Variole du singe : quel traitement ?

En cas de variole du singe, l'isolement de la personne malade, l'application des gestes barrières et le traitement pour soulager les symptômes sont indispensables. Les médicaments antiviraux et les immunoglobulines sont prescrits pour les personnes les plus fragiles.

Variole du singe : les gestes barrières et l'isolement

Les gestes barrières

Toute personne qui est atteinte de la du singe doit porter jusqu'à guérison un masque chirurgical dès qu'elle est en présence d'une autre personne.

Elle doit porter des gants lorsqu'elle touche des objets partagés avec d'autres personnes.

Les personnes qui prennent en charge les malades portent un masque FFP-2.

Les gestes barrières s'appliquant aux virus son indispensables et en particulier le lavage des mains qui doit être très fréquent.

L’isolement des personnes présentant une infection à Monkeypox

Les personnes atteintes de formes graves de Monkeypox sont hospitalisées.

La personne malade doit s’isoler :

  • à son domicile pour une durée de 3 semaines à partir de la date de début des symptômes jusqu'à guérison totale des lésions de la peau. Elle est invitée à occuper, seule, une pièce dédiée ;
  • des autres personnes au sein de son domicile. Elle doit porter un masque chirurgical et ne pas avoir de contact physique avec d’autres personnes (ne pas se serrer les mains, ne pas s'embrasser, etc.). Il lui est recommandé de s’abstenir de rapports sexuels jusqu’à 21 jours après le début des symptômes. La personne malade et les personnes vivant sous son toit ne doivent pas partager leurs vêtements, leur linge de maison et literie ou leur vaisselle ;
  • de ses animaux de compagnie pendant toute la durée de l’isolement. En cas d’impossibilité, la personne doit limiter ses contacts avec l’animal, porter un masque et des gants lorsqu'elle s'en occupe et se laver les mains après chaque contact avec l'animal.

Les déchets tels que les croûtes des vésicules doivent être conservés dans des sacs-poubelles dédiés.

Un nettoyage soigneux du domicile comportant les surfaces, la literie, les vêtements et la vaisselle doit être réalisé en fin d’isolement.

Les personnes les plus à risque de forme clinique grave (personnes immunodéprimées, femmes enceintes, jeunes enfants) doivent particulièrement prêter attention à l’apparition de toute aggravation et ne pas hésiter à prendre contact sans délai avec le Centre 15.

Variole du singe : quels médicaments ?

Traitement symptomatique

C’est le traitement de la fièvre. Il est conseillé d'utiliser le paracétamol, en dehors de toute contre-indication (allergie, maladie grave du foie, ).

Les anti-inflammatoires non stéroïdiens sont contre-indiqués en raison de la possibilité de survenue de complications infectieuses graves cutanée, pulmonaires, ORL neurologiques...

Pour éviter le grattage de la peau, la surinfection des lésions et la transmission du virus, des peuvent être prescrits et il est conseillé de couvrir les lésions cutanées.

Traitement antiviral ou par des immunoglobulines

Ce traitement est décidé avec l’aide d’un médecin infectiologue. Il n’est pas systématique et il est destiné aux personnes les plus fragiles (personnes immunodéprimées dont celles vivant avec le VIH, femmes enceintes, sujets jeunes).

S’il est nécessaire, le traitement utilise :

  • les antiviraux :
    • le tecovirimat en première intention, du fait de sa disponibilité par voie orale et sa tolérance ;
    • le brincidofovir en deuxième intention (avantages : voie orale, meilleure tolérance que le cidofovir) ;
    • le cidofovir en troisième intention, en raison de ses inconvénients : médicament administré par voie injectable, forte toxicité rénale et hématologique ainsi qu’un potentiel effet carcinogène, tératogène et nocif pour la reproduction ;
  • les humaines anti-vaccine : elles sont réservées aux personnes pour lesquelles les antiviraux ne peuvent pas être prescrits (femmes enceintes, jeunes enfants avec poids de moins de 13 kg).
  • Coordination opérationnelle Risque épidémique et biologique. Monkeypox. Site internet : COREB. Paris ; 2022 [consulté le 3 juin 2022]
  • Haut Conseil de la santé publique. Conduite à tenir autour d'un cas suspect, probable ou confirmé d'infection à Monkeypox virus. Site internet : HCSP. Paris ; 2022 [consulté le 3 juin 2022]
  • Haute Autorité de santé. Monkeypox : vacciner les adultes et professionnels de santé après une exposition à la maladie. Site internet : HAS. Saint-Denis La Plaine. France ; 2022 [consulté le 3 juin 2022]
  • Santé publique France. Cas de Monkeypox en Europe, définitions et conduite à tenir. Site internet : Santé Publique France. Saint Maurice. France ; 2022 [consulté le 3 juin 2022]
  • Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé. Monkeypox -  informations sur les vaccins. Site internet : ANSM. Saint-Denis La Plaine. France ; 2022 [consulté le 3 juin 2022]
  • Organisation mondiale de la santé. du singe ‎‎(Orthopoxvirose ‎simienne)‎. Site internet : OMS. Genève. Confédération helvétique ; 2022 [consulté le 3 juin 2022] 
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