Symptômes, diagnostic et évolution des troubles musculo-squelettiques

23 mars 2017
Les symptômes des troubles musculo-squelettiques évoluent en plusieurs phases. L'aggravation progressive aboutit à une perte de la mobilité articulaire et une incapacité à faire certains mouvements. Un diagnostic précoce et une prise en charge adaptée permettent de limiter l'évolution des TMS.

Les symptômes des troubles musculo-squelettiques

Les symptômes des TMS dépendent de la localisation et de la nature de l'affection. Ils sont faiblement ressentis au début, et l'évolution se fait généralement en plusieurs phases.

Le stade initial se caractérise par des douleurs et une gêne fonctionnelle (perte de mobilité ou de force) qui apparaissent pendant l'activité exercée. Elles disparaissent le soir, au repos, et ne réduisent pas la capacité de travail.

Au stade intermédiaire les douleurs et la gêne fonctionnelle débutent de plus en plus tôt dans la journée, et persistent le soir ou au repos. Elles réduisent la capacité de travail.

Enfin, au stade de pathologie avérée, les symptômes sont plus spécifiques, selon la nature de l'affection (signes d'inflammation, perte de mobilité articulaire ou de force, fonte musculaire...). Ils s'accompagnent d'une incapacité à accomplir son travail.

Les symptômes des TMS

Schéma : symptômes des TMS

Le diagnostic des troubles musculo-squelettiques

Le diagnostic des TMS est généralement posé par le médecin traitant. Il repose sur l'examen médical et, si besoin, sur des examens complémentaires, selon la nature de l'affection suspectée.

Si une origine professionnelle est suspectée, le médecin peut poser des questions plus précises sur le travail et son lien avec les symptômes que la personne présente.

La reconnaissance en maladie professionnelle

Une maladie est présumée d'origine professionnelle si elle figure dans l'un des tableaux des maladies professionnelles.

Ces tableaux comportent :

  • les symptômes ou lésions que doit présenter la personne ;
  • le délai de prise en charge, c'est-à-dire le délai maximum entre l'arrêt de l'exposition au risque et la première constatation médicale du TMS ;
  • une liste de travaux susceptibles de provoquer l'affection en cause.

Pour faire reconnaître un TMS comme maladie professionnelle, c'est au travailleur (ou ses ayants droit) de faire la demande de reconnaissance auprès de la Caisse primaire d'assurance maladie (CPAM) ou de la Caisse de mutualité sociale agricole (MSA) dont il dépend. Cette demande doit être accompagnée d'un certificat médical rédigé par un médecin choisi par le travailleur. Dans tous les cas, le médecin du travail est un interlocuteur privilégié pour obtenir des éléments d'informations complémentaires.

Pour en savoir plus sur l'évaluation des facteurs de risques professionnels relatifs aux membres supérieurs, consultez "La check-list de l'OSHA".

L'évolution des troubles musculo–squelettiques

En l’absence de prise en charge médicale des troubles musculo–squelettiques et si les facteurs ayant favorisé leur apparition ne sont pas corrigés, les TMS récidivent et passent à la chronicité. Ils entrainent une incapacité à faire de plus en plus grande pour des activités de plus en plus légères.

À terme, ils provoquent des déficiences (pertes fonctionnelles), responsables d'incapacités (difficultés ou impossibilité à réaliser certaines tâches). Ces incapacités entraînent une altération de la qualité de vie au quotidien et des difficultés ou une impossibilité à accomplir son travail (handicap plus ou moins compatible avec la poursuite de son travail au poste occupé habituellement).

Sources
  • Institut national de recherche et de sécurité (INRS). Troubles musculo-squelettiques des membres supérieurs et inférieurs. Site internet : INRS. Paris ; 2015 [consulté le 4 janvier 2016]
  • Caisse nationale d’assurance maladie des travailleurs salariés. Les troubles musculo–squelettiques (TMS). Site internet : ameli.fr. Paris ; 2014 [consulté le 4 janvier 2016]
  • Centre canadien d'hygiène et de sécurité au travail (CCHST). Troubles musculo–squelettiques liés au travail (TMSLT). Site internet : CCHST. Hamilton (Canada) ; 2014 [consulté le 4 janvier 2016]
  • Ministère du travail, de l’emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social. Les troubles musculo–squelettiques (TMS), en bref. Site internet : Travailler mieux, la santé et la sécurité au travail. Paris ; 2015 [consulté le 4 janvier 2016]
  • Ministère de la décentralisation et de la fonction publique. Guide pratique : démarche de prévention des troubles musculo-squelettiques. Édition 2015
  • Institut de veille sanitaire (inVS). TMS 2013