Diagnostic et surveillance des anomalies lipidiques du sang

27 septembre 2018
Une dyslipidémie (anomalies du taux sanguin de cholestérol et/ou des triglycérides) ne provoque généralement pas de symptômes. Une prise de sang permet d’établir un bilan lipidique et de poser ainsi le diagnostic.

Quand faut-il faire un bilan lipidique ?

Une augmentation des taux de lipides (cholestérol et/ou triglycérides) dans le sang ne provoque pas de symptômes, sauf dans certaines formes de dyslipidémies familiales. Dans ce cas, des dépôts de graisses peuvent apparaître sous forme de placards jaunâtres situés au niveau de la des yeux et des tendons (xanthomes).

En l’absence de symptômes, la dyslipidémie peut passer inaperçue. Un bilan lipidique, aussi appelé exploration d’une anomalie lipidique (EAL) peut alors être prescrit par le médecin. Il permet :

  • de vérifier l’absence d’anomalie ;
  • ou de définir, en cas d’anomalies les moyens de les corriger afin de prévenir les complications cardiovasculaires.

Ce bilan est recommandé à partir d’un certain âge ou chez les personnes présentant un risque cardiovasculaire élevé.

Le bilan lipidique est recommandé :

  • chez les hommes de plus de 40 ans ;
  • chez les femmes :

Indépendamment de l’âge, un bilan lipidique est nécessaire chez toute personne :

Que révèle un bilan lipidique ?

Le bilan lipidique permet de mesurer les lipides dans le sang :

  • le cholestérol : cholestérol total, LDL-cholestérol et HDL- cholestérol
  • et les triglycérides et de rechercher les éventuelles anomalies lipidiques.

Comment faire une prise de sang pour dosage des lipides ?

La prise de sang doit être réalisée à jeun. Cela suppose de ne rien manger ni boire (sauf de l’eau) pendant les 12 heures qui précèdent. Avant la prise de sang, il faut également :

  • éviter de fumer ;
  • ne pas pratiquer une activité physique intense ;
  • prêter une attention particulière à la prise de médicaments. Nombre d’entre eux peuvent affecter les résultats du bilan lipidique. Il est nécessaire de demander conseil à son médecin.
L’importance de fréquenter le même laboratoire

Il est possible d’avoir de petites variations dans les dosages d’un laboratoire à un autre. Faire ses dosages dans le même laboratoire est préférable pour pouvoir comparer les résultats.

Les anomalies lipidiques possibles

Elles peuvent concerner :

  • le cholestérol avec augmentation de LDL-cholestérol sanguin et éventuellement un taux bas de HDL-cholestérol : c’est l’hypercholestérolémie ;
  • ou les triglycérides dont le taux sanguin est augmenté : c’est l’hypertriglycéridémie ;
  • ou à la fois le cholestérol et les triglycérides : c’est la dyslipidémie mixte.

À quel rythme faut-il renouveler un bilan lipidique ?

En fonction des résultats de la prise de sang, le bilan lipidique est à renouveler à différents moments.

En cas de dyslipidémie (trop de graisses dans le sang)

En cas de résultats montrant une anomalie lipidique, un traitement est mis en place. Un bilan lipidique de contrôle s’ensuit afin de contrôler son efficacité et de l’ajuster jusqu’à obtention des valeurs cibles des lipides sanguins.

Une fois le traitement adapté, un bilan lipidique annuel est généralement suffisant.

En cas de résultats normaux du bilan lipidique

Si les résultats du bilan lipidique ne montrent aucune anomalie, un contrôle tous les 5 ans est suffisant.

Un nouveau bilan peut toutefois s’avérer nécessaire plus tôt si la personne :

Sources
  • Haute Autorité de santé (HAS). Principales dyslipidémies : stratégies de prise en charge - Fiche mémo. Site internet : HAS. Saint-Denis La Plaine (France) ; 2017 [consulté le 22 mai 2018]
  • Société française d’endocrinologie (SFE). Facteurs de risque cardiovasculaire, prévention. Dyslipidémies. Site internet : SFE. Paris ; 2016 [consulté le 22 mai 2018]
  • Collège des enseignants de cardiologie et maladies vasculaires. Dyslipidémies. Site internet : Université médicale virtuelle francophone. Nantes (France) ; 2012 [consulté le 22 mai 2018]
  • Hôpitaux universitaires de Genève. Département de médecine communautaire, de premier recours et des urgences. Dyslipidémie. Site internet : HUG. Genève (Suisse) ; 2017 [consulté le 22 mai 2018]