extrêmes (chauds ou froids) Affections respiratoires, rhumatismes…

Les chutes, un risque omniprésent dans tous les secteurs d'activité

Les chutes sont très fréquentes, qu'elles soient de plain-pied (glissade, trébuchement, collision) ou de hauteur (depuis un échafaudage, un escabeau, un toit). Elles peuvent entraîner de lourdes séquelles et mener à la cessation de votre activité. Prévenir ce risque d'accident peut être simple, rapide et peu coûteux. Il s'agit notamment de :

  • dégager et éclairer les espaces de circulation
  • désencombrer le sol et l'équiper de revêtements antidérapants
  • utiliser des équipements de protection individuels (chaussures de sécurité, harnais…)

Pour en savoir plus sur les moyens de prévention, consultez la rubrique dédiée aux chutes.

Mettez en place des mesures de prévention simples et efficaces

Vous pouvez agir de manière simple pour lutter contre les principaux risques professionnels. Les recommandations qui suivent concernent aussi bien le travail de bureau (dont le télétravail) que les métiers impliquant une activité physique importante : maçons, aides à domiciles, boulangers-pâtissiers, confiseurs, glaciers, bouchers-charcutiers, poissonniers.

Il est en effet possible de :

  • limiter les manutentions manuelles, afin d’éviter les troubles musculosquelettiques (TMS) ;
  • choisir des équipements et matériels adaptés, afin de soulager la manutention et prévenir des risques divers (mal de dos, maladies respiratoires telles que l’asthme du boulanger, coupures, brûlures) ;
  • optimiser l’agencement de vos locaux (confort thermique, ventilation, bruit, circulation entre les espaces) ainsi que l’ergonomie du poste de travail (taille du plan de travail, réglage de la hauteur du siège, éclairages, orientation de l’écran…) ;
  • vous informer et vous former régulièrement, afin de pouvoir identifier les différentes situations à risques potentielles liées à votre activité et connaître les bonnes pratiques.

L'essentiel pour votre métier

Pour en savoir plus sur les recommandations relatives à la prévention dans votre métier, rendez-vous sur le site de l'INRS (Institut national de recherche et de sécurité pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles) pour y consulter les brochures de synthèse (PDF)

L'assurance volontaire individuelle AT/MP : une garantie pour vous et vos proches

En cas d'accident du travail et de maladie professionnelle, vos frais de santé sont pris en charge au même taux de remboursement que les salariés, comme tout assuré du régime général de l'Assurance Maladie. En souscrivant une assurance volontaire individuelle contre le risque des accidents du travail/trajet et maladies professionnelles, vous pouvez toutefois bénéficier de prestations plus étendues :

  • meilleur remboursement des frais de santé ;
  • versement d'une indemnité en capital ou d'une rente en cas d'incapacité permanente (IPP) ;
  • remboursement des frais funéraires et, s'il y a lieu, des frais de transport du corps jusqu'au lieu de sépulture.

Pour souscrire, remplissez le formulaire de demande d'admission à l'assurance volontaire AT/MP (PDF) et adressez-le à votre caisse d'assurance maladie.