Tremblements : définition et causes

24 mars 2017
Le tremblement est dû à une contraction répétée et involontaire des muscles. Il est normal en cas de froid ou de peur. Mais ce mouvement est considéré comme pathologique s’il survient au repos, durant le maintien d’une posture ou l’exécution d’un geste précis.

Que sont les tremblements ?

Un tremblement est un mouvement involontaire et rythmé, caractérisé par des secousses plus ou moins amples d’une ou plusieurs parties du corps. Ce phénomène est provoqué par des contractions musculaires pendant les périodes d’éveil, et disparaît pendant le sommeil.

Dans la vie quotidienne, on observe des tremblements dits "normaux", comme un mouvement fin et invisible des doigts, présent chez tout individu (dit "tremblement physiologique"). On observe aussi des tremblements liés à diverses circonstances (ex. : sensation de froid, sentiment de peur).

Il existe par ailleurs des tremblements dits pathologiques. En général, ils sont dus à un dysfonctionnement ou à la présence d’une anomalie dans le système nerveux des noyaux gris centraux situés à la base du cerveau.

On distingue trois grands types de tremblements pathologiques, survenant respectivement :

  • au repos ;
  • pendant le maintien d’une posture (tremblement d'attitude) ;
  • lorsque la personne concernée effectue des gestes particuliers (tremblement d’action).

Le tremblement de repos

Il se manifeste lorsque l’individu touché est immobile, et s’arrête lors des mouvements volontaires. Lent et régulier, ce symptôme peut apparaître sur une partie de n’importe quel membre, les lèvres, le menton et/ou la langue, mais concerne le plus souvent les membres supérieurs. Il est aussi plus prononcé en cas d’effort intellectuel.

Ce tremblement se rencontre habituellement dans la maladie de Parkinson. Il est alors associé aux autres signes de cette pathologie, à savoir :

  • une rigidité des membres (ou "hypertonie") ;
  • l’akinésie (lenteur dans l’initiation des mouvements).

Le tremblement d’attitude

Rapide, régulier et rythmé, il survient lors du maintien d’une position, et disparaît totalement au repos. En France, 400 000 personnes environ présentent ce symptôme, qui peut prendre trois formes différentes.

Il affecte les doigts, voire les mains dans leur intégralité. Il s’agit d’un tremblement physiologique majoré par certaines affections ou situations, à savoir :

  • une anxiété ;
  • une hyperthyroïdie ;
  • le d'alcool et du tabac ;
  • l’absorption de caféine (présente dans le café et le thé) ;
  • la prise de certains médicaments (corticoïdes, , etc.)

C’est un trouble neurologique inexpliqué, atteignant 300 000 Français (hommes comme femmes). Il peut apparaître à l’âge adulte, entre 20 et 30 ans. Cependant, ce phénomène se déclare surtout après 50 ans, et 5 % des plus de 65 ans en sont atteints (on parle alors de "tremblement sénile"). Dans la moitié des cas environ, le tremblement essentiel affecte plusieurs personnes d’une même famille.

Ce symptôme touche principalement les mains (en général les deux, mais une seule peut être concernée). Chez certains patients, la tête et le cou sont également atteints, et adoptent alors un mouvement de type "non-non". Parfois, le phénomène s’étend aux cordes vocales et devient perceptible dans la voix (chevrotement). Plus rarement, le tremblement s’observe au niveau des membres inférieurs. Dans tous les cas, il s’accentue lentement au fil du temps, et peut gagner successivement plusieurs parties du corps.

Le tremblement essentiel est souvent confondu avec celui associé à la maladie de Parkinson. Pour différencier les deux phénomènes, les médecins pratiquent un examen neurologique (évaluation du fonctionnement du système nerveux), voire une imagerie cérébrale (scanner ou IRM). Des résultats normaux correspondent à un tremblement essentiel.

Il s’agit d’un mouvement anormal rare, de cause inconnue. Il se rencontre plus fréquemment chez les femmes, à partir de 50 à 60 ans.

Ce symptôme atteint les membres inférieurs (cuisses et jambes, des deux côtés) et le tronc, uniquement en position debout. Il provoque une sensation de grande instabilité, avec l'impression d’une chute imminente qui ne se produit pas. Souvent, pour se sentir plus stables, les personnes atteintes se tiennent jambes écartées lorsqu'elles sont debout.

Leur tremblement reste invisible à l’œil nu. Il correspond à un frémissement des muscles, ressenti quand on pose la main sur les jambes (ou à l’auscultation avec un stéthoscope).

Par ailleurs, le TOP diminue, voire disparaît, lors de la marche ou à l’appui sur un objet.

Le tremblement orthostatique, une

Le tremblement orthostatique primaire est une . Pour vous informer sur cette affection, poser toutes vos questions, vous exprimer librement et être écouté, vous pouvez :

  • consulter le site Maladie Rares Info Services ;
  • appeler l’équipe d’experts "Maladie Rares Info Services" au 01 56 53 81 36 (appel non surtaxé).

Le tremblement d’action

Également appelé "tremblement intentionnel", il survient uniquement lors des mouvements volontaires (gestes précis, comme tenir un verre d’eau). Il est plus accentué en début et en fin de mouvement.

Généralement, ce symptôme est lié à diverses maladies ou situations, telles que :

  • la sclérose en plaques ;
  • une tumeur, une infection ou une dégénérative (diminution du volume d’un tissu ou d’un organe altérant ses fonctions normales), touchant une zone située en bas du cerveau (cervelet ou tronc cérébral) ;
  • les suites d’un accident vasculaire cérébral ;
  • certaines neuropathies ;
  • la prise de certaines substances comme l’alcool, les amphétamines, les médicaments contre l’asthme (bronchodilatateurs), les neuroleptiques, le et les antidépresseurs de la catégorie des tricycliques ;
  • l’exposition à des solvants.
Sources
  • Collège des enseignants en neurologie (CEN). Mouvements anormaux involontaires. Site internet : cen-neurologie.fr. Angers (France) ; 2016 [consulté le 19 juillet 2016]
  • Encyclopédie Orphanet. Tremblement orthostatique primaire. Site internet : Orphanet. Paris ; 2013 [consulté le 19 juillet 2016]
  • Apartis E, Jedynak C-P. Tremblements. EMC - Neurologie 2013;10(4):1-17 [Article 17-010-A-10]