Tuberculose : définition, fréquence et transmission

16 juin 2017
La tuberculose est une maladie infectieuse due au bacille de Koch. La maladie est très souvent pulmonaire et dans ce cas, elle est contagieuse. Le nombre de cas diminue en France, mais il reste très élevé dans le monde. Les personnes fragiles sont les plus vulnérables.

Qu’est-ce que la tuberculose ?

La tuberculose est une maladie infectieuse due à une bactérie appelée bacille de Koch (ou « BK »).

Quand cette bactérie contamine une personne, elle peut atteindre les organes suivants :

  • le poumon, dans plus de deux tiers des cas : c’est la tuberculose pulmonaire (qui est la forme contagieuse de la maladie) ;
  • le rein, le cerveau, les os, voire un ganglion : c’est la tuberculose extra-pulmonaire (forme non contagieuse).

La tuberculose est-elle une maladie fréquente ?

Après un recul important de la tuberculose depuis 20 ans, le nombre de cas déclarés en France est faible (5 187 cas en 2010, 4827 cas en 2014, 4741 cas en 2015). Mais la répartition de la maladie est inégale : elle est plus fréquente à Mayotte, en Guyane et en Île-de-France.

Au niveau mondial, la tuberculose est davantage présente dans certaines zones géographiques (Afrique, Asie). Les enfants nés ou séjournant dans ces pays, ou dont au moins un des parents en est originaire sont également exposés à un plus fort risque de contamination. En 2012, 8,6 millions de personnes ont développé une tuberculose et 1,3 millions en sont mortes.

Si cette maladie atteint peu de personnes en France, elle concerne en priorité les populations les plus vulnérables :

  • les personnes en état de précarité ;
  • les migrants ;
  • les personnes incarcérées ;
  • les personnes âgées ;
  • les personnes immunodéprimées ( VIH ; traitement par corticothérapie, chimiothérapie ou radiothérapie ; suites d’une greffe ; etc.)

Comment la tuberculose se transmet-elle ?

La tuberculose pulmonaire est la seule forme contagieuse de la maladie. Le bacille de Koch se transmet de personne à personne :

  • par l’air rejeté lors de la toux ou des éternuements ;
  • par les crachats (le bacille de Koch très résistant peut y survivre plusieurs semaines).

En suivant un traitement approprié, le patient ne transmet plus la maladie à son entourage.

Toutefois, il convient de rester vigilant : la période de contagion persiste habituellement durant une à trois semaines après le début du traitement.

Combien de temps la maladie met-elle à se déclarer ?

La tuberculose évolue en plusieurs étapes :

  • la primo-infection correspond au premier contact avec le bacille de Koch (BK) ;
  • l’incubation dure d'un à trois mois et passe généralement inaperçue. On peut éventuellement avoir une fièvre modérée (38°) et ressentir un peu de fatigue ;
  • dans 90 % des cas, la bactérie reste au repos dans l’organisme : c’est l’infection tuberculose latente, qui ne provoque pas la maladie. La personne touchée ne présente aucun symptôme et n’est pas contagieuse ;
  • après quelques mois ou quelques années (le plus souvent dans les deux ans après le premier contact), la bactérie peut se développer dans le corps. On parle alors de « tuberculose maladie » ou « tuberculose active ».
Sources
  • Épidémiologie de la tuberculose en France en 2015. Impact de la suspension de l’obligation vaccinale BCG sur la tuberculose de l’enfant, 2007-2015. BEH n°7/2017 p 115-128
  • Haute Autorité de santé (HAS). Spondylarthrite grave. Site internet : HAS. Saint-Denis La Plaine ; 2008 [consulté le 2 janvier 2015]
  • Société française de rhumatologie (SFR). Spondylarthrite ankylosante. Site internet : SFR. Paris ; 2007 [consulté le 25 janvier 2013]
  • Claudepierre P, Wendling D. Spondylarthrite ankylosante. In : Encyclopédie médico-chirurgicale - Appareil locomoteur. Paris : Elsevier Masson ; 2009. [14-230-A-10]
  • Collège français des enseignants en rhumatologie. Spondylarthrite ankylosante. Site internet : Campus de rhumatologie de l'Université numérique francophone des sciences et du sport. Lille (France) ; 2010-2011 [consulté le 2 janvier 2015]
  • Haute Autorité de santé (HAS). Actes et prestations - Spondylarthrite grave. Site internet : HAS. Paris ; 2014 [consulté le 2 janvier 2015]
  • Wendling D, Lukas C, Paccou J, Claudepierre P, Carton L, Combe B et al. Recommandations de la Société française de rhumatologie (SFR) pour la prise en charge en pratique courante des malades atteints de spondylarthrite. Rev Rhu. 2014;81(1):6-14