Commerce de gros non alimentaire

29 novembre 2021
Coupures, chutes, mal de dos… De l’achat de marchandises à leur livraison, les risques du commerce de gros sont multiples et les coûts humains et financiers peuvent être élevés. Pour les prévenir, des solutions simples permettent de préserver la santé des salariés et la performance des entreprises.
Infographie présentant les différents risques professionnels liés au secteur des métiers du commerce de gros non alimentaire

Les risques professionnels dans le secteur des métiers du commerce de gros non alimentaire

Dans ce secteur d'activité, 61 % des accidents sont liés aux manutentions manuelles et 22 % des accidents sont liés aux chutes.

On dénombre près de 1 000 000 journées de travail perdues par an.

En moyenne les professionnels du secteur des métiers du commerce de gros non alimentaire sont arrêtés 60 jours pour cause d'accident du travail et 239 jours pour cause de maladie professionnelle.

Près d’un million de salariés travaillent dans le commerce de gros, dont 95 % dans des PME (96 % des grossistes comptent moins de vingt collaborateurs). En nombre d’entreprises, les intermédiaires du commerce de gros et les grossistes de biens domestiques regroupent plus de la moitié des établissements.

Ce secteur se caractérise par des flux logistiques importants générant une grande variété de situations à risques. Celles-ci sont principalement liée aux activités physiques (manutention de charges, posture contraignante, gestes répétés, déplacements…) et à l’utilisation d’équipements et de machines (conduite de véhicules de livraison et d'engins, ouverture de cartons avec des outils tranchants…).

L’organisation du travail se traduit en outre par des contraintes de travail éprouvantes pour les salariés (exigences des clients, délais de livraison, horaires décalés, travail isolé, accès de livraison difficiles …).

Commerce de gros non alimentaire : les principaux risques professionnels

Du stockage à la livraison d’un produit, en camion, en véhicule utilitaire, en chariot ou à pied, nombreuses sont les situations à risques dans le commerce de gros.

Pour les prévenir efficacement, il faut d’abord bien les identifier : les plus fréquents sont présentés dans le tableau ci-dessous.

Principaux risques professionnels et conséquences sur la santé des salariés
Situations à risque Accidents du travail et maladies professionnelles
Manutention répétée, port de charges lourdes, palettes très hautes Mal de dos (lombalgies et dorsalgies), douleurs aux articulations
Déplacement sur sols glissants ou encombrés, manque d’éclairage, circulation d’engins, accès en hauteur Glissades, chutes, collisions
Déballage de marchandises et utilisation d’outils avec lame (ciseaux, cutters, couteaux), utilisation de machines (conditionneuse, scie à os...) Coupures, blessures
Livraisons de marchandises aux heures de pointe, avec des accès difficiles (centre-ville, dénivelés, escaliers…) Accidents routiers, fatigue, stress
Coactivité des engins, piétons et chauffeurs de poids lourds Heurts, écrasement, renversement de chariot, chutes de charges

Au-delà des menaces sur la santé des professionnels, les accidents du travail et maladies professionnelles ont aussi un coût indirect pour l’entreprise : baisse de productivité, retard de livraison, temps de formation des remplaçants, absentéisme…

La rentabilité de l’entreprise dépend donc de la prévention des risques professionnels.

Employeurs : un outil en ligne gratuit et anonyme pour évaluer les risques professionnels

Pour bien évaluer ces risques et vous aider dans vos démarches, l’Assurance Maladie – Risques professionnels et l’Institut national de recherche et de sécurité (INRS) ont créé un outil en ligne d’évaluation des risques dédié au commerce de gros.

Gratuit et anonyme, cet outil se présente sous la forme d’un questionnaire dédié et vous permet de :

  • construire un plan de prévention spécifique à vos besoins et à ceux des entreprises extérieures pouvant intervenir sur site (chargées par exemple de l’approvisionnement ou du nettoyage) ;
  • répondre à vos obligations légales, liées notamment au document unique d’évaluation des risques (DUER), dont les modalités de consultation doivent être affichées dans vos locaux.

À l’issue du questionnaire, vous pouvez ainsi télécharger :

  • un plan d’actions personnalisé ;
  • votre DUER.

Cette phase d’évaluation est donc cruciale : une qualification précise des risques de votre établissement vous permettra d’opter pour des moyens de prévention adaptés.

Covid-19 : évaluer les risques de contamination

Les entreprises souhaitant identifier les situations dans lesquelles les collaborateurs sont exposés à la Covid-19 peuvent s’appuyer sur l’outil « Plan d’action Covid-19 ». Accessible gratuitement en ligne, il permet de lister les mesures préventives à mettre en place pour protéger ses salariés de la contamination par le coronavirus.

Limiter les risques dans le commerce de gros : des mesures abordables

Qu’il s’agisse de textile, de pièces détachées, ou de produits pharmaceutiques, la réussite de votre commerce de gros dépend de votre santé et de celle de vos collaborateurs. L’absence d’un salarié peut occasionner une surcharge d’activité au sein de votre équipe et nuire à l’organisation du travail.

En améliorant les conditions de travail au quotidien, vous pouvez :

  • contribuer à rendre votre métier plus attractif en réduisant l’exposition aux risques ;
  • améliorer les performances de votre commerce de gros pour une meilleure qualité de vie au travail.

Pour en connaître davantage sur les actions spécifiques à mettre en place au sein de votre démarche de prévention, parcourez les documents présents sur la page Commerce de gros du site de l’INRS, en particulier la brochure "Commerce de gros non alimentaire - Santé au travail : passez à l'action !".

Au sein du commerce de gros, tous les collaborateurs ont un rôle à jouer pour prévenir les risques et limiter les accidents de travail. Des mesures efficaces et simples peuvent être établies à moindre coût.

Chefs d’entreprise, vous pouvez anticiper les situations à risques auxquelles sont confrontés vos collaborateurs. Partagez avec eux les principales règles d’hygiène et de sécurité en les affichant dans vos locaux.

Pour certains risques, des mesures de prévention plus spécifiques existent pour chaque type d’activité. Vous pouvez par exemple :

  • porter des équipements adaptés, comme des gants de manutention, des équipements contre le froid, des chaussures de sécurité, ou des vêtements à bandes réfléchissantes, afin de réduire les risques de chutes de coupures ou de collision ;
  • améliorer le plan de circulation avec une signalétique, un éclairage, et des matériels spécifiques (plots, barrières) ;
  • mettre à disposition des matériels d’aide à la manutention et former les salariés à leur utilisation ;
  • organiser le travail et les délais de livraisons pour rentabiliser les déplacements ou gérer les charges mentales et le stress.

Pour vous aider dans votre démarche de prévention, l’INRS propose l’outil « Agir suite à un accident du travail ». Destiné aux PME, cet outil propose une aide pour mettre en place des actions correctives à la suite d’un accident du travail, afin qu’il ne se reproduise pas.

Il s’appuie notamment sur un guide d'enquête sur les circonstances de l’accident (à télécharger dans l’outil). Vous pouvez ainsi ajouter les causes spécifiques de l’accident et y associer des mesures de prévention adaptées à votre situation. Celles-ci pourront alors intégrées à votre document unique d’évaluation des risques.

L’information reste un des meilleurs moyens de limiter les risques professionnels et éviter des accidents de travail. Anticiper les risques vous permettra de réagir efficacement en cas d’incident et gagner en rentabilité. L’affichage des règles d’hygiène et de sécurité fait d’ailleurs partie des obligations de l’employeur.

Par exemple, vous pouvez consulter le programme d’autoformation « Acquérir les bases en prévention des risques professionnels », accessible gratuitement sur le site de l’INRS. Ce dispositif vous permettra de connaître les principes généraux de prévention afin d’analyser, évaluer et limiter les risques professionnels.

PRAP : une formation pour prévenir les risques liés aux gestes et postures

Pour limiter les risques liés à l’activité physique (port de charges lourdes, manutention répétée, travail debout), la formation à la prévention des risques liés à l’activité physique (PRAP) vous permettra d’acquérir les bonnes pratiques de gestes et de postures. Surtout, elle vous permettra d'analyser les situations de travail et proposer des mesures d'amélioration des conditions de travail.

Les nouveaux collaborateurs (stagiaires, apprentis, nouveaux embauchés, intérimaires…) doivent recueillir toute votre attention. Moins expérimentés, ils peuvent être également moins informés et avoir tendance à minimiser les risques à leur poste de travail. Ces profils sont donc plus exposés aux maladies professionnelles et aux accidents du travail (lors de l’utilisation d’équipements dangereux, par exemple).

Face à ce constat, l’accompagnement constitue le meilleur outil pour les sensibiliser avec pédagogie à la prévention.

Vous pouvez prendre connaissance des étapes à suivre pour mettre en place cette démarche d’accueil en consultant le cahier de l’accueillant (PDF).

Outre les risques liés directement aux soins animaux, le personnel des cliniques vétérinaires peut également être confronté à des situations de stress, voire d’agression ou de tensions avec les clients. être sous-estimés. L’INRS a conçu l’outil « Faire le point » afin de prévenir ces risques, souvent sous-estimés. Vous pourrez ainsi les intégrer à votre document unique d'évaluation des risques professionnels, et répondre et à vos obligations réglementaires.

Entreprises de moins de 50 salariés, vos démarches de prévention peuvent être en partie financées par des subventions concernant les risques auxquels vos salariés sont confrontés.

Pour prévenir des risques liés aux troubles musculosquelettiques (TMS), les formations TMS Pros Action et TMS Pros Diagnostic vous offrent une aide financière pour mettre en place des actions de formation aux règles d’hygiène et acheter des équipements ergonomiques.

Vous pouvez également demander à bénéficier de la subvention Equip'mobile + (timon électrique, roue motorisée pour rolls...

Enfin, contre les risques liés au filmage de marchandises, Filmeuse + vous permettra de financer des équipements spécifiques.

Pour en savoir plus sur les modalités d’obtention et de financement, consultez la liste des aides financières pour les TPE et PME.

Les experts de l’Assurance Maladie – Risques professionnels vous accompagnent dans votre démarche de prévention des risques professionnels liés au commerce de gros (troubles musculosquelettiques, mal de dos, risques psychosociauxchutes...).

Pour cela, vous pouvez contacter votre caisse d'assurance retraite et de la santé au travail (Carsat), votre caisse régionale d’assurance maladie (CRAM), ou votre caisse générale de sécurité sociale (CGSS).