Transcription textuelle de la vidéo - Témoignages CPTS Vercors

[La vidéo débute avec un décor de tournage, un homme apparait à l’écran, il prend place sur une chaise.]

[C’est Jean-Christophe Carraz, Pharmacien]

[Une dame apparait à l’écran et prend place, c’est Valérie Mouton coordinatrice de la CPTS]

[Une autre dame prend place c’est Laetitia Sertillanges, Infirmière]

[Les trois apparaissent ensemble ensuite à l’écran et sourient]

[Une carte de France apparait sur l’écran, avec un zoom sur le Vercors.]

[Le chiffre de 13 000 habitants apparait à gauche de la carte, puis la mention « avec un pic saisonnier à 30 000 habitants ». Il représente la zone couverte par la CPTS.]

[Des questions sont posées aux personnes interviewées, elles apparaissent à l’écran tout au long de la vidéo.]

Quelles missions prioritaires mène votre CPTS ?

[Réponse de Jean-Christophe Carraz, Pharmacien]

La première des missions, ça va être la relation ville- hôpital avec des choses très concrètes. On a un CHU qui est à plus d’une demi-heure d’ici.

Et, l'idée c'est de pouvoir organiser des parcours pour que le patient ait accès à l'hôpital de manière plus facile, donc on a une convention avec l'hôpital qui nous permet de faire monter les médecins hospitaliers.

Et puis à terme, que l'on ait, du fait de la saisonnalité et sur la spécificité de la traumatologie en orthopédie, que les patients puissent avoir un accès direct au bloc opératoire sans passer par les urgences et qu'ils soient diagnostiqués sur le territoire.

[Réponse de Valérie Mouton coordinatrice de la CPTS]

Alors pour nous, c'est un gros travail sur les actions de prévention. Parmi celles-ci on a mis en place un jardin solidaire qui permet aux patients quand ils sortent des programmes d’avoir un outil à leur disposition pour maintenir les efforts consentis à la fois pour sortir de la sédentarité, une sensibilisation à l’hygiène alimentaire,  créer du lien social aussi c'est très très important sur le territoire.

Et, il permet aussi d'agréger énormément d'acteurs dans la prise en charge.

Ça peut être des éducateurs sportifs sur les gestes et postures, ça peut être des professionnels de santé, bien entendu, mais ça peut être aussi un horticulteur et puis des interventions autour d'évènements qui permettent de déployer toutes ces actions.

Quel est l’avantage d’une telle organisation selon vous ?

[Réponse de Jean-Christophe Carrza, pharmacien]

On fait du bien au patient et on se fait du bien aussi. On travaille mieux. On travaille plus détendu. Et, évidemment, on a un bien-être pour les patients, une meilleure prise en charge pour les patients.

On sait aussi que si on n'a pas la compétence, on sait que le voisin l'aura et qu'on peut la trouver très facilement.

[Réponse de Valérie Mouton, coordinatrice de la CPTS]

J'y vois d'abord, la possibilité de faciliter l’interconnaissance entre les acteurs. Les acteurs pluriels bien sûr. Les professionnels du soin primaire, mais tous ceux qui vont être en capacité de prendre en charge une personne dans un programme.

Et puis, de nous pousser nous sur un point sur lequel on est défaillant : c'est d'améliorer le lien avec le social et le médico-social. On a déjà commencé avec le département, le service autonomie-solidarité à intégrer les assistantes sociales dans nos actions de réunion de concertation pluriprofessionnelle de manière à compléter le regard qu'on a autour d'un patient.

[Réponse de Laetitia Sertillanges, infirmière]

Tout ce temps passé dans l'ombre à la prise en charge des patients, ce temps de coordination et puis cette envie de mener à bien des projets, de prévention aussi, eh bien il est reconnu. Et, en plus il est rémunéré.

Peut-on dire que la CPTS améliore les conditions d’exercice des professionnels de santé ?

[Réponse de Jean-Christophe Carraz, pharmacien]

Oui, c'est une certitude. Au début c'est un gros travail, ça prend du temps mais à terme c'est un vrai gain pour les professionnels de santé de pouvoir se regrouper et puis de pouvoir mieux organiser les parcours. Et puis avec un financement à la clé.

Et, comme je le disais c'est du bien-être aussi pour les professionnels de santé et c'est très très attractif pour les jeunes professionnels.

Comment s’organise la réflexion pour décider de vos actions ?

[Réponse de Valérie Moutons, coordinatrice de la CPTS]

Alors, nous on a fait le choix de tout faire avec envie. Si on fait avec envie, on se dit que ça va marcher. Et s'il n'y a pas l'envie c'est plus compliqué. Donc, les projets, les parcours proposés partent de l'envie de professionnels. À partir d'un constat bien entendu. Ils se mettent autour d'une table avec quelques collègues pour décider de la pertinence de la mise en place d'un parcours.

À partir du moment, où on sent que ça a du sens et bien on décide de se lancer.

[Réponse de Jean-Christophe Carraz, pharmacien]

Nous, ce qui est très important, c'est on met une envie face à un besoin. On a un besoin sur le territoire de la population et on a des professionnels de santé en face qui ont envie de s'impliquer.

Et, c'est une des conditions de réussite  d'arriver à faire coordonner cette envie avec ce besoin d'arriver à faire coordonner cette envie avec ce besoin.

On a des jeunes sportifs, sur le plateau du Vercors, sur le plateau du Vercors qui font du ski de fond, qui font du biathlon. On a mis un protocole en face parce qu’on a envie de le faire et parce que les jeunes sportifs ont besoin de nous.

Quelle spécificité entre votre CPTS et une autre forme d’exercice coordonné ? 

[Réponse de Laetitia Sertillanges, infirmière]

Et bien, de retrouver cette ambiance de travail en équipe qui nous est cher à nous infirmiers. Lorsqu'on quitte l'hôpital, qu'on décide de travailler en libéral, on se retrouve un peu seul. Et voilà, ça nous permet de se retrouver en pluri-disciplinarité et de pouvoir apporter une valeur ajoutée à la prise en charge des patients.

[Logo de l’Assurance Maladie et de la signature « Agir ensemble, protéger chacun ».]