Boulangerie, pâtisserie, chocolaterie, glacerie

20 septembre 2021
Évolution de la demande des consommateurs, concurrence des grandes surfaces, difficulté à recruter... Les artisans et professionnels des métiers de bouche sont confrontés à de nombreux défis. Pour les relever, de bonnes conditions de travail sont essentielles.

Métiers de bouche : des risques au quotidien

Infographie présentant les chiffres des accidents du travail pour le secteur de la boulangerie-pâtisserie-glacerie-confiserie

Les risques professionnels : boulangerie - pâtisserie - glacerie - confiserie

Dans ce secteur :

  • 45 % des accidents sont liés aux manutentions manuelles ;
  • entraînant près de 600 000 journées de perdues par an.

En moyenne les professionels de ce secteur d'activité sont arrêtés 60 jours par accident du travail et 230 jours par maladie professionnelle.

Manutentions, machines, stress : les conséquences sur la santé des chefs d'entreprise et des salariés

Principaux risques professionnels dans les métiers de la boulangerie, pâtisserie, chocolaterie, glacerie et conséquences sur la santé des salariés
Situations à risque Accidents du travail et maladies professionnelles
Manutentions, charges lourdes, gestes répétitifs Troubles musculosquelettiques, mal de dos
Manipulation de farines, consommation de sucre Affections de l'appareil bucco-respiratoire (allergie, asthme, carie du pâtissier, rhinite...)
Agencement des locaux, déplacements Chutes, mal de dos
Horaires atypiques, surcharge d'activité Troubles du sommeil, stress
Position debout Insuffisance veineuse, jambes loudes, oedèmes

Evaluer gratuitement les risques d'accidents pour son commerce

Pour réduire les accidents et les maladies au travail, la première étape est d’identifier les risques spécifiques à son commerce. Il s’agit d’ailleurs d’une obligation pour tous les employeurs qui doivent remplir, chaque année, le document unique d’évaluation des risques (DUER).

Pour accompagner les employeurs dans l’établissement de leur DUER, un outil en ligne est disponible gratuitement : « Métiers de bouche : évaluer et réduire les risques professionnels »

Cet outil permet de :

  • vous aider à remplir le DUER ;
  • télécharger un plan d’actions adapté à votre commerce, comprenant des formations, aides financières, etc.

    Covid-19 : identifier les risques d'exposition pour le DUER

    Dans le document unique d'évaluation des risques (DUER), l’exposition à la Covid-19 doit être prise en compte. Afin de vous aider à identifier et prévenir les risques de contamination, vous pouvez consulter le Plan d’Actions Covid-19.

Prévenir les accidents du travail et les maladies professionnelles

Chaque solution de prévention doit être adaptée au contexte de l'établissement. Leur mise en œuvre peut être simple et peu coûteuse.

Quel que soit le profil de l'entreprise et de ses salariés, vous pouvez mettre en œuvre des mesures simples en ciblant les principaux risques. Pensez ainsi à :

  • optimiser les locaux par rapport à l'organisation de votre activité et l'utilisation des équipements, afin de limiter les chutes, les troubles respiratoires et les brûlures ;
  • investir dans des équipements adaptés, afin de soulager la manutention, prévenir le mal de dos ou les maladies respiratoires ;
  • informer et former, afin de prévenir les risques psychosociaux.

Pour en savoir plus sur le type d’actions à mettre en œuvre, consultez la brochure de l’INRS (Institut national de recherche et de sécurité pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles) sur le site inrs.fr « Boulangerie, pâtisserie, chocolaterie, glacerie – Santé au travail : passez à l’action ! ».

Vous pouvez solliciter le réseau d'experts de l'Assurance Maladie – Risques professionnels afin de lutter notamment contre les troubles musculosquelettiques et les chutes. Pour en savoir plus, adressez-vous à votre caisse d'assurance retraite et de la santé au travail (Carsat), votre caisse régionale d'assurance maladie (CRAM), ou votre caisse générale de sécurité sociale (CGSS).

Des subventions et contrats de prévention existent pour aider financièrement l’entreprise à mettre en place des actions et améliorer les conditions de travail.

Les subventions ont vocation à cibler la prévention d’un risque donné. Elles permettent :

  • de financer des équipements pour réduire les risques liés aux manutentions, aux déplacements et à l'exposition aux poussières de farine (Métiers de bouche +) ;
  • d'acheter du matériel et/ou des équipements pour réduire les contraintes physiques et pour réaliser des formations adaptées en direction des salariés concernés par les troubles musculosquelettiques (TMS Pros Action) ;
  • de financer la formation, l'évaluation et la mise en place d'un plan d'actions contre les risques de troubles musculosquelettiques (TMS Pros Diagnostic et TMS Pros Action).

 

Les contrats de prévention permettent une approche plus globale de l’ensemble des risques de l’établissement. Ils permettent de :

  • (ré)aménager des locaux afin de faciliter les déplacements et réduire les chutes ;
  • acheter des matériels/équipements supprimant les contraintes physiques, le risque de brûlure ou encore les risques d’inhalation de poussières de farine ;
  • former les salariés à la prévention des risques.

Le site de l'INRS propose :

Par ailleurs, l'Assurance Maladie - Risques professionnels vous propose le webinaire "Boulangerie, pâtisserie, confiserie, glaçerie : comment prévenir les risques professionnels ?"

Sur le site web de l’INRS, l’outil « Faire le point RPS » vous accompagne dans l’évaluation des risques psychosociaux au sein de votre entreprise : anxiété, burn out, dépressions… Il vous aide à les intégrer à votre document unique d'évaluation des risques professionnels (DUER) et à répondre ainsi à vos obligations réglementaires.

L’Assurance Maladie – Risques professionnels publie un cahier de l’accueillant (PDF) pour aider les chefs d’entreprise à protéger efficacement leurs nouveaux collaborateurs des risques professionnels.

Méconnaissance de leur environnement de travail, des dangers liés à l’activité, faible intégration dans un collectif de travail susceptible de leur transmettre des savoir-faire de prudence, les nouveaux embauchés, intérimaires, apprentis ou stagiaires sont ainsi plus vulnérables.

Pour les accompagner, désignez une personne expérimentée et volontaire au sein de votre équipe. Elle pourra s’appuyer sur ce guide pour connaître la marche à suivre.

A la suite d'un accident, vous pouvez utiliser l'outil « Agir suite à un accident ». S'adressant aux entreprises de moins de 50 salariés, il permet au chef d'entreprise de : 

  • sélectionner les causes de l'accident ;
  • identifier les mesures à mettre en place ;
  • bénéficier d'un plan d'actions.