Vaccination des nourrissons : quels changements en 2018 ?

05 janvier 2018

Huit vaccins supplémentaires deviennent obligatoires pour les enfants de moins de 18 mois nés à partir du 1er janvier 2018.

Les enfants nés à partir de cette date devront désormais être vaccinés contre la coqueluche, l’Hæmophilus influenzæ b, l’hépatite B, le méningocoque C, le pneumocoque, la rougeole, les oreillons, la rubéole. Ces huit vaccins, jusqu’alors recommandés, s’ajoutent aux vaccins contre la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite, qui étaient déjà obligatoires. Plus de 70 % des enfants sont déjà vaccinés contre ces 11 maladies.

Un enjeu de santé publique

Cette mesure est destinée à augmenter la couverture vaccinale. Pour obtenir une protection collective contre les maladies infectieuses, la cible de la couverture vaccinale de la population est de 95 %. En France, ce taux est atteint pour les 3 maladies contre lesquelles le vaccin est obligatoire depuis plusieurs années. En revanche, pour d’autres vaccins jusqu’alors recommandés, comme celui contre la rougeole, les couvertures vaccinales sont très insuffisantes. Cette situation est à l’origine de la réapparition d’épidémies et de la survenue de handicaps et de décès évitables.

Le parcours vaccinal des enfants

Le parcours des vaccinations obligatoires des enfants de moins de 18 mois comprend 6 rendez-vous (à 2 mois, 4 mois, 5 mois, 11 mois, 12 mois et 16-18 mois) et 10 injections (avec des vaccins combinés) étalées sur 2 ans au regard du calendrier vaccinal.

L’admission en collectivité conditionnée aux vaccinations obligatoires

Les parents des enfants nés à partir du 1er janvier 2018 devront présenter à partir du 1er juin 2018 leur carnet de santé - pages vaccination - dûment rempli ou un certificat de vaccinations pour obtenir une admission en crèche, ou dans tout autre accueil collectif d’enfants. Si les enfants ne sont pas vaccinés, ils ne pourront donc pas entrer en collectivité.

Un professionnel de santé peut ne pas vacciner un enfant présentant un état de santé particulier, par exemple lié à une pathologie, qui constituerait une contre-indication médicale avérée à la vaccination. Le médecin établit alors un certificat de contre-indication. Ce certificat vise obligatoirement une vaccination et non l’ensemble des vaccins.

 

 

En savoir plus sur la vaccination sur le site vaccination-info-service.fr