Tremblements : cas où il faut consulter, examens et diagnostic

05 mai 2017
En cas de tremblement persistant, prévoyez une consultation chez votre médecin traitant. Celui-ci vous examine et vous fait réaliser certains gestes pour bien étudier vos symptômes. Pour préciser le diagnostic, il peut vous prescrire des examens.

Quand faut-il voir votre médecin et comment se déroule la consultation ?

Si votre tremblement occasionne une gêne ou un handicap au quotidien (difficultés à remplir un formulaire ou un chèque, à se servir à table, etc.), prenez rendez-vous avec votre médecin traitant. Si nécessaire, celui-ci vous orientera vers un neurologue (spécialiste des maladies du système nerveux). De même, tout tremblement survenant après la prise d’un médicament doit vous amener à consulter votre médecin.

Durant la consultation, le praticien vous examine pour :

  • définir précisément les parties du corps touchées ;
  • analyser les circonstances d’apparition du tremblement (au repos, durant le maintien d’une attitude ou lors d’un geste) ;
  • déterminer l’amplitude et la fréquence des mouvements anormaux (faible ou élevée).

Pour préciser la nature de votre affection, le médecin peut aussi vous demander de réaliser certains exercices.

La manœuvre du bretteur

Elle consiste à tendre les bras en positionnant les deux index à quelques millimètres l’un de l’autre. Cela permet de déceler un éventuel tremblement d’attitude.

L’épreuve doigt-nez

Le patient doit toucher alternativement le bout de son nez et le doigt du thérapeute, avec son index, dans un geste de grande amplitude.

L’épreuve du dessin

Le patient trace une spirale sur une feuille de papier, pour vérifier si le trait obtenu est ondulé.

Le test du verre d’eau

Il s’agit de porter à la bouche un récipient rempli d’eau. Si ce geste est parasité par d’importantes secousses rythmiques, on est en présence d’un tremblement d’action de grande amplitude.

Grâce à cet examen, le médecin différencie votre tremblement d’autres mouvements anormaux, par exemple :

  • les tics (mouvements répétitifs, brefs et stéréotypés) ;
  • les myoclonies (secousses musculaires involontaires, brusques et non rythmées, souvent retrouvées dans l’épilepsie) ;
  • le syndrome des jambes sans repos (mouvements nerveux non voulus dits "impatiences", voire douleurs, apparaissant surtout le soir ou la nuit en position assise ou allongée, qui disparaissent lors de la marche) ;
  • le tremblement localisé lié à la maladie dystonique (anomalie du tonus des muscles), qui touche en général des parties du corps spécifiques (tête, cordes vocales, paupières, mains, pieds) et se manifeste à des moments particuliers :
    • après une utilisation prolongée et intensive d’un instrument (guitare, violon, piano, grosse caisse),
    • pendant l’écriture ("crampe de l’écrivain", due à une contraction des trois premiers doigts de la main puis du poignet).

Les éventuels examens complémentaires en cas de tremblements

Pour confirmer le diagnostic ou rechercher la présence d’une éventuelle affection neurologique (maladie de Parkinson, sclérose en plaques, tumeur, AVC), votre médecin peut vous prescrire des examens supplémentaires, par exemple :

  • un scanner ou une IRM du cerveau ;
  • un électromyogramme ou "EMG" : mesure de l’activité électrique des muscles au moyen de petits conducteurs électriques ou "électrodes", collés sur la peau.
Sources
  • Collège des enseignants en neurologie (CEN). Mouvements anormaux involontaires. Site internet : cen-neurologie.fr. Angers (France) ; 2016 [consulté le 19 juillet 2016]
  • Encyclopédie Orphanet. Tremblement orthostatique primaire. Site internet : Orphanet. Paris ; 2013 [consulté le 19 juillet 2016]
  • Apartis E, Jedynak C-P. Tremblements. EMC - Neurologie 2013;10(4):1-17 [Article 17-010-A-10]
  • Jedynak C-P, Diarra E, Verny M. Le tremblement chez les personnes âgées. Psychol NeuroPsychiatr Vieil. 2008;(6):199-208.