Sommaire : Tremblements

Tremblements : consultation et diagnostic

En cas de tremblement persistant, prévoyez une consultation chez votre médecin traitant. Celui-ci vous examine et vous fait réaliser certains gestes pour bien étudier vos symptômes. Pour préciser le diagnostic, il peut vous prescrire des examens.

Tremblements : quand faut-il voir votre médecin et comment se déroule la consultation ?

L'examen médical en cas de tremblements

Si votre tremblement occasionne une gêne ou un handicap au quotidien (difficultés à remplir un formulaire ou un chèque, à se servir à table, etc.), prenez rendez-vous avec votre médecin traitant. Si nécessaire, celui-ci vous orientera vers un neurologue (spécialiste des maladies du système nerveux). De même, tout tremblement survenant après la prise d’un médicament doit vous amener à consulter votre médecin.

Durant la consultation, le médecin fait le point sur vos maladies, vos traitements médicaux en cours, votre consommation de caféine, d'alcool et vous examine :

  • il définit précisément les parties du corps concernées par le tremblement ;
  • il analyse les circonstances d’apparition du tremblement (au repos, durant le maintien d’une attitude ou lors d’un geste) ;
  • il détermine l’amplitude et la fréquence des mouvements anormaux (faible ou élevée) ;
  • il recherche d'autres symptômes : troubles de la parole, de la mobilité, de l'équilibre, etc.

Pour préciser la nature de votre affection, le médecin peut aussi vous demander de réaliser certains exercices.

La manœuvre du bretteur

Elle consiste à tendre les bras en positionnant les deux index à quelques millimètres l’un de l’autre. Cela permet de déceler un éventuel tremblement d’attitude.

L’épreuve doigt-nez

Le patient doit toucher alternativement le bout de son nez et le doigt du thérapeute, avec son index, dans un geste de grande amplitude.

L’épreuve du dessin

Le patient trace une spirale sur une feuille de papier, pour vérifier si le trait obtenu est ondulé.

Le test du verre d’eau

Il s’agit de porter à la bouche un récipient rempli d’eau. Si ce geste est parasité par d’importantes secousses rythmiques, on est en présence d’un tremblement d’action de grande amplitude.

Ne pas confondre tremblements et autres mouvements anormaux

Grâce à cet examen, le médecin différencie votre tremblement d’autres mouvements anormaux.

Les tics

Les tics sont des mouvements répétitifs, brefs et stéréotypés, contrôlables par la volonté pendant quelques minutes. Il peut s'agir d'un clignement des yeux, d'une secousse de la tête, d'un haussement d'épaule, etc. Ces tics caractérisés par des mouvements anormaux peuvent être accompagnés de tics vocaux (raclement de gorge, reniflement, etc.).

Les myoclonies

Les myoclonies sont des secousses musculaires involontaires, brusques et non rythmées, souvent retrouvées dans l’épilepsie, la prise de certains médicaments (antidépresseurs, valproate, etc.), les maladies dégénératives du cerveau.

Le syndrome des jambes sans repos

Le syndrome des jambes sans repos se traduit par des mouvements nerveux non voulus dits "impatiences", voire des douleurs, apparaissant surtout le soir ou la nuit en position assise ou allongée, et disparaissant lors de la marche.

Le tremblement dystonique

Le tremblement localisé lié à la maladie dystonique (anomalie du tonus des muscles) touche en général des parties du corps spécifiques (tête, cordes vocales, paupières, mains, pieds) et se manifeste à des moments particuliers :

  • après une utilisation prolongée et intensive d’un instrument (guitare, violon, piano, grosse caisse),
  • pendant l’écriture ("crampe de l’écrivain", due à une contraction des trois premiers doigts de la main puis du poignet).

Les éventuels examens complémentaires en cas de tremblements

Pour confirmer le diagnostic ou rechercher la présence d’une éventuelle maladie neurologique (maladie de Parkinson, sclérose en plaques, tumeur, accident vasculaire cérébral) ou autre (hyperthyroïdie, intoxication alcoolique, etc.), votre médecin peut prescrire des examens supplémentaires, par exemple :

  • une prise de sang ;
  • un scanner ou une IRM du cerveau ;
  • une scintigraphie ;
  • un électromyogramme ou "EMG" : mesure de l’activité électrique des muscles au moyen de petits conducteurs électriques ou "électrodes", collés sur la peau.

Tremblement : éliminer une cause médicamenteuse ou toxique

Le tremblement est dit iatrogène lorsqu'il est un effet secondaire d'un médicament ou produit toxique.

Avant de mettre en route un bilan, le médecin fait le point sur les traitements en cours.

  • Collège des enseignants en neurologie (CEN). Mouvements anormaux. ECN 2018. 4ème édition Elsevier Masson
  • Encyclopédie Orphanet. Tremblement orthostatique primaire. Site internet : Orphanet. Paris ; 2013 [consulté le 25 janvier 2022]
  • Apartis E, Jedynak C-P. Tremblements. EMC - Neurologie 2013;10(4):1-17 [Article 17-010-A-10]
  • Jedynak C-P, Diarra E, Verny M. Le tremblement chez les personnes âgées. Psychol NeuroPsychiatr Vieil. 2008;(6):199-208
  • Couloume L, Derkinderen P. Tremblements. Traité de médecine AKOS - Elsevier Masson 2019;14(1):1-5
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