Tout savoir sur les risques chimiques

18 août 2020
Les risques chimiques sont le résultat de l’exposition à un ou plusieurs produits chimiques dangereux ou à leur utilisation. Présents dans tous les secteurs d’activités, ces produits peuvent avoir des effets immédiats sur la santé telles que les allergies, intoxications ou brûlures, ou différés, tels que les cancers.

Les risques chimiques, un enjeu de santé publique

Les risques chimiques sont la deuxième cause de maladies professionnelles en France. Chaque année, ils sont responsables de près de 1 800 cancers professionnels reconnus, dont 1400 au titre de l’amiante.

Les produits chimiques dangereux ont des effets immédiats sur la santé des salariés. Ils peuvent provoquer des allergies, de l’asphyxie, des intoxications aiguës,… Ils peuvent également générer des effets différés tels que des cancers ou des leucémies, détectables des années après l’exposition, même si le salarié a été exposé à de faibles doses.

Un risque largement répandu mais méconnu

Selon une étude de l’institut Ifop réalisée en 2012, 36 % des dirigeants d’entreprises interrogés déclarent utiliser des produits chimiques alors qu’en réalité 89 % des entreprises utilisent et manipulent réellement des produits chimiques.

Un salarié sur trois déclare avoir été exposé à au moins un produit chimique sur son lieu de travail. C'est ce que révèle une enquête réalisée en 2010 sur la Surveillance médicale des expositions des salariés aux risques professionnels (enquête « Sumer  2010 »), menée par le ministère du Travail.

Lire l'enquête : Les expositions aux cancérogènes, mutagènes et reprotoxiques (PDF) sur le site dares.travail-emploi.gouv.fr.

Les risques chimiques concernent ainsi un très grand nombre d’entreprises mais restent insuffisamment connus.

Pourquoi agir contre les risques chimiques ?

Pour une entreprise, prévenir les risques chimiques, c’est remplir ses obligations légales en assurant la santé et la sécurité de ses salariés contre les produits chimiques. C’est également contribuer à l’amélioration de la qualité de vie au travail des salariés en réduisant leur exposition ou en substituant les produits utilisés.

Lutter contre les risques chimiques c’est aussi valoriser son engagement dans la responsabilité sociétale et environnementale.

Pour y parvenir, l’Assurance Maladie – Risques professionnels vous accompagne avec une démarche de prévention efficace.

Témoignage vidéo d'Anaïs Sevrin, responsable commerciale chez Centre Technique Automobile – Midi-Pyrénées

« Pour protéger nos salariés des émissions de diesel, nous avons installé des extracteurs et formé nos salariés à leur utilisation ».

[Ce reportage de l'Assurance Maladie – Risques professionnels montre l’exemple de la mise en œuvre de la prévention des risques chimiques dans le Contrôle Technique Automobile Midi-Pyrénées (CTAMP). Il fait intervenir : Anaïs Sevrin (responsable commerciale, CTAMP) et Jean-Pierre Dubarry (contrôle technique, responsable entretien matériel, CTAMP).]

Anaïs Sevrin : La société CTAMP, ce sont 12 centres de contrôle technique, 10 qui se situent sur Toulouse et Grand Toulouse, et 2 qui se situent en Ariège à la frontière avec l'Espagne. Nous avions tous un peu conscience des risques chimiques mais, nous en avons réellement pris conscience en 2016 quand la Carsat est venue nous expliquer et nous montrer différents schémas sur les risques liés à la pollution, notamment au moteur d'émission diesel.

[Dans un centre de contrôle technique, un câble branché à pot d’échappement d’une voiture en marche.]

Anaïs Sevrin : Les postes de travail que nous avons décidé de prioriser, c'est le contrôle technique et l’amélioration de toute la chaîne en installant des systèmes d'extraction qui se clipsent directement au pot d'échappement des voitures et qui suivent le véhicule par un système de rails tout au long du contrôle.

[Un contrôleur branche un tuyau d'extraction des gaz d’un véhicule, au pot d’échappement d’une voiture. Un second contrôleur déplace un autre tuyau raccordé à un système de rails pour la placer sur un véhicule.]

Anaïs Sevrin : La première chose, c'était d'impliquer le salarié dans le travail de mise en place des extracteurs. Si le salarié n'est pas convaincu, il ne s'en servira pas.

Jean-Pierre Dubarry : Pour définir les améliorations possibles, les contrôleurs ont été écoutés sur les possibilités et les divers emplacements optimum. Il y a eu des réunions d'échange d'informations, des notes de service et également une formation pour utiliser au mieux ces matériels.

Anaïs Sevrin : Le conseiller Carsat a été, pour nous, une ancre. Il était là pour chaque question et nous a donné son point de vue sur ce qui est bon pour le salarié et ce qui ne l’est pas. C'est également un plus lorsqu’on embauche de nouveaux salariés : s'ils viennent chez nous ils auront le matériel pour se protéger des dangers de la pollution.