La campagne de rappel vaccinal contre la Covid-19 pour les populations prioritaires est lancée

06 septembre 2021

[Article mis à jour le 10 octobre 2021]

Les autorités sanitaires ont défini les modalités de réalisation de la campagne de rappel pour les vaccinations contre la Covid-19, qui a débuté le 1er septembre dernier. Dans tous les cas de figure, la dose de rappel doit être réalisée avec l’un des 2 vaccins à ARN messager : Spikevax (Moderna) ou Comirnaty (Pfizer).

Les publics prioritaires pour le rappel vaccinal

Les personnes qui doivent bénéficier d’un rappel de leur vaccination sont :

  • les résidents des établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) et des unités de soins de longue durée (USLD) ;
  • les personnes de plus de 65 ans ;
  • les personnes à très haut risque de forme grave ;
  • les personnes présentant des pathologies facteurs de risque de forme grave, selon la classification établie par la Haute Autorité de santé (HAS) ;
  • les personnes sévèrement immunodéprimées (lire l’encadré « Quelles sont les personnes sévèrement immunodéprimées ? ») et leur entourage (uniquement les adultes âgés de plus de 18 ans) ;
  • les personnes ayant reçu le vaccin Janssen ;
  • les professionnels de santé, l’ensemble des salariés du secteur de la santé et du secteur médico-social, les aides à domicile intervenant auprès de personnes vulnérables, les professionnels du transport sanitaire, ainsi que les pompiers, quel que soit leur âge et leur mode d’exercice.

Les personnes qui appartiennent à ces catégories et dont le parcours vaccinal est complet sont prioritaires pour recevoir une dose de rappel avec un vaccin contre la Covid-19 à ARN messager (BioNTech-Pfizer ou Moderna).

Il est recommandé de respecter un délai minimal de 6 mois entre la primovaccination complète et l’administration d’une dose de rappel, sauf cas particuliers.

Cas particuliers

3 cas particuliers sont à distinguer.

  • Les personnes vaccinées avec une dose de Janssen : la dose de rappel doit être réalisée avec Spikevax (Moderna) ou Comirnaty (Pfizer), dans un délai minimal de 4 semaines après la primovaccination.
  • Les personnes sévèrement immunodéprimées ayant déjà bénéficié de 3 doses de vaccin : une dose de rappel est possible, dans un délai inférieur à 6 mois (mais d’au moins 3 mois) et dès lors qu’il est jugé par l’équipe médicale que la 4e dose permettrait d’améliorer la réponse immunitaire du patient.
  • Les patients ayant contracté la Covid-19 après leur premier schéma vaccinal : à ce jour, ils ne doivent pas se voir proposer de dose de rappel.
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Évolution du téléservice Vaccin Covid

À compter du 14 septembre 2021, dans le logiciel Vaccin Covid, un motif « rappel » sera proposé lors de la saisie de l’injection. En attendant, il reste possible d’enregistrer le rappel comme 3e dose après le schéma complet.

Articulation avec la campagne de vaccination contre la grippe

Afin d’éviter tout retard à la vaccination antigrippale et pour simplifier le parcours vaccinal, la HAS indique qu’il est possible de procéder à l’administration concomitante du rappel des vaccins contre la Covid-19 et du vaccin contre la grippe saisonnière dès lors qu’une personne est éligible aux 2 vaccinations.

Pour les personnes ciblées par la campagne vaccinale antigrippale présentant également des facteurs de risques de formes graves de Covid-19, les courriers d’invitation de l’Assurance Maladie avec le bon de prise en charge du vaccin antigrippal indiqueront la possibilité de faire les 2 injections en même temps. La campagne antigrippale débutera le 26 octobre 2021.

Quelles sont les personnes sévèrement immunodéprimées ?

Les personnes sévèrement immunodéprimées concernées par la campagne de rappel vaccinal contre la Covid-19 sont celles :

  • atteintes de leucémie lymphoïde chronique (LLC) ;
  • atteintes de certains types de lymphomes traités par anti-CD20 ;
  • ayant reçu une transplantation d’organe ou de cellules souches hématopoïétiques ;
  • sous chimiothérapie lymphopéniante ;
  • traitées par des médicaments immunosuppresseurs forts : Antimétabolites (Cellcept, Myfortic, mycophénolate mofétil, Imurel, azathioprine) et AntiCD20 (rituximab : Mabthera, Rixathon, Truxima) ;
  • dialysées chroniques ;
  • au cas par cas, les personnes sous immunosuppresseurs ne relevant pas des catégories précédentes ou porteuses d’un déficit immunitaire primitif.