Types de risques professionnels dans le secteur du BTP

29 décembre 2020
Consultez la liste des risques spécifiques aux métiers du BTP pour pouvoir les identifier et mettre en place les actions pour les éviter.

Les troubles musculosquelettiques (TMS)

Les troubles musculosquelettiques (TMS) sont la première cause de maladies professionnelles dans le secteur du BTP. Au-delà des douleurs initiales, ces pathologies peuvent donner lieu à des incapacités plus ou moins handicapantes.

Infographie présentant les causes principales des accidents du travail avec arrêt ainsi que les maladies professionnelles reconnues (cf. description détaillée ci-après)

BTP : quels sont les risques professionnels ?

Les causes principales des accidents du travail avec arrêt

Les accidents du travail donnant lieu à un arrêt sont dus à 4 causes principales :

  1. Manutention manuelle : 48 %.
  2. Chutes de hauteur : 17 %.
  3. Outillage à la main : 15 %.
  4. Chutes de plain-pied : 14 %.

Les maladies professionnelles reconnues en 2018

Parmi les maladies professionnelles reconnues :

  1. 87 % sont des TMS ;
  2. 7 % sont des maladies liées à l’amiante ;
  3. 2 % sont des surdités professionnelles ;
  4. 0,9 % sont des cancers autres que ceux liés à l’amiante.

Situations à risque

Exerçant généralement des activités très physiques, les travailleurs du secteur du BTP sont particulièrement exposés aux TMS. Parmi ces troubles, on retrouve le mal de dos mais aussi les douleurs touchant les zones de l’épaule, du poignet ou du genou, notamment.

La répétition de mouvements inappropriés lors de certains gestes et le fait d’adopter certaines postures de travail peuvent déboucher sur des pathologies multiples. Parmi ces TMS les plus fréquents figurent la tendinite, le syndrome du canal carpien, la bursite, la lésion du ménisque, etc.

Les vibrations générées par les machines-outils tels que les marteaux-piqueurs peuvent également se traduire par des affections chroniques touchant la colonne vertébrale et le bassin (arthrose, hernie ou sciatique, etc.).

Enfin, le port de charges lourdes peut également fragiliser la colonne et déboucher sur les pathologies mentionnées ci-dessus. Parmi les situations à risque, on peut notamment citer :

  • le port manuel de charges lourdes, encombrantes, difficiles à saisir ou à manipuler ;
  • un accès empêchant ou limitant le recours à des engins de manutention ou de levage classiques ;
  • un milieu défavorable (encombrement, espace libre insuffisant, sol accidenté) ;
  • de longues distances de parcours.

Ces situations sont aggravées par des facteurs de natures différentes, tenant aussi bien à :

  • l’individu (âge, antécédents médicaux, équipement, mode opératoire, fréquence…) ;
  • la charge elle-même (dimensions, poids, prise en main…) ;
  • ou l’environnement (organisation des locaux, exposition aux vibrations, conditions climatiques…).

Retrouvez la démarche de prévention des troubles musculosquelettiques sur la page dédiée à la protection des salariés dans le BTP.

Chutes de hauteur dans le BTP

Le travail en hauteur, qu’il soit fréquent ou occasionnel, présente toujours un risque important de chute. Les professionnels du BTP y sont particulièrement exposés au quotidien : on note dans le secteur de la construction la plus grande proportion de chutes de hauteur, mais aussi celles dont les conséquences sont les plus graves. Le secteur concentre le plus grand nombre de décès liés à des chutes de hauteur.

Situations à risque

Les risques de chute de hauteur sont liés à l’environnement de travail :

  • toiture ;
  • terrasse ;
  • charpente ;
  • plate-forme ;
  • pylône ;
  • abords d’une tranchée ou d’une falaise ;
  • escalier.

Les risques de chute peuvent également être liés à certains moyens d’accès mis en place tels que les échafaudages ou les passerelles.

Retrouvez la démarche de prévention des chutes de hauteur sur la page dédiée à la protection des salariés dans le BTP.

Chutes de plain-pied dans le BTP

Souvent considérées comme inévitables et sans gravité, les chutes de plain-pied en situation professionnelle sont pourtant l’une des principales causes d’accidents du travail dans tous les secteurs d’activité. Pour les professionnels du BTP en particulier, elles peuvent avoir des conséquences graves, voire fatales.

Situations à risque

À l’inverse de risques facilement identifiables (travail en hauteur, machines dangereuses…), les risques de chutes de plain-pied sont souvent moins perceptibles. C’est pourquoi il est d’autant plus important d’appeler à la vigilance, notamment face à des situations auxquelles les professionnels du BTP sont fréquemment confrontés :

  • sol humide, irrégulier, sale ou encombré ;
  • conditions météorologiques difficiles ;
  • transports d’objets lourds ;
  • attention focalisée sur une autre tâche que le déplacement ;
  • espaces étroits, escalier, échelle ;
  • cohabitation des piétons et des engins ;
  • circulation en urgence (retard, pression sur le délai).

Retrouvez la démarche de prévention des chutes de plain-pied sur la page dédiée à la protection des salariés dans le BTP.

Le risque amiante dans le BTP

Bien que son utilisation soit interdite en France depuis 1997, on note encore la présence d’amiante dans la plupart des bâtiments construits avant cette date.

Situations à risque

Les risques liés à l’amiante concernent particulièrement les professionnels du BTP, dans la mesure où de nombreux matériaux utilisés dans les travaux de second œuvre ont été fabriqués à partir de cette fibre minérale naturelle, notamment :

  • des plaques ondulées ;
  • des conduites ou canalisations en amiante-ciment ;
  • des dalles ou revêtements de sols en matière plastique ;
  • des faux plafonds ;
  • des mortiers, colles, enduits, mastics, joints, peintures, bitumes ;
  • des calorifugeages et flocages pour l’isolation de gaines, conduits, canalisations, plafonds, cloisons.

Tous les professionnels du BTP employés pour des travaux d’entretien, de maintenance ou de rénovation sur un bâtiment construit avant 1997 sont donc régulièrement confrontés à la présence d’amiante.

Retrouvez la démarche de prévention des risques liés à l’amiante sur la page dédiée à la protection des salariés dans le BTP.

Les risques chimiques dans le BTP

Très souvent présents sur les lieux de travail des professionnels du BTP, les produits chimiques sont néanmoins souvent sous-estimés quant à leur dangerosité. Il est essentiel de connaître les risques pour l’homme et son environnement liés à certains mélanges et réactions chimiques, afin de mettre en place une démarche de prévention adaptée.

Situations à risque

En environnement de travail, les professionnels du BTP peuvent être exposés aux risques chimiques dans plusieurs contextes :

  • dans le cadre de l’utilisation délibérée d’un agent chimique pour ses propriétés ou pour réaliser un mélange avec d’autres produits ;
  • au cours d’une activité ou d’un procédé pouvant provoquer des émanations de produits chimiques.

Tout produit chimique solide, liquide ou gazeux entrant en contact avec le corps humain (par voie respiratoire, cutanée ou digestive) peut perturber son fonctionnement. Ses effets sur la santé peuvent se traduire par :

  • une intoxication aigüe, dont la gravité peut varier ;
  • une intoxication chronique, provoquée par un contact régulier avec certains produits chimiques, même à faible dose.

Les produits chimiques présentent des risques pour la santé à court ou à long terme, mais peuvent aussi constituer un danger immédiat pour les personnes, les installations et l’environnement en cas d’incendie, d’explosion ou de pollution.

Retrouvez la démarche de prévention des risques liés à l’amiante sur la page dédiée à la protection des salariés dans le BTP.