Des traitements différents selon le type de vaginite

16 mai 2017
Le traitement est adapté à la cause de la vaginite (infection, sècheresse vaginale, intolérance à un produit...) Lorsqu'une infection est en cause, des mesures sont indispensables pour prévenir sa transmission à son partenaire sexuel.

L'examen médical

Le médecin traitant pratique un examen gynécologique pour confirmer le diagnostic. Parfois il prescrit un prélèvement vaginal pour déterminer quel est le germe en cause (champignon, bactérie...) et ainsi adapter le traitement.

Les sécrétions, un élément de diagnostic important

Vous allez consulter un médecvin parce que vous avez des pertes vaginales ou leucorrhées ? Dans ce cas, évitez de réaliser une toilette intime avant la consultation. Ainsi, vos sécrétions seront conservées, ce qui permettra au médecin de poser son diagnostic. En effet, la cause de la vulvo-vaginite est le plus souvent identifiée grâce à l’aspect des pertes vaginales : texture, couleur, odeur. Toutefois, il est parfois nécessaire de réaliser aussi un prélèvement, afin de confirmer le diagnostic par des analyses

Le traitement de la vaginite

Les vaginites guérissent le plus souvent facilement avec un traitement adapté.

Traitement des vulvovaginites infectieuses

Si la maladie est causée par une infection, des anti-infectieux peuvent être prescrits.
Le traitement peut être local, par des crèmes, des ovules médicamenteux, des ou des comprimés gynécologiques :

  • antifongiques en cas de mycose vaginale (vulvo-vaginite à Candida par exemple),
  • antibiotiques en cas de vaginite bactérienne,
  • antibiotique antiparasitaire si la cause de la vaginite est un parasite.

Le traitement peut être prescrit aussi par voie orale, seul ou en association à un traitement local selon chaque cas, sous forme de comprimés :

  • antibiotiques en cas de vaginite bactérienne (métronidazole...),
  • antibiotique antiparasitaires (métronidazole) lors d'une vaginite parasitaire (Trichomonas vaginalis par exemple),
  • plus rarement antifongiques car le traitement est souvent local en cas de mycose vaginale,
  • ou parfois antiviraux (en cas d'herpès génital).

En attendant votre rendez-vous médical, et durant toute la période de traitement, la pâtiente doit s'abstenir de relations sexuelles ou utiliser un préservatif pour ne pas contaminer votre partenaire.
Par ailleurs, elle doit effectuer une toilette biquotidienne exclusivement externe, avec un produit doux.
Le(s) partenaire(s) sexuel(s) doi(ven)t, dans certains cas de vaginites considérées comme des infections sexuellement transmissibles (vaginite à Trichomonas, à Chlamydia...), être traité(s) en même temps.

Grâce au traitement, les vaginites infectieuses guérissent.
Si la patiente est enceinte, un suivi jusqu'à l'accouchement est nécessaire pour s'assurer de la guérison de la vaginite et de l'absence de récidive.
En dehors de toute grossesse, des récidives de vaginite sont possibles (c'est particulièrement fréquent en cas de mycose vulvo-vaginale). Lorsque la patiente présente au moins quatre épisodes par an, on parle de vaginite récidivante. Un traitement adapté et plus prolongé est nécessaire.

Traitement des vulvovaginites non infectieuses

En cas de vaginite non infectieuse, les soins consistent à supprimer la cause ou les facteurs favorisant l’irritation ou l'allergie (produit ou toilette inappropriés, vêtements ou sous-vêtements trop serrés, en tissu synthétique…).
Si la cause est maintenue, les récidives de vulvovaginite sont fréquentes.

Après la ménopause, la vaginite est le plus souvent non infectieuse. Un traitement à base d’œstrogènes est parfois proposé, sous forme d'ovules médicamenteux, de , de gélules ou de crème. Il traite l’atrophie et la sècheresse vaginale permettant de faire disparaître les symptômes. Il est aussi possible d’utiliser des hydratants vaginaux, disponibles en pharmacie. Demandez conseil à votre pharmacien.

Sources
  • Collège national des gynécologues et obstétriciens français. Infections génitales de la femme : leucorrhées. Site internet : Campus de gynécologie et obstétrique de l'Université médicale virtuelle francophone. Nantes (France) ; 2010-2011 [consulté le 20 janvier 2017]
  • National instituts of health (NIH). Vaginitis. Site internet : NIH. Bethesda (USA) ; 2013 [consulté le 20 janvier 2017]
  • Collège national des gynécologues et obstétriciens français (CNGOF). Vulvo-vaginite de l'enfant prépubère. Site internet : CNGOF. Paris ; 2007 [consulté le 20 janvier 2017]
  • Yudin MH, Money DM, et al. Screening and management of bacterial vaginosis in pregnancy. 2008;30(8):702-16
  • Van Schalkwyk J, Yudin M H. Vulvovaginite : Dépistage et prise en charge de la trichomonase, de la candidose vulvovaginale et de la vaginose bactérienne. J Obstet Gynaecol Can 2015;37(3 eSuppl A):S1-S11
  • Collège national des gynécologues et obstétriciens français (CNGOF). Infections cervico-vaginales et grossesse. Site internet : CNGOF. Paris ; 2013 [consulté le 23 janvier 2017]