Poissonnerie

20 septembre 2021
Les « risques du métier » (chutes, stress, mal de dos, etc.) ne sont pas une fatalité pour les poissonniers. Afin de garantir des conditions de travail satisfaisantes pour les chefs d'entreprise et les salariés, des solutions concrètes existent. Elles sont simples, efficaces et peu coûteuses.
infographie présentant les chiffres des accidents du travail pour le secteur de la poissonnerie

Les risques professionnels : poissonnerie

Les causes des accidents dans ce secteur :

  • 44 % des accidents liés aux manutentions manuelles (port de charges...) ;
  • 32 % sont liés à l'utilisation des outils à main (coupures, blessures) ;
  • 13 %  sont liés à des chutes.

En moyenne dans le secteur d'activité de la poissonnerie on dénombre 55 jours d'arrêt par accident de travail et 300 jours d'arrêt par maladie professionnelle.

Principales causes d’accidents du travail : les outils et les manutentions manuelles… mais pas seulement

Principaux risques professionnels dans les métiers de la poissonnerie et conséquences sur la santé des salariés
Situations à risque Accidents du travail et maladies professionnelles
Horaires atypiques Fatigue, troubles du sommeil, stress
Postures contraignantes, port de charges lourdes, manipulation de la marchandise (glaces, produits, remorques de marché...) Troubles musculosquelettiques, mal de dos, chutes
Outillage à main Coupures

 

Un outil en ligne gratuit pour évaluer les risques professionnels

Pour améliorer vos conditions de travail, il faut commencer par identifier les risques propres à votre commerce. Cette étape est d'ailleurs rendue obligatoire avec le Document unique d'évaluation des risques (DUER) à remplir chaque année par les employeurs.

Pour vous aider, un outil en ligne « Poissonnerie : évaluer et réduire les risques professionnels » est mis à votre disposition gratuitement. Il permet de :

  • faciliter vos démarches, en tant qu'employeur, pour établir le DUER ;
  • bénéficier d'un plan d'actions sur mesure. Des solutions concrètes pour prévenir les risques professionnels sont alors proposées : formations, aides financières, accompagnement...

Evaluer l'exposition à la Covid-19

Dans le document unique d'évaluation des risques (DUER), l’exposition à la Covid-19 doit être prise en compte. Afin de vous aider à identifier et prévenir les risques de contamination, vous pouvez consulter le Plan d’Actions Covid-19.

Des solutions pour réduire les risques de votre métier

Chaque solution de prévention doit être adaptée au contexte de l'établissement. Leur mise en œuvre peut être simple et peu coûteuse.

Les actions de prévention ne sont pas forcément coûteuses. Elles permettent en outre un gain d'efficacité. Pour agir contre les principaux risques, pensez à :

  • limiter les manutentions manuelles ;
  • maintenir les couteaux aiguisés et en bon état ;
  • réduire les risques de chutes ;
  • choisir des équipements et matériels adaptés.

Pour en savoir plus, consultez la brochure de l’INRS sur le site inrs.fr « Poissonnerie - Santé au travail : passez à l’action ! ».

Des subventions et contrats de prévention existent pour aider financièrement l’entreprise à mettre en place des actions et améliorer les conditions de travail.

Les subventions ont vocation à cibler la prévention d’un risque donné. Elles permettent de :

  • financer des équipements pour réduire les risques liés aux manutentions, aux déplacements et aux environnements froids (Métiers de bouche +)
  • financer la formation, l'évaluation et la mise en place d'un plan d'actions contre les risques de troubles musculosquelettiques (TMS Pros Diagnostic et TMS Pros Action) ;
  • acheter du matériel et/ou des équipements pour réduire les contraintes physiques et pour réaliser des formations adaptées en direction des salariés concernés par les troubles musculosquelettiques (TMS Pros Action).

Pour en savoir plus, consultez la page des subventions Prévention pour les petites entreprises.

Les contrats de prévention  permettent une approche plus globale de l’ensemble des risques de l’établissement. Ils permettent de :

  • (ré)aménager des locaux afin de faciliter les déplacements et réduire les chutes ;
  • acheter des matériels/équipements pour supprimer les contraintes physiques ou prévenir le risque de brûlure ;
  • former les salariés à la prévention des risques.

Le site de l'INRS propose, sur son site Internet :

L’Assurance Maladie – Risques professionnels publie un cahier de l’accueillant (PDF) pour aider les chefs d’entreprise à protéger efficacement leurs nouveaux collaborateurs des risques professionnels.

Méconnaissance de leur environnement de travail, des dangers liés à l’activité, faible intégration dans un collectif de travail susceptible de leur transmettre des savoir-faire de prudence, les nouveaux embauchés, intérimaires, apprentis ou stagiaires sont ainsi plus vulnérables.

Pour les accompagner, désignez une personne expérimentée et volontaire au sein de votre équipe. Elle pourra s’appuyer sur ce guide pour connaître la marche à suivre.

Sur le site web de l’INRS, l’outil « Faire le point RPS » vous accompagne dans l’évaluation des risques psychosociaux au sein de votre entreprise : anxiété, burn out, dépressions… Il vous aide à les intégrer à votre document unique d'évaluation des risques professionnels (DUER) et à répondre ainsi à vos obligations réglementaires.

Le réseau d’experts de l’Assurance Maladie – Risques professionnels vous accompagne pour prévenir notamment les troubles musculosquelettiques et les chutes. Pour en savoir plus, adressez-vous à votre caisse d'assurance retraite et de la santé au travail (Carsat), votre caisse régionale d'assurance maladie (CRAM), ou votre caisse générale de sécurité sociale (CGSS).

A la suite d'un accident, vous pouvez utiliser l'outil « Agir suite à un accident ». S'adressant aux entreprises de moins de 50 salariés, il permet au chef d'entreprise de : 

  • sélectionner les causes de l'accident ;
  • identifier les mesures à mettre en place ;
  • bénéficier d'un plan d'actions.