Comprendre le syndrome des ovaires polykystiques

08 mars 2021
Le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) est dû à un dérèglement hormonal, fréquent chez les femmes en âge d’avoir des enfants. Ce trouble est la première cause d’infertilité. Des facteurs génétiques et environnementaux en seraient à l'origine.

Qu’est-ce que le syndrome des ovaires polykystiques ?

Le syndrome des polykystiques (SOPK) est dû à un dérèglement hormonal d’origine ovarienne et/ou hypophysaire (c’est-à-dire relatif à l’hypophyse, glande située au niveau du cerveau). Il est caractérisé par une production excessive d’androgènes, en particulier de , habituellement produite en petite quantité dans l’organisme féminin. Ce taux élevé de est responsable de plusieurs types d’anomalies chez les femmes concernées :

  • la survenue irrégulière des règles ;
  • une hyperpilosité, de l’acné, la chute de cheveux, etc. ;
  • la présence d’un très grand nombre de follicules au développement inachevé sur les , source d’infertilité chez les femmes.

Ces symptômes sont variables d’une femme à l’autre et ne sont pas toujours présents en même temps. Toutefois, la présence de minimum 2 de ces anomalies, permet d’évoquer le SOPK.

Le SOPK est la maladie endocrinienne la plus fréquente chez les femmes en âge de procréer puisqu’il affecte 5 à 10 % des femmes, de l’adolescence à la ménopause. Il est associé à un risque accru de développer ultérieurement des problèmes de santé, tels que :

Le syndrome des « polykystiques », une terminologie obsolète ?

En 1935, la description de cette affection chronique par Stein et Leventhal faisait état de la présence de kystes sur les des patientes affectées par le SOPK. Par la suite, les observations ont finalement conclu à la présence, non pas de kystes, mais d’une multitude de follicules au développement inachevé.

Le SOPK est aussi connu sous les noms de dystrophie ovarienne, de polykystose ovarienne ou encore de syndrome de Stein-Leventhal.

 

Les causes du syndrome des ovaires polykystiques

L’origine du déséquilibre hormonal conduisant au SOPK n’est pas clairement identifiée et elle est très probablement multifactorielle. Ces facteurs sont d’ordre :

  • génétique. Environ une vingtaine de gènes de prédisposition au syndrome ont été identifiés ; ils n’expliquent toutefois la survenue du SOPK que dans moins de 10 % des cas. Aussi, les antécédents familiaux (la mère ou une sœur présentant un SOPK) exposent une femme à une augmentation de 30 % du risque de développer la maladie ;
  • environnemental. Les perturbateurs endocriniens, par exemple, pourraient jouer un rôle dans l’apparition de la maladie, bien qu’aucune preuve n’ait été établie à ce jour.

  • Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm). Syndrome des ovaires polykystiques (SOPK). Site internet : Inserm. Paris ; 2019 [consulté le 13 juillet 2020]
  • Hôpitaux universitaires Genève (HUG). Le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) – Information pour les femmes concernées. Site internet : HUG. Genève (Suisse) ; 2016 [consulté le 13 juillet 2020]
  • National Health service (NHS). Polycystic ovary syndrome. Site internet : NHS. Londres ; 2019 [consulté le 13 juillet 2020]