Le traitement des troubles musculo-squelettiques

05 mai 2017
Des traitements adaptés permettent de soigner les TMS. Néanmoins, la suppression de certaines causes favorisantes améliore significativement ces affections.

La suppression des facteurs favorisants

L’arrêt, lorsqu’il est possible, des activités de force, répétitives ou posturales provoquant les douleurs permet une amélioration importante des troubles musculo–squelettiques. Les mouvements non douloureux peuvent être conservés.

Des médicaments pour soulager la douleur

La plupart des TMS sont soignés avec des traitements adaptés à chaque cas par le médecin traitant, en coordination avec des médecins spécialistes.

La prescription d'antalgiques et d'anti–inflammatoires est souvent nécessaire.

Deux types de médicaments sont utilisés :

  • les antalgiques dits non spécifiques, comme le paracétamol ;
  • les anti–inflammatoires non stéroïdiens ou AINS (ibuprofène, kétoprofène) ou l’aspirine. Ces médicaments doivent être utilisés seuls. Les anti–inflammatoires et l’aspirine ne doivent jamais être associés.

Pour une meilleure efficacité, prenez un médicament le plus tôt possible, idéalement dès le début de la douleur.

Des régles à respecter en cas d’automédication

Si vous entreprenez un traitement médicamenteux sans prescription médicale, appliquez les conseils suivants :

  • Ne dépassez pas la dose maximale quotidienne autorisée. De plus, suivez bien la posologie (quantité et fréquence de prise recommandées par la notice) et l’intervalle minimum à respecter entre deux prises. En effet, un surdosage pourrait avoir des effets néfastes sur votre santé (toxicité) et entraîner une accoutumance au produit.
  • Pour les mêmes raisons, sauf avis médical contraire, évitez d'associer ou d'alterner des antalgiques de compositions différentes.
  • N’utilisez pas un médicament si vous présentez l’une des contre-indications précisées dans la notice.

Les autres traitements des troubles musculo-squelettiques

Différentes solutions thérapeutiques peuvent être appliquées :

  • l’immobilisation par de l'articulation douloureuse pour mettre l’articulation au repos ;
  • les infiltrations de corticoïdes consistant à injecter un produit dérivé de la dans l'articulation douloureuse ;
  • le massage, la physiothérapie, la rééducation, etc. ;
  • la chirurgie dans certains cas (ex : chirurgie du canal carpien).
Sources
  • Caisse nationale d’assurance maladie des travailleurs salariés. Les troubles musculo–squelettiques (TMS). Site internet : ameli.fr. Paris ; 2014 [consulté le 4 janvier 2016]
  • Centre canadien d'hygiène et de sécurité au travail (CCHST). Troubles musculo–squelettiques liés au travail (TMSLT). Site internet : CCHST. Hamilton (Canada) ; 2014 [consulté le 4 janvier 2016]
  • Ministère du travail, de l’emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social. Les troubles musculo–squelettiques (TMS) en bref. Site internet : Travailler mieux, la santé et la sécurité au travail. Paris ; 2015 [consulté le 4 janvier 2016]
  • Ministère de la décentralisation et de la fonction publique. Guide pratique : démarche de prévention des troubles musculo-squelettiques. Édition 2015
  • Institut national de recherche et de sécurité (INRS). Troubles musculo-squelettiques des membres supérieurs et inférieurs. Site internet : INRS. Paris ; 2015 [consulté le 4 janvier 2016]