Traitement du saturnisme : agir face à une intoxication par le plomb

22 mars 2017
Une fois diagnostiqué, le saturnisme nécessite une prise en charge et un suivi médical. Simultanément, les sources d'intoxication au plomb doivent être supprimées de l'environnement de la personne contaminée.

Le traitement et le suivi médical du saturnisme vont dépendre du taux de plomb dans le sang (plombémie).

Pour réduire le niveau de plomb dans le sang, un traitement médicamenteux appelé chélation peut être nécessaire (dimercaprol, par exemple). Il s’agit d’administrer un antidote qui se lie au plomb présent dans l’organisme, pour neutraliser sa toxicité et faciliter son élimination. Ce traitement est fait à l’hôpital ou en hospitalisation à domicile.

Des examens sanguins de suivi sont prescrits pour suivre l'évolution de la plombémie.

Les consultations médicales pour le suivi du saturnisme ainsi que les examens complémentaires comme la plombémie sont pris en charge à 100 % par l'Assurance Maladie pour les enfants de 0 à 18 ans et les femmes enceintes.

En cas de troubles du développement, l’enfant peut être adressé à des services spécialisés : consultation hospitalière, centre d’action médico-sociale précoce (CAMSP), centre médico-psychologique (CMP), centre médico-psycho-pédagogique (CMPP).

Dans tous les cas, une enquête de l'environnement de la personne contaminée permet de définir quelles ont été les sources d'intoxication dans le but de les supprimer. Des mesures sont prises pour que la personne (et prioritairement s'il s'agit d'un enfant) soit éloignée de la source de plomb. Malgré cela, le plomb stocké dans l'organisme n'est éliminé qu'au bout de plusieurs années.

Les points clés

Voici l’essentiel de ce qu’il faut retenir sur le saturnisme :

  • Si j’habite un logement construit avant 1949, j’essaie de savoir s’il y a des peintures au plomb chez moi.
  • Je n’achète pas de jouets non marqués « CE ».
  • Je vérifie si j’habite près d’un site industriel qui utilise du plomb, en activité ou non.
  • Si je pense être exposé(e) au plomb et que mon enfant ou moi-même souffrons d’une manière inexpliquée de fatigue, de maux de tête ou de maux de ventre, je n’hésite pas à en parler à mon médecin.
Sources
  • Haute Autorité de santé (HAS). Intoxication par le plomb de l'enfant et de la femme enceinte - Prévention et prise en charge médico-sociale. Site internet : HAS. Saint-Denis La Plaine (France) ; 2003 [consulté le 3 mai 2016]
  • Institut de Veille Sanitaire. Guide d'investigation environnementale des cas de saturnisme chez l'enfant. Site internet : INVS. Saint Maurice (France) ; 2006 [consulté le 3 mai 2016]
  • Ministère des affaires sociales et de la santé. Saturnisme. Site internet : sante.gouv.fr. Paris ; 2016 [consulté le 3 mai 2016]
  • Institut national de la santé et de la recherche médicale. Le saturnisme ou intoxication au plomb. Site internet : INSERM. Paris ; 2015 [consulté le 3 mai 2016]