Consultation et traitement de la sécheresse oculaire

29 juin 2018
L'ophtalmologue évalue la sècheresse oculaire et en recherche la cause. Tant que les yeux sont secs, les substituts des larmes (larmes artificielles, gels lacrymaux...) sont très utiles pour en soulager les effets gênants.

L’examen médical en cas de sécheresse des yeux

L'ophtalmologue recherche les facteurs pouvant être en cause dans la sécheresse des yeux (prise de médicaments, intervention chirurgicale oculaire, infection…) et apprécie l'impact de la sécheresse oculaire sur la qualité de vie.

Puis il pratique un examen ophtalmologique des paupières et des yeux. Il évalue le retentissement de la sécheresse sur la de l'œil et sur la qui peuvent irritées ou infectées.

L’ophtalmologiste peut également procéder à différents tests complémentaires en cas d'yeux secs, afin de mesurer la capacité de l'œil à produire des larmes. L’un d’eux consiste, par exemple, à placer des bandes de papier-filtre sous les paupières inférieures et à mesurer la longueur de papier humidifié en deux minutes.

Le traitement des yeux secs

Les substituts des larmes

Le traitement de la sécheresse oculaire repose sur l’utilisation de produits qui remplacent les larmes. En effet, actuellement, il est impossible de régénérer une glande lacrymale qui ne fonctionne pas assez.

Le médecin prescrit des larmes artificielles ou des gels lacrymaux, à dose unique sans agent de conservation, pour humidifier les yeux (chlorure de sodium, carmellose, méthylcellulose, etc.)

Ces produits ont des viscosités différentes. Plus le produit est visqueux, plus il a la capacité à retenir l’eau et donc à avoir le meilleur résultat. Lors de l’application, cette texture est responsable d’un effet de flou qui disparaît en quelques minutes.

Ces substituts des larmes sont à utiliser à la demande. Il est important de s’assurer que les yeux sont bien lubrifiés lors des situations comme le travail sur écran, la télévision, les voyages en automobile ou en avion, situations au cours desquelles les larmes s'évaporent plus vite.

En cas d'atteinte inflammatoire de l'œil

Lorsqu'il existe une atteinte inflammatoire de la surface de l'œil ( par exemple), ne régressant pas grâce aux substituts des larmes, un traitement anti-inflammatoire local par corticoïdes sur une courte durée ou un traitement par ciclosporine en collyre peut être nécessaire.

L'obstruction des

Dans les formes graves, il est possible de poser des bouchons permettant d’obstruer de façon transitoire ou permanente les qui évacuent les larmes. L’amélioration des symptômes est souvent importante, mais ces bouchons sont souvent expulsés rapidement par l'organisme.

Le traitement de la cause et des facteurs favorisant la sécheresse oculaire

  • Si un médicament (antidépresseur, antihypertenseur, etc.) qui a été prescrit est à l'origine de votre sécheresse oculaire, l'ophtalmologue, en coordination avec le médecin traitant, peut le remplacer par un autre ou le supprimer si cela est possible.
  • Pour améliorer la confort des yeux, il est souvent très utile d’agir sur l'environnement : éviter les climatiseurs et ventilateurs au profit des humidificateurs d’air.
  • L'arrêt de la consommation de tabac ainsi que l'exposition au tabagisme passif sont importants.
  • Pour protéger vos yeux de facteurs environnementaux nocifs et éviter l’évaporation oculaire, le médecin ophtalmologue peut  prescrire des lunettes fermées à porter dans certaines situations.
  • En cas de port de lentilles de contact, le type de lentilles pourra être adapté : port moins fréquent. Il est possible que le port de lentilles soit contre-indiqué lorsque les yeux sont secs.
  • Lorsque le syndrome de sécheresse oculaire est dû à une maladie générale, il pourra être atténué grâce au traitement de la maladie en cause.
Sources
  • Syndicat national des ophtalmologistes de France (SNOF). Le syndrome sec. Site internet : SNOF. Paris ; 2012 [consulté le 30 mars 2016]
  • Pisella P-J, Baudoin C, Hoang-Xuan T. L'œil sec. In : Encyclopédie médico-chirurgicale - Ophtalmologie. Site internet : Elsevier Masson. Paris ; 2015 [consulté le 30 mars 2016]
  • Racine L. Le syndrome de l'œil sec. Le Médecin du Québec. 2013; 48(12):49-56
  • National Healh service (NHS). Dry eye syndrome. Site internet : NHS choices. Londres ; 2016 [consulté le 30 mars 2016]
  • Cail F. Travail sur écran et sécheresse oculaire. Documents pour le médecin du travail. 2002;90:131-135