Sommaire : Mycose vaginale et autres vaginites

Mycose vaginale et autres vaginites : que faire ?

En cas de vaginite, il est important de savoir comment réagir (faut-il consulter ou non ? dans quels délais ?) et quels bons gestes adopter pour être soulagée. Une automédication est en général possible en cas de mycose vaginale.

Comment réagir en cas de vaginite ?

J’ai une mycose vulvovaginale, j’en connais les symptômes (pertes vaginales blanchâtres, épaisses ressemblant à du lait caillé associées à des démangeaisons) car j’en ai déjà présenté une.

J’applique les conseils pratiques, je prends des médicaments en automédication et je surveille mon état.

En cas de doute, je contacte mon médecin traitant.

  • C’est la première fois que j’ai une vaginite.
  • J’ai des symptômes qui n’évoquent pas une mycose vulvovaginale mais une autre cause de vaginite : pertes malodorantes, jaunes, vertes…
  • Après un traitement en automédication, tous les symptômes n’ont pas complètement disparu, ou bien ils sont revenus immédiatement ou peu après la fin du traitement.
  • J’ai des récidives fréquentes de mycose vaginale.
  • J’ai une vaginite et je suis suivie pour une maladie chronique (diabète par exemple) : l’automédication est déconseillée.

Je consulte mon médecin traitant dans les jours qui viennent.

  • J’ai des symptômes associés à ceux de la vaginite : douleurs abdominales, brûlures en urinant.
  • Je suis enceinte ou je pense l’être. L’infection vaginale peut avoir des répercussions sur le fœtus, engendrer un risque d’accouchement prématuré ou contaminer le bébé lors de l’accouchement.
  • Ma petite fille présente des signes d’inflammation et d’irritation qui peuvent être liés à l’introduction dans le vagin d’un corps étranger. Dans ce cas, il faut le retirer rapidement.

Je consulte mon médecin traitant dans la journée.

Une vaginite ne relève pas d'un appel d'urgence.

Conseils pratiques pour traiter soi-même une vaginite mycosique ou mycose vaginale

Vous n'êtes pas enceinte et vous présentez un épisode de vaginite mycosique (due à un champignon) ou mycose vaginale, dont vous connaissez les symptômes.

Vous pouvez appliquer quelques conseils pour être soulagée.

Une toilette intime exclusivement externe

Il est conseillé d'effectuer une toilette intime biquotidienne exclusivement externe, avec un savon au neutre plus adapté et moins irritant que les savons parfumés.

Mycose vaginale : un traitement local en automédication 

Vous pouvez vous adresser à votre pharmacien et traiter par vous-même, en automédication, la mycose vaginale. Des ovules médicamenteux, des , des comprimés gynécologiques antifongiques et des crèmes adaptées sont vendus en pharmacie, sans ordonnance. Pour connaître le produit correspondant le mieux à votre cas et la durée du traitement, demandez conseil à votre pharmacien.

Les ovules médicamenteux ou les capsules vaginales sont à utiliser de préférence le soir au coucher ; il existe des formes à libération prolongée. Dans ce cas, une seule application est nécessaire le plus souvent.
Ne vous inquiétez pas si les symptômes ne régressent pas dès la prise du traitement, il faut souvent patienter 24 à 48 heures avant de ressentir une amélioration.

Tant que le traitement n'a pas agi, abstenez-vous de relations sexuelles ou utilisez un préservatif pour ne pas contaminer votre partenaire.

En cas de doute sur l'origine de la vaginite, je consulte mon médecin traitant

Si vous n'êtes pas sûre de présenter une mycose vaginale (caractérisée par des pertes vaginales blanchâtres, épaisses ressemblant à du lait caillé associées à des démangeaisons), ne prenez pas de médicaments en automédication et consultez votre médecin.

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