Que faire en cas d'amiante ?

17 juin 2019

amiante, équipement de protection individuelle

Si la fibre d’amiante est interdite en France depuis décembre 1996, elle est toujours présente dans de nombreux bâtiments construits avant cette date. Et elle expose les professionnels du BTP à de graves maladies respiratoires. Protéger ses salariés est une obligation règlementaire.

Afin d’éviter l’exposition au risque d’amiante, les maîtres d’ouvrage doivent organiser un diagnostic avant toute intervention. Il doit être réalisé par un opérateur de repérage. En cas d’amiante décelé dans le diagnostic, le maître d’ouvrage doit :

  • Redéfinir les travaux à réaliser pour éviter de solliciter le matériau ;
  • Faire procéder au retrait du matériau par une entreprise certifiée (obligatoire avant toute démolition) ;
  • Procéder aux travaux selon un mode opératoire spécifique défini.

La formation avant toute intervention

Les encadrants techniques, de chantier et les opérateurs doivent suivre une formation dont les modalités sont définies par l’arrêté du 23/02/2012.

La protection pendant toute intervention

Pendant l’intervention, les opérateurs interviendront selon des processus de travail pour lesquels le niveau d’empoussièrement sera évalué puis contrôlé régulièrement. Un processus est une technique utilisée sur un matériau amianté avec le recours à des protections collectives.

Le port d’équipement de protection individuelle respiratoire est impératif. Conjointement aux mesures de protection collective, il permettra le respect de la valeur limite de 10 fibres d’amiante par litre d’air.

A noter

L’assurance maladie – Risques professionnels propose une subvention prévention TPE appelée « Stop amiante ». Cette aide est proposée aux entreprises de moins de 50 salariés intervenant dans le secteur du bâtiment, des travaux publics, du nettoyage et de la maintenance.