Reconnaître la varicelle de l’enfant

24 juillet 2018
La varicelle est une maladie infectieuse virale extrêmement contagieuse qui atteint le plus souvent les bébés ou jeunes enfants. Elle est responsable d’une éruption de vésicules sur la peau et les muqueuses. Elle guérit en une dizaine de jours, mais des réactivations sous forme de zona sont possibles à l’âge adulte.

Qu’est-ce que la varicelle ?

La varicelle est une maladie infectieuse avec éruption cutanée, très contagieuse et courante chez les enfants. Elle est due au virus varicelle-zona (VZV) qui appartient au groupe des herpès-virus.

Elle sévit de façon épidémique, avec des pics saisonniers le plus souvent au début du printemps et au début de l'été. La varicelle est surveillée par le .

© Blausen Medical

Comment se transmet la varicelle de l’enfant ?

La transmission du virus de la varicelle se fait :

  • par voie respiratoire, par inhalation de gouttelettes de salive émises par une personne malade,
  • ou par contact direct avec les vésicules cutanées.

Une personne est contagieuse 24 à 48 heures avant l'apparition des rougeurs et pendant environ une semaine, c'est-à-dire jusqu'à ce que les vésicules ou bulles soient sèches et forment une croûte.

La transmission du virus de la varicelle est également possible à partir d’un sujet atteint d’un zona localisé et se fait uniquement à partir des lésions cutanées de zona.

La varicelle en quelques chiffres

Chaque année, en France, près de 700 000 cas de varicelle sont recensés.

  • plus de 90 % des cas surviennent chez des enfants de moins de 10 ans ;
  • environ 3 000 hospitalisations ;
  • 20 décès (70 % des personnes décédées ont plus de 10 ans) ;
  • plus de 90 % de la population est immunisée contre la varicelle après l'âge de 10 ans.

Les symptômes de la varicelle de l’enfant

La contamination par une personne atteinte par la varicelle est suivie d'une période d' de 10 à 21 jours pendant laquelle l'enfant n'a pas de symptôme.

Puis l'enfant présente :

  • une fièvre modérée jusqu'à 38 °C, avec des maux de tête éventuels ;
  • des rougeurs surélevées de la peau sur lesquelles apparaissent rapidement des vésicules ou des bulles. Ces dernières mesurent de trois à quatre millimètres de diamètre, sont remplies d'un liquide clair (aspect de gouttes de rosée) qui se trouble rapidement ;
  • de fortes démangeaisons cutanées (prurit).

Le nombre de boutons est variable : l'éruption peut se réduire à quelques vésicules de varicelle ou évoluer en deux à trois poussées pour couvrir tout le corps (10 à 2 000 vésicules).

L'éruption cutanée de boutons apparaît d'abord sur la nuque, le thorax, le ventre ou le dos, mais peut progressivement couvrir tout le corps, même le cuir chevelu, le visage, les mains et les pieds.

Des lésions peuvent siéger également à l'intérieur de la bouche ou sur les muqueuses génitales où elles prennent l'allure d'ulcérations.

L’évolution de la varicelle

La guérison

Dans la grande majorité des cas, la guérison de la varicelle est obtenue en 10 à 12 jours même lorsque les boutons de varicelle sont très nombreux. Les vésicules sèchent et forment une croûte brunâtre. À ce stade d'évolution, elles ne sont plus contagieuses. Au sixième jour environ, la croûte tombe et laisse une tache rosée qui disparaît sans laisser de séquelles, sauf en cas de grattage.
Si la varicelle évolue en plusieurs poussées, des vésicules coexistent avec les lésions croûteuses. Lorsqu'il n'existe plus aucune lésion vésiculeuse contagieuse, l’enfant peut retourner en collectivité.

En général, les personnes qui ont eu la varicelle dans leur enfance sont immunisées. Elles sont protégées contre cette maladie, mais le virus n'est pas éliminé complètement. Il reste donc présent en petite quantité dans l'organisme, au niveau des ganglions nerveux. Chez 15 à 20 % des personnes, il peut se réactiver dans les nerfs de la peau et s'exprimer sous la forme d'un zona.

Les complications de la varicelle

  • Une surinfection des lésions cutanées par un ou un en cas de grattage par l'enfant peut être à l’origine d’un impétigo.
  • Un peut survenir de façon exceptionnelle au cours de la varicelle de l’enfant : il est lié à la prise d’aspirine, qui est formellement contre-indiquée au cours de la varicelle.
  • Une atteinte pulmonaire par le virus (pneumopathie) est possible surtout chez le nourrisson ou la femme enceinte.
  • Des formes graves et étendues de varicelle sont parfois observées chez le nourrisson ou les personnes présentant un .
  • Chez la femme enceinte, en dehors du risque de pneumopathie grave pour elle-même, la survenue d'une varicelle pendant la première moitié de sa grossesse expose le fœtus à des malformations multiples (anomalies cutanées, oculaires, neurologiques, musculo-squelettiques...) Si la future maman a une éruption de boutons de varicelle quelques jours avant ou après l'accouchement, l'enfant peut présenter une varicelle néonatale de gravité variable.

Le risque de complications augmente avec l'âge et chez les patients les plus fragiles atteints de , de maladie chronique...

Sources
  • Haute Autorité de santé (HAS). Diagnostic par détection virale et/ou sérologie des infections à virus herpes simplex et varicelle-zona dans le cadre mère-enfant. Argumentaire. Site internet : HAS. Saint-Denis La Plaine (France) ; 2016 [consulté le 24 juillet 2018]
  • Collège national des enseignants de dermatologie. Infection à herpès virus de l'enfant et de l'adulte immunocompétents : varicelle et zona. Site internet : Université Médicale Virtuelle Francophone. Nantes (France) ; 2010-2011 [consulté le 24 juillet 2018]
  • Santé publique France. Varicelle : point d'actualité au 27 mars 2017. Site internet : Santé publique France. Saint Maurice (France) ; 2017 [consulté le 24 juillet 2018]
  • Institut national de recherche et de sécurité pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles (INRS). Virus varicelle-zona. Guide Eficatt. Site internet : INRS. Paris ; 2015 [consulté le 24 juillet 2018]