Boucherie, charcuterie

22 janvier 2021
Les « risques du métier » ne sont pas une fatalité : il est possible de mettre en place des solutions de prévention simples, peu coûteuses et efficaces. Elles permettent de prendre soin à la fois du chef d'entreprise, des salariés et du commerce (baisse de l'absentéisme, meilleure image de marque, fidélisation de la clientèle...).

Le quotidien à risques du métier de boucher-charcutier

Infographie présentant les chiffres des accidents du travail pour le secteur de la boucherie-charcuterie

Les risques professionnels : boucherie-charcuterie

Pourcentage de causes d'accidents pour ce secteur d'activité :

  • 24 % des accidents sont liés aux manutention manuelles (port de charges...)
  • 56 % sont liés à l'utilisation des outils à la main (coupures et blessures).

Dans ce secteur on dénombre près de 200 000 journées de travail perdues par an.

En moyenne les professionnels de la boucherie-charcuterie sont arrêtés 48 jours pour cause d'accident du travail et 213 jours pour cause de maladie professionnelle.

Manutentions, outils tranchants, horaires atypiques : les conséquences pour la santé

Les bouchers-charcutiers sont confrontés à des règles sanitaires strictes, à de nouveaux modes de consommation (grande distribution, vente directe, livraison à domicile, hausse du végétarisme). À cela, s'ajoute des risques courants d’accidents et de maladies propres au métier.

Principaux risques professionnels dans les métiers de la boucherie, charcuterie et conséquences sur la santé des salariés
Situations à risque Accidents du travail et maladies professionnelles
Horaires atypiques Troubles du sommeil, fatigue
Outils et machines tranchantes (scies à ruban, hachoirs, éplucheuses, trancheurs, laminoirs...) Coupures
Manutentions manuelles, port de charges, position debout Troubles musculosquelettiques, chutes, mal de dos

Evaluer les risques professionnels avec un outil en ligne gratuit

Pour améliorer la sécurité de votre quotidien, la première étape est d’identifier les risques spécifiques à votre établissement. Cette phase de diagnostic est d’ailleurs une obligation légale pour les employeurs qui doivent remplir leur document unique d’évaluation des risques (DUER) tous les ans.

Afin de faciliter cette première étape de diagnostic, un outil en ligne : « Boucherie-Charcuterie : évaluer et réduire les risques professionnels » est disponible. Gratuit, ce service propose de :

  • vous aider à établir le DUER ;
  • télécharger un plan d’actions sur mesure, proposant des solutions concrètes : formations, aides financières, accompagnement...

Covid-19 : évaluer les risques de contamination

Dans le document unique d'évaluation des risques (DUER), l’exposition à la Covid-19 doit être prise en compte. Afin de vous aider à identifier et prévenir ce risque, vous pouvez consulter le Plan d’Actions Covid-19.

Les accidents ne sont pas une fatalité

Une fois l'évaluation des risques professionnels réalisée dans votre établissement, vous pouvez lancer des actions de prévention ciblées. Pour cela, des aides et services spécifiques vous sont dédiés.

Les actions de prévention ne sont pas forcément coûteuses. La mise en œuvre de solutions simples et concrètes permet en outre un gain d'efficacité. Pour agir contre les principaux risques, pensez à :

  • limiter les manutentions manuelles ;
  • maintenir les couteaux aiguisés et en bon état ;
  • réduire les risques de chutes et de brûlures ;
  • choisir des machines adaptées.

Pour en savoir plus sur le type d’actions à mettre en œuvre, consultez la brochure de l’INRS sur le site inrs.fr « Boucherie - charcuterie - Santé au travail : passez à l’action ! ».

Des subventions et contrats de prévention existent pour aider financièrement l’entreprise à mettre en place des actions et améliorer les conditions de travail.

Les subventions ont vocation à cibler la prévention d’un risque donné. Elles permettent :

  • de financer des équipements pour réduire les risques liés aux manutentions, aux déplacements et aux environnements froids (Métiers de bouche +) ;
  • d'acheter du matériel et/ou des équipements pour réduire les contraintes physiques et pour réaliser des formations adaptées en direction des salariés concernés par les troubles musculosquelettiques (TMS Pros Action) ;
  • de financer la formation, l'évaluation et la mise en place d'un plan d'actions contre les risques de troubles musculosquelettiques (TMS Pros Diagnostic et TMS Pros Action).

Pour en savoir plus, consultez la page des subventions Prévention pour les petites entreprises.

Les contrats de prévention permettent une approche plus globale de l’ensemble des risques de l’établissement. Ils permettent de :

  • (ré)aménager des locaux afin de faciliter les déplacements et réduire les chutes ;
  • d’acheter des matériels/équipements pour supprimer les contraintes physiques ou prévenir le risque de brûlure ;
  • former les salariés à la prévention des risques.

Le site de l'INRS propose :

Les experts de l’Assurance Maladie – Risques professionnels peuvent vous accompagner dans la lutte contre les troubles musculosquelettiques et les chutes. Pour en savoir plus, adressez-vous à votre caisse d'assurance retraite et de la santé au travail (Carsat), votre caisse régionale d'assurance maladie (CRAM), ou votre caisse générale de sécurité sociale (CGSS).