Examen et traitement de la sécheresse oculaire

04 mai 2017
Votre ophtalmologiste évalue la sècheresse oculaire et en recherche la cause. Tant que la sécheresse oculaire est présente, les substituts des larmes (larmes artificielles, gels lacrymaux...) sont très utiles pour en soulager les effets gênants.

L’examen médical en cas de sécheresse des yeux

Votre ophtalmologiste recherche les facteurs pouvant être en cause dans votre sécheresse oculaire (prise de médicaments, intervention chirurgicale oculaire, infection…) et en apprécie l'impact sur votre qualité de vie.

Puis il pratique un examen ophtalmologique des paupières et des yeux. Il évalue le retentissement de la sécheresse sur la de l'œil et sur la qui peuvent irritées ou infectées.

L’ophtalmologiste peut également procéder à différents tests complémentaires afin de mesurer la capacité de l'œil à produire des larmes. L’un d’eux consiste, par exemple, à placer des bandes de papier-filtre sous les paupières inférieures et à mesurer la longueur de papier humidifié en deux minutes.

Le traitement des yeux secs

Le traitement de la sécheresse oculaire repose sur l’utilisation de produits qui remplacent les larmes. En effet, actuellement, il est impossible de régénérer une glande lacrymale qui ne fonctionne pas assez.

Dans les formes graves, il est possible de poser des bouchons permettant d’obstruer de façon transitoire ou permanente les qui évacuent les larmes. L’amélioration des symptômes est souvent importante, mais ces bouchons sont souvent expulsés rapidement par l'organisme.

Le médecin vous prescrit des larmes artificielles ou des gels lacrymaux, à dose unique sans agent de conservation, pour humidifier les yeux (chlorure de sodium, carmellose, méthylcellulose, etc.)

Ces produits ont des viscosités différentes. Plus le produit est visqueux, plus il a la capacité à retenir l’eau et donc à avoir le meilleur résultat. Lors de l’application, cette texture est responsable d’un effet de flou qui disparaît en quelques minutes.

Ces substituts des larmes sont à utiliser à la demande. Il est important de s’assurer que vos yeux sont bien lubrifiés lors des situations comme le travail sur écran, la télévision, les voyages en automobile ou en avion, situations au cours desquelles les larmes s'évaporent plus vite.

Si un médicament (antidépresseur, antihypertenseur, etc.) qui vous a été prescrit est à l'origine de votre sécheresse oculaire, votre ophtalmologiste, en coordination avec votre médecin traitant, peut le remplacer par un autre ou vous demander de ne plus le prendre.

Pour améliorer votre sécheresse oculaire, il est souvent très utile d’agir sur votre environnement : évitez les climatiseurs et ventilateurs et préférez un humidificateur d’air.

Supprimez votre consommation de tabac et évitez tout environnement enfumé.

Pour protéger vos yeux de facteurs environnementaux nocifs et éviter l’évaporation oculaire, votre médecin ophtalmologiste peut vous prescrire des lunettes fermées à porter dans certaines situations.

Si vous êtes porteur de lentilles de contact, il pourra adapter le type de lentilles ou vous conseiller de les porter moins fréquemment, voire de ne plus les porter.

Lorsque le syndrome de sécheresse oculaire est dû à une maladie générale, il pourra être atténué grâce au traitement de la maladie en cause.

Sources
  • Centre hospitalier national d’ophtalmologie des Quinze-Vingts. Sensation d’œil sec. Site internet : Quinze-vingts. Paris ; 2013 [consulté le 30 mars 2016]
  • Syndicat national des ophtalmologistes de France (SNOF). Le syndrome sec. Site internet : SNOF. Paris ; 2005 [consulté le 30 mars 2016]
  • Doan S, Touati M. Œil sec. In : Encyclopédie médico-chirurgicale - Ophtalmologie. Paris : Elsevier Masson ; 2013 [6-0035]
  • CHU Hôpitaux de Rouen. Sensation d'œil sec : ce que je dois savoir. Site internet : CHU Rouen. Rouen (France) [consulté le 30 mars 2016]