Les symptômes, le diagnostic et l'évolution de la tuberculose

05 mai 2017
Les personnes atteintes de tuberculose développent divers symptômes, notamment respiratoires. Plusieurs examens prescrits par le médecin traitant et des médecins spécialistes sont nécessaires pour faire le diagnostic. Le bilan diffère selon le profil du patient et l'organe atteint.

Les symptômes de la tuberculose

Le bacille de Koch est présent dans l’organisme pendant plusieurs mois, voire plusieurs années sans manifestation. C'est la tuberculose latente.

Lorsque le bacille se multiplie, la maladie se déclare. Différents symptômes apparaissent alors plus ou moins associés entre eux. Leur persistance pendant plus de 3 semaines doit alerter :

  • une fièvre traînante, avec souvent des sueurs nocturnes ;
  • une toux avec des crachats, comportant parfois quelques filets de sang ;
  • un essoufflement ;
  • des douleurs dans la poitrine et parfois, dans les articulations ou dans le dos ;
  • des maux de tête ;
  • un état de fatigue ;
  • une perte d’appétit, un amaigrissement.
Tuberculose et démarches médico-administratives
  • La tuberculose est une maladie à déclaration obligatoire. Cette démarche anonyme est accomplie par le médecin auprès de l’autorité sanitaire. Elle permet, si nécessaire, de prendre des mesures pour limiter le risque de contamination dans l’entourage du patient. Doivent ainsi être déclarés tous les cas de tuberculose confirmés ou suspectés, quel que soit l’âge de la personne et tous les cas d’infection de tuberculose latente chez les enfants de moins de 15 ans.
  • Sous certaines conditions, la tuberculose peut aussi être reconnue comme maladie professionnelle pour les personnes contaminées dans le cadre de leur travail.
  • De plus, pour un patient atteint de tuberculose, le médecin traitant peut demander une reconnaissance au titre d'affection de longue durée (ALD). Les soins en rapport avec cette pathologie sont alors pris en charge à 100 % sur la base des tarifs de l’Assurance Maladie.

Le diagnostic de la tuberculose

Le médecin traitant s'entretient avec le patient et réalise un examen clinique. Un bilan est ensuite effectué, en collaboration avec des médecins spécialistes (pneumologue, infectiologue, radiologue, etc.)

En effet, pour poser le diagnostic, plusieurs examens complémentaires doivent être effectués.

Une fois le diagnostic posé, d'autres examens peuvent être réalisés pour compléter le bilan diagnostic : scanner, bilan sanguin à la recherche d'infections associées (VIH, hépatite B, hépatite C...)

Les examens permettant le diagnostic de tuberculose sont les suivants.

Elle est systématique et permet de rechercher d’éventuelles lésions, qui se situent habituellement au sommet d’un poumon.

C’est un test qui permet de savoir si le patient a déjà été en contact avec le bacille de Koch.

Pour le réaliser, on injecte sous la peau, au niveau de l’avant-bras, une goutte de tuberculine. Ce liquide contient l’antigène du bacille. La lecture du test se fait 72 heures après l’injection.

L’intradermoréaction (IDR) est dite positive si une rougeur et une induration de la peau apparaissent. Une réaction positive peut être observée soit chez une personne vaccinée, soit chez une personne atteinte de tuberculose.
Donc, pour interpréter plus précisément la réaction au test, le médecin mesure la taille de l’induration et analyse ce résultat en fonction de la date de la dernière vaccination (s’il y en a eu une).

Les crachats du patient sont mis en culture trois jours de suite, pour rechercher la présence du bacille de Koch.

En cas de difficulté à cracher, ou si la personne avale ses crachats, on peut être amené à réaliser un tubage dans l’estomac.

Après trois examens de prélèvement de crachats négatifs, il faut parfois recourir à une fibroscopie bronchique. On peut ainsi prélever des sécrétions pour les analyser.

Pour identifier la bactérie dans un autre organe que le poumon, on effectue des biopsies.

La recherche de la tuberculose des reins se fait quant à elle à partir du recueil des urines.

Un test -gamma réalisé par prélèvement sanguin peut être prescrit. Il aide au diagnostic des formes extra-pulmonaires de la tuberculose, souvent difficiles à étiqueter.

L'évolution de la tuberculose

Avec un traitement précoce et bien suivi, la « tuberculose maladie » guérit habituellement sans laisser de séquelles. La guérison est confirmée à dix-huit mois après le début du traitement par un examen clinique et radiographique.

En revanche, si ce traitement n’est pas suivi correctement, la guérison ne peut pas être obtenue et le bacille devient résistant aux médicaments habituels obligeant à des traitements plus lourds et plus compliqués.

Sources
  • Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM). Tuberculose. Site internet : INSERM. Paris ; 2011 [consulté le 3 mai 2013]
  • Haute Autorité de santé (HAS). Guide affection de longue durée – Tuberculose active. Site internet : HAS. Saint-Denis La Plaine (France) ; 2007 [consulté le 3 mai 2013]
  • Haute Autorité de santé (HAS). Tuberculose maladie - Actualisation juillet 2012. Site internet : HAS. Saint-Denis La Plaine (France) ; 2012 [consulté le 5 mai 2014]
  • Institut national de prévention et d'éducation pour la santé (Inpes). Dépistage et diagnostic précoce : la tuberculose. Site internet : Inpes. Saint-Denis (France) ; 2009 [consulté le 3 mai 2013]
  • Collège des universitaires de maladies infectieuses et tropicales, Pilly E, Garré M. Maladies infectieuses et tropicales. 23e éd. Paris : Vivactis plus ; 2012, p. 340.
  • Institut national de recherche et de sécurité pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles (INRS). Mycobacterium tuberculosis. Site internet : INRS. Paris ; 2013 [consulté le 2 mai 2013]
  • Haute Autorité de santé (HAS). Test de détection de la production d’IFN? (interféron-gamma) pour le diagnostic des infections tuberculeuses. Site internet : HAS. Saint-Denis La Plaine (France) ; 2006 [consulté le 3 mai 2013]