La vaccination antituberculeuse par le BCG

Le BCG est le seul vaccin qui protège contre la tuberculose. S’il comporte des contre-indications, ses effets secondaires sont rares.

Un moyen de prévention de la tuberculose : la vaccination par le BCG

Le vaccin

La vaccination par le BCG (Bacille Calmette et Guérin) est le seul moyen de se protéger contre la tuberculose. Elle limite le risque de développer l’infection et prévient les formes graves de la tuberculose chez les jeunes enfants. Son efficacité varie de 75 à 85 %.

Le BCG est un vaccin vivant atténué.

Depuis 2007, la vaccination contre la tuberculose n'est plus obligatoire et elle n'est plus exigée lors de l'entrée en collectivité des enfants.

Le risque de développer la tuberculose est plus important chez les enfants. C'est pourquoi, à l'exception de la Guyane et de Mayotte où la vaccination en période néonatale est maintenue, la vaccination par le BCG est recommandée à partir de l'âge de 1 mois (idéalement au deuxième mois de vie) pour les enfants qui présentent un risque élevé de tuberculose :

  • antécédent familial de tuberculose chez un parent, un frère, une sœur... ;
  • enfant résidant à Mayotte, en Guyane (vaccination néonatale) et en Ile de France ;
  • enfant né, ou devant séjourner dans un pays de forte tuberculeuse (Afrique, Asie sauf Japon, de nombreux pays du Moyen et Proche Orient, d'Amérique centrale et du Sud, d'Europe centrale et d'Europe de l’Est) ;
  • enfant dont au moins un des parents est originaire d'un de ces pays ;
  • enfant devant séjourner au moins un mois d’affilée dans l’un de ces pays ;
  • toute autre situation jugée à risque d'exposition au bacille tuberculeux par le médecin.

Le vaccin peut également être proposé jusqu'à 15 ans, chez les enfants à risque élevé et ceux qui n'ont pas encore été vaccinés.

La pratique d'une IDR à la tuberculine prévaccinale n'est requise que pour les enfants âgés de 6 ans ou plus (ainsi que dans des situations particulières).

La revaccination par le BCG, en population générale et chez les professionnels exposés à la tuberculose, n’est plus indiquée depuis 2004. En conséquence, l’IDR à la tuberculine n’est plus pratiquée à titre systématique, notamment après la vaccination par le BCG.

À compter du 1er avril 2019, l'obligation de vaccination contre la tuberculose de certains professionnels de santé à l'embauche ou lors de la formation est levée. Cependant, le médecin du travail pourra proposer la vaccination, au cas par cas, en raison d'un risque élevé d'exposition au bacille tuberculeux (par exemple : contact avec de malades tuberculeux multirésistants, travail dans certains laboratoires bactériologiques...) Pour le personnel exposé, l'application des gestes barrières est indispensable.

Faire vacciner son enfant  par le BCG

Dans un contexte de pénurie mondiale, la France a connu de fortes tensions d’approvisionnement en vaccins BCG, ce vaccin ayant été retiré du marché privé en 2016.

Depuis cette date, le BCG est disponible uniquement dans les structures habituées à pratiquer des vaccinations groupées. Il s’agit des centres de protection maternelle et infantile (PMI), des centres de lutte antituberculeuse (CLAT), des centres de vaccination.

La situation de pénurie durable a également imposé d’établir un ordre de priorité des populations éligibles à la vaccination, et de réserver les doses disponibles aux enfants âgés de moins de 5 ans ayant un facteur de risque de tuberculose identifié (en dehors de la seule résidence en Ile de France), ainsi qu’à tous les nouveau-nés de la Guyane et de Mayotte.

La vaccination est faite par injection par voie intradermique du vaccin BCG. Elle repose sur :

  • une injection intradermique unique d'une demi-dose de vaccin (0.05 ml) pour les enfants de moins de 12 mois ;
  • l'injection intradermique d'une dose de vaccin (0.1 ml) à partir d'un an et chez l'adulte.

Elle comporte des contre-indications :

  • allergie à l'un des composants du vaccin ;
  • traitement par des corticoïdes ou immunosuppresseurs (chimiothérapie, traitement antiTNF) 
  • maladie du , cancer, VIH.

La vaccination par le BCG peut être repoussée si l'enfant à de la fièvre, a une infection étendue de la peau (impétigo, eczéma atopique infecté par exemple), s'il vient d'être en contact avec un malade contagieux de tuberculose ou si sa mère a pris un traitement immunosuppresseur pendant la grossesse.

Pour en savoir plus sur la vaccination par le BCG, consultez le document « BCG : questions réponses » du ministère des Solidarités et de la santé.

Quelques conseils si votre enfant vient d’être vacciné par le BCG

Quelles réactions après une vaccination par le BCG ?

Les réactions allergiques au vaccin sont rares et surviennent dans les minutes suivant la vaccination.

Dans les semaines qui suivent la vaccination par le BCG, la zone autour de l’endroit de la piqûre est souvent un peu dure au toucher, quelquefois boursoufflée.
Parfois, une ulcération apparait, elle peut s’accompagner d’un petit écoulement qui guérit en quelques semaines. Une cicatrice plate peut persister après la vaccination.
Un ganglion non douloureux peut être présent sous le bras vacciné.
Dans de rares occasions, il est possible que l’ulcération devienne plus profonde, qu’un abcès (collection douloureuse de pus) se forme à l’endroit où le vaccin a été injecté, ou que le ganglion sous le bras qui a été vacciné s’infecte, devienne mou et s'accompagne de fièvre. Si cela se produit, consultez votre médecin.


Prendre soin de son enfant après la vaccination par le BCG

À la suite de la vaccination par le BCG, adoptez quelques gestes simples :

  • laissez le bras de votre enfant découvert, le plus possible pour favoriser la cicatrisation s'il y a une ulcération ;
  • mettez-lui des vêtements qui ne serrent pas la zone de piqûre ;
  • appliquez une compresse stérile sèche (mais aucun produit) si un écoulement apparaît au niveau de la piqûre. Lavez normalement le bras à l'eau et au savon ;
  • ne mettez aucun produit sur la zone vaccinée (ni pommade, ni talc) ;
  • ne donnez pas d'antibiotique à votre enfant.

Par ailleurs, le bain ou la douche sont autorisés dès le jour de la vaccination par le BCG.

En revanche, il vaut mieux éviter les baignades en piscine ou à la mer s’il y a un écoulement d’un peu de liquide à l’endroit où a été faite la piqûre.

Pour en savoir plus sur la vaccination par le BCG, consultez le document « BCG : questions réponses » du ministère des Solidarités et de la santé.

  • Ministère des Solidarités et de la santé. Calendrier des vaccinations et recommandations vaccinales 2021. Site internet : Ministère des Solidarités et de la santé. Paris ; 2021 [consulté le 18 mai 2021]
  • Ministère des Solidarités et de la santé. Vaccination par le BCG. Site internet : Ministère des Solidarités et de la santé. Paris ; 2022 [consulté le 22 avril 2022]
Cet article vous a-t-il été utile ?
Pourquoi cet article ne vous a pas été utile ?
* champ obligatoire
* champs obligatoires