Les astuces pour arrêter de fumer et le sevrage

05 mai 2017
Si vous décidez d’arrêter de fumer, vous pouvez entreprendre votre démarche seul ou avec le soutien de structures et de professionnels de santé. Ils vous apportent un suivi personnalisé et un soutien psychologique. Dans tous les cas, vous pouvez bénéficier d’un traitement de substitution nicotinique.

Arrêter de fumer seul

Un certain nombre de fumeurs arrêtent de fumer sans aide d’un professionnel. Ils utilisent, si besoin, des traitements de substituts nicotiniques en accès libre chez le pharmacien, et sans recourir à une prise en charge médicale. Cependant 97 % des fumeurs n'arrivent pas à arrêter sans aide.

Vous pouvez dans ce cas bénéficier d’un accompagnement téléphonique grâce à Tabac Info Service. La ligne 3989 et le site internet permettent aux internautes d’accéder à un suivi personnalisé dans leur démarche d’arrêt ou celle de leurs proches, par messagerie.

Vous pouvez également bénéficier d'un coaching 100 % personnalisé en téléchargeant la nouvelle application Tabac info service.

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Se faire aider par des professionnels de santé pour arrêter de fumer

Plus de neuf fois sur dix, la volonté ne suffit pas et arrêter seul sa consommation de tabac ne fonctionne pas. Si vous sentez que vous ne parviendrez pas à arrêter seul de fumer, faites-vous aider par des professionnels de santé. Cet accompagnement est un facteur clé de la réussite. Il peut être effectué par votre médecin traitant qui peut faire appel, si besoin, à un tabacologue, un addictologue ou un psychologue... Il peut aussi vous adresser à un centre spécialisé dans l’arrêt du tabac.

L’accompagnement psychologique pour arrêter sa consommation de tabac est assuré par votre médecin traitant ou un autre professionnel de santé. Ce dernier vous apporte un soutien psychologique et vous aide à renforcer votre motivation. L’accompagnement peut prendre la forme d’entretiens et de consultations de soutien plus ou moins espacés, ou d’une (TCC).

Des consultations jeunes consommateurs, une aide aux jeunes et à leur entourage

Ces consultations sont présentes dans la quasi-totalité des départements français. Elles proposent un accueil gratuit et confidentiel aux jeunes de 12 à 25 ans. Ils peuvent s’y rendre seuls ou accompagnés de leur parent ou d’un proche. Les parents peuvent également être reçus avec ou sans le jeune concerné par le tabagisme.

Toutes les problématiques d’addiction peuvent être abordées dans ces lieux : l'usage de tabac, de cannabis, d'alcool, la pratique de jeux vidéo ou de l’utilisation d’Internet.

L’objectif est de faire le point, éventuellement de proposer une aide, avant que la consommation ne devienne problématique.

Pour trouver la consultation la plus proche de chez vous, rendez-vous sur le site drogues info services.

Un traitement de substitution nicotinique adapté pour arrêter de fumer

Le traitement de substitution nicotinique vise à diminuer l'envie de fumer et à réduire les symptômes de manque dus au tabagique. Il remplace la nicotine contenue dans les cigarettes par de la nicotine présente dans divers produits. Cette nicotine, présente sous diverses formes (timbres, gommes...), arrive au cerveau sans passer par les poumons et soulage la sensation de manque.

Il peut prendre une ou plusieurs formes selon vos besoins et vos préférences :

  • timbres (ou patchs à la nicotine) à appliquer sur la peau ;
  • gommes à mâcher ;
  • nicotine :
    • à aspirer grâce à un inhalateur,
    • en pulvérisation buccale par sprays,
    • en comprimés à sucer ou à faire fondre sous la langue.

Ce traitement facilite la transition jusqu'à l'abstinence totale au tabac.

Si les dosages sont bien adaptés, ces substituts comblent efficacement le manque de nicotine. Les effets désagréables liés à l'arrêt du tabac (irritabilité, difficultés de concentration, humeur dépressive, troubles du sommeil ou de l'appétit, etc.) disparaissent ou diminuent.

Il est important de bien adapter la dose de substituts nicotiniques pour une meilleure efficacité.

Apprenez à reconnaître les effets d’un dosage inadapté :

  • en cas de sous dosage : troubles de l’humeur, irritabilité, frustration, colère, anxiété, difficultés de concentration, augmentation de l’appétit, fébrilité, persistance de l’envie de fumer ;
  • en cas de surdosage : palpitations, maux de tête, bouche "pâteuse", diarrhée, nausées, malaises, insomnie.

Si vous ressentez l’un de ces effets, demandez conseil à votre médecin traitant ou à votre pharmacien.

Pour vous aider à arrêter de fumer, l'Assurance Maladie peut vous faire bénéficier d'un remboursement forfaitaire des substituts nicotiniques dans toutes les pharmacies, sur présentation de votre ordonnance faite par :

  • votre médecin ;
  • votre sage-femme ;
  • votre médecin du travail ;
  • votre chirurgien-dentiste ;
  • votre infirmier ;
  • votre masseur-kinésithérapeute.

Les sages-femmes bénéficient d'un élargissement de leurs droits de prescription à l'entourage de la femme enceinte ou venant d'accoucher.

La prescription permet une prise en charge du traitement à hauteur de 150 euros par année civile et par bénéficiaire à compter du 1er novembre 2016.

Informations importantes à connaître sur les dispositifs transdermiques (patchs)

Il est important de connaitre les modalités d'utilisation des patchs pour éviter des erreurs de manipulation et par conséquent des erreurs médicamenteuses.

Les autres méthodes pour arrêter de fumer

Si les traitements recommandés ci-dessus ont été pris à dose efficace et suffisamment longtemps, et si malgré cela vos tentatives d'arrêt du tabac ont échoué, votre médecin traitant peut vous prescrire un traitement médical d'aide au par varénicline ou bupropion (en l'absence de contre-indications à ces médicaments). Ce traitement nécessite un suivi médical strict.

En cas de grossesse ou d'intervention chirurgicale

Il est recommandé d’arrêter de fumer lors d’une grossesse ou d’une intervention chirurgicale. Cela permet de réduire les risques obstétricaux ou péri-opératoires. Cet arrêt temporaire peut constituer un levier pour une démarche d’arrêt définitif.

Lors de la grossesse, l’arrêt doit être le plus précoce possible, mais il existe un bénéfice à arrêter de fumer quel que soit le moment de la grossesse. La jeune femme doit être accompagnée, un traitement substitutif est possible. En revanche, la varénicline ou le bupropion sont contre-indiqués.

Quelle place pour la cigarette électronique ?

À ce jour, l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé ne recommande pas la cigarette électronique comme outil d’aide à l’arrêt du tabac, car son efficacité et son innocuité n’ont pas été suffisamment évaluées pour le moment.

La Haute Autorité de santé (HAS) considère en revanche que du fait de sa toxicité beaucoup moins forte qu’une cigarette, son utilisation chez un fumeur qui a commencé à vapoter et qui veut s’arrêter de fumer ne doit pas être découragée. La HAS recommande au fumeur d’en parler avec son médecin traitant qui lui proposera une stratégie personnalisée et adaptée pour arrêter de fumer.

Après le sevrage du tabac, comment éviter les rechutes ?

Votre médecin vous aide à prévenir la survenue possible de symptômes de du tabac : prise de poids, irritabilité, anxiété, etc. Il vous conseille sur les règles de base de l’équilibre alimentaire et les bienfaits de l’activité physique.

Il vous aide également à anticiper les risques de rechute :

  • en repérant :
    • les situations pouvant conduire à allumer une cigarette (ex : "je prends un café et j'allume une cigarette", "j’ai du mal à me concentrer, alors je fume"),
    • les émotions ressenties dans cette situation (ex : fatigué, abattu),
    • les pensées qui amènent à prendre cette cigarette (ex : "ça va me stimuler") ;
  • et en préparant une alternative vers laquelle vous vous tournerez lorsque cette situation se présentera (ex : "marcher dehors pour changer d’air me fera du bien").
Tabac Info Service

Plusieurs services vous sont proposés :

Sources
  • Haute Autorité de santé (HAS). Arrêt de la consommation de tabac : du dépistage individuel au maintien de l’abstinence en premier recours. Site internet : HAS. Saint-Denis La Plaine (France) ; 2014 [consulté le 3 juin 2016]
  • Haute Autorité de santé (HAS). Arrêter de fumer et ne pas rechuter : la recommandation 2014 de la HAS. Site internet : HAS. Saint-Denis La Plaine (France) ; 2014 [consulté le 3 juin 2016]
  • Institut national de prévention et d'éducation pour la santé (Inpes). J'arrête de fumer. Site internet : tabac-info-service.fr. Saint-Denis (France) [consulté le 6 juin 2016]
  • Loi n°2016-41 du 26 janvier 2016 de modernisation du système de santé (JO du 27 janvier 2016).